Jardin des jésuites : pourquoi il faut préserver cette bulle dans Beyrouth

Le Jardin des jésuites, une bulle de convivialité au coeur de Beyrouth. Photo Anne ILCINKAS

13/06/2017

Ils sont jeunes, parfois très jeunes, ou beaucoup plus âgés. Ils viennent pour le bac à sable, pour marcher, pour partager les histoires du quartier ou écouter celles de Randa, la conteuse. Ils sont libanais, syriens ou irakiens. Ils sont retraités, actifs, sans emploi, réfugiés. Ils viennent combler les failles de leur solitude, trouver un peu de solidarité, s'offrir un moment de paix ou évacuer l'énergie débordante de leur famille nombreuse.
Eux, ce sont les habitués du Jardin des jésuites, dans le quartier de Jeïtaoui, à Beyrouth.
Ce jardin, construit dans les années soixante, ce sont 54 bancs sur lesquels on rêve et on échange ; ce sont 86 arbres sous lesquels on déambule et on respire. Dans ce jardin, des liens se créent, des amitiés se nouent, des enfants grandissent, des journées se remplissent.
À plusieurs reprises, la dernière fois étant en mars de cette année, la municipalité de Beyrouth a envisagé de retourner ce jardin pour construire un parking en son sous-sol. La réaction des habitués a été immédiate : pas question de détruire ce jardin. Même pour quelques mois. La municipalité semble avoir remis le projet dans ses tiroirs.
Nous aurions pu vous expliquer, en long en large et en travers, pourquoi il est important de protéger ces 4400 m2 de jardin (un demi-terrain de foot...) dans une ville de plus en plus bétonnée, à l'urbanisme anarchique. Nous avons préféré vous inviter à entrer dans cette bulle à travers le portrait de quelques habitués. Vous montrer comment, ensemble, dans les allées, le bac à sable, sur les bancs et sous les arbres du jardin, ils donnent à un quartier de Beyrouth un supplément d'humanité, un supplément d'âme.

 

Commencez la visite du Jardin des jésuites ici

 

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Nadine Naccache

Faudrait surtout penser à construire de vastes stationnements souterrains sur plusieurs niveaux sous ses jardins pour améliorer la qualité de vie des habitants de ces quartiers. Et ensuite réaménager les jardins et les espaces de jeux.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UNE BULLE D,AIR NE FUSSE QUE COMME SOUVENIR DU VIEUX BEYROUTH...

Antoun S

J ai passé mon enfance et ma jeunesse à Geitawi.
J ai joué des heures et des après midi dans les tobogans du jardin. J ai fais des ballades dans ces allées en tenant la main de mon vieux oncle et l'écoutant me raconter des histoires de famille. J 'ai aimé ce jardin et chaque fois que j'ai l'occasion j'emmene mes enfants découvrir mon petit royaume d'enfants.
Mais mais ne pourrions imaginer autre chose?

Avez vous essayé de circuler ou de vous garer dans le quartier? C'est l'enfer. Les tours de plus en plus haute sans parkings suffisants ont rendu la vie de quartier insupportable .

Ne pouvons nous imaginer comme partout dans le monde ( au dessus du périphérique de PARIS on a un lac et un bois dans le bois de BOULOGNE)comme puisse avoir un parking géant qui facilite la vie des habitants du quartier et un jardin Jésuite refait et surboisé?? Pourquoi on ne peut pas réussir ce que tout le monde fait ailleurs?

Est ce un manque de confiance dans les promesses de nos responsables???

J'aime le jardins des Jésuites mais j'aime aussi les habitants qui méritent mieux que ce qu'on propose.....

Jocelyne Gemayel

Quel est ce pays qui compte ses arbres, 86 malheureux arbres pour un quartier ??,
quelques minuscules jardins pour une ville surpeuplée et qui suffoque.

Du liban de verdure, notre fierté depuis la nuit des temps, ne reste qu'un urbanisme sauvage et criminel qui a même fait disparaitre la mer.

Antoine Sabbagha

Oui il faudra garder ce petit jardin public comme celui de St Nicolas intacts . Les deux sont un micro rempart de verdure .