Liban

Loi électorale : de l’absence de référence à qui aura le dernier mot...

Dans les coulisses de la diplomatie
07/04/2017

L'incapacité des responsables libanais à se mettre d'accord sur une nouvelle loi électorale inquiète certains milieux diplomatiques qui mettent en garde contre une phase d'instabilité susceptible de secouer le pays. Ces milieux se disent également inquiets face au refus de Michel Aoun de signer les documents qui pourraient permettre de mener les élections législatives selon la loi dite de 1960.
Des sources proches des ambassadeurs des pays et organisations membres du Groupe de soutien international au Liban (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine, Allemagne, Italie, Union européenne, Ligue arabe et ONU) ont également exprimé leurs craintes face au vide parlementaire qui pourrait être généré par les conflits entre les forces politiques.
Un ambassadeur d'un des pays membres du Groupe de soutien a confié à L'Orient-Le Jour que les politiques libanais refusent que les ambassadeurs étrangers jouent les intermédiaires pour rapprocher les points de vue. Il s'est dit surpris que des alliés, tels que le Hezbollah et le Courant patriotique libre, ne soient pas en accord sur la question de la loi électorale.
L'ambassadeur a noté que le chef du CPL, Gebran Bassil, attend des réponses du Hezbollah sur trois points relatifs à son dernier projet de loi électorale, sauf que le parti chiite préfère en parler avec le président de la République, Michel Aoun, avec lequel il arrive à discuter plus facilement. Il ajoute que certaines formations politiques sont pour le projet de Bassil, mais que ce n'est pas suffisant pour qu'il soit adopté. « Le seul obstacle face à l'adoption d'une loi électorale est l'absence d'une référence à qui aura le dernier mot », souligne l'ambassadeur.
Lundi, les textes proposés devront être évoqués et éventuellement soumis au vote en Conseil des ministres, comme suggéré par M. Aoun et le Premier ministre Saad Hariri.
L'ambassadeur a finalement demandé aux partis politiques de faire des concessions afin de sauver le pays et de maintenir la stabilité politique dont il jouit pour l'instant, et qui se répercute positivement sur la situation sécuritaire. « Il est important de continuer à renforcer la stabilité sécuritaire pour que le gouvernement puisse continuer à faire face au terrorisme », a-t-il dit.

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