Liban

Un changement de zoning au Bois des pins... en catimini

Une mystérieuse clause, portant le numéro 28, a été ajoutée hier à l'ordre du jour du Conseil des ministres : « Projet de décret qui vise à appliquer, sur une partie de la région 9 de Beyrouth, le régime de la région 4 ». Il a fallu la vigilance de l'association Nahnoo pour découvrir le pot aux roses : en clair, ce que veut dire cette clause, c'est qu'« une partie » de la zone du terrain 1925, sur lequel se trouve le plus grand espace vert de Beyrouth, le Bois des pins, change de zoning et passe d'une interdiction de construction à la possibilité d'y ériger des gratte-ciel !
L'association a estimé, dans un communiqué, qu'il s'agit de « la légalisation des empiétements sur Horch Beyrouth, ayant déjà contribué à réduire la superficie du bois », ce qui « ouvre la voie à de nouvelles agressions ». Nahnoo demande au Conseil des ministres « de ne pas adopter le projet et de lutter contre la corruption, en demandant au ministre de l'Intérieur de supprimer les empiétements sur Horch Beyrouth ».
Or cette clause est bel et bien passée, hier, sans aucune opposition. Comment est-ce possible ? Un responsable, sous le couvert de l'anonymat, explique que les ministres « n'étaient pas au courant de la teneur exacte de cette clause », précisant « qu'aucune carte n'était disponible pour délimiter la "partie" dont il est question dans le texte ».
Il est vrai qu'il y a quelque temps le conseil municipal de Beyrouth avait pris la décision de permettre aux scouts « al-Rissala », proches d'Amal, de continuer à occuper des terrains de la parcelle 1925, où ils sont implantés illégalement depuis la guerre. Cette « partie » se réduit-elle à ce terrain-là ou pourrait-elle en inclure d'autres, comme le craint Nahnoo ? Imad Beydoun, membre du conseil municipal de Beyrouth et farouche opposant aux empiétements sur le Bois des pins, indique à L'OLJ qu'il « pense qu'il s'agit du terrain occupé par al-Rissala », mais craint également que le décret n'englobe la parcelle à l'intérieur du bois, consacrée au futur stade municipal. Il ajoute : « Quand nous avions décidé du transfert du stade municipal à l'intérieur du Bois des pins, nombre d'entre nous avaient demandé que rien ne soit construit en béton, ce qui a été rejeté. Cette parcelle fait-elle partie du décret ? C'est dommage de permettre ainsi les constructions dans le Horch. »

S. B.


Une mystérieuse clause, portant le numéro 28, a été ajoutée hier à l'ordre du jour du Conseil des ministres : « Projet de décret qui vise à appliquer, sur une partie de la région 9 de Beyrouth, le régime de la région 4 ». Il a fallu la vigilance de l'association Nahnoo pour découvrir le pot aux roses : en clair, ce que veut dire cette clause, c'est qu'« une partie » de...

commentaires (2)

ILS PORTENT TOUS DES PANTOLONS AUX MULTIPLES POCHES ... FAUT BIEN LES REMPLIR ! - MOUTONS, SUIVEZ, BELEZ PUIS ELISEZ LES MEMES...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

09 h 37, le 18 mai 2017

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Commentaires (2)

  • ILS PORTENT TOUS DES PANTOLONS AUX MULTIPLES POCHES ... FAUT BIEN LES REMPLIR ! - MOUTONS, SUIVEZ, BELEZ PUIS ELISEZ LES MEMES...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 37, le 18 mai 2017

  • quand on construit un immeuble sur la plage publique, pourquoi s'etonner de la destruction de horch Beirut?? ils ont pris les commandes pour mieux depecer notre pays, ils ce sont ligue pour mieux remplir leurs poches et si l'election parlementaire met en place les memes partis politiques, s'en est fini du pays puiqu'on serait en train de leur dire: tres bien, continuez votre entreprise Voila a quoi mene tout ces talk show inutile, centré generalement sur le mehwar el moqawama, ou mehwar el iraneh, ou mehwar el saoudeh, et prochainement peut etre, mehwar kooriya el chemaliya, etc...il faudrait plutot parler chaque jour des poubelles, chaque jour de la construction sauvage, chaque jour de la corruption, chaque jour des bas salaires....mais nous Libanais on ne se rabaisse pas a ces futilites, on aime discuter des strategies inter-galactiques alors que le pays sombre sous nos yeux

    George Khoury

    06 h 55, le 18 mai 2017