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Liban - Loi électorale

Samy Gemayel à « L’OLJ » : Le gouvernement et le Parlement sont atteints de léthargie

Les étudiants Kataëb observent un sit-in aujourd'hui au centre-ville de Beyrouth.

Samy Gemayel. Photo d’archives

Parallèlement aux négociations politiques menées actuellement en vue de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale, les étudiants Kataëb observent aujourd'hui un sit-in au centre-ville de Beyrouth pour exhorter toutes les formations politiques à s'acquitter de leurs responsabilités envers le peuple et voter un nouveau texte, après deux prorogations du mandat du Parlement.

Interrogé à ce sujet par L'Orient-Le Jour, le président des Kataëb, Samy Gemayel, a mis en garde contre « ces options qui sont toutes mauvaises » si le 21 février (date de la convocation du collège électoral) passe sans qu'une nouvelle loi soit votée. « Il s'agit, en premier lieu, de la possibilité de tenir les prochaines législatives conformément au texte de 1960 en vigueur. Cela ne serait autre chose qu'une prorogation du mandat de la classe politique actuelle », note M. Gemayel avant d'expliquer la deuxième option. « Celle-ci consiste en une troisième prorogation du mandat de la Chambre. » « Cela serait une atteinte grave à l'image du Liban qui se veut un pays démocratique. Il reste la troisième option, une vacance parlementaire, la pire éventualité, que nous refusons catégoriquement », estime le chef des Kataëb.

Si d'aucuns se félicitent de la redynamisation des institutions de l'État, le jeune député du Metn, lui, ne manque pas de stigmatiser « l'immobilisme » parlementaire et gouvernemental en matière de loi électorale. « À travers le sit-in estudiantin prévu demain (aujourd'hui), nous voulons faire entendre notre voix dans la mesure où le Parlement et le cabinet Hariri sont atteints de léthargie pour ce qui est de ce dossier, alors qu'il devrait figurer en tête de leurs priorités », poursuit Samy Gemayel, qui fait par la même occasion valoir que « ce tableau nous pousse à croire que les compromis sont conclus à l'extérieur des institutions ». Le président des Kataëb va même plus loin : « Nous voulons placer tout le monde devant ses responsabilités et rappeler au Parlement et au gouvernement que c'est leur négligence qui a mené le pays à sa situation actuelle. »

Concernant d'éventuelles percées positives et effectives que pourrait créer le sit-in des Kataëb au niveau de la crise de la loi électorale, Samy Gemayel se veut optimiste : « Nous tirons la sonnette d'alarme. Ainsi, l'action que nous menons dans la rue est importante. D'autant qu'il est impossible de rester immobile face à la détérioration de la démocratie dans le pays. » Sans vouloir trancher sur le point de savoir si sa formation prépare une escalade graduelle, M. Gemayel a invité toutes les formations politiques « à se joindre à son parti, puisque tout le peuple libanais est concerné par le dossier de la législation électorale ».

 

(Pour mémoire : S. Gemayel : Sans nouvelle loi après le 21, toutes les options sont mauvaises)

 

 

Le PNL et le PC aussi...
Les étudiants du parti dirigé par Samy Gemayel ne seront pas les seuls à manifester au centre-ville de Beyrouth. Leurs collègues du Parti national libéral (PNL) du député Dory Chamoun, ainsi que ceux du parti communiste (PCL) et des activistes de la société civile seront également présents pour demander la mise sur pied d'une nouvelle loi électorale.

Joint par L'OLJ, Anthony Labaki, responsable du département des étudiants au sein des Kataëb, fait savoir que « les manifestants ne plaideront pas pour une formule bien déterminée ». « Tout ce que nous voulons, c'est qu'un texte électoral soit voté dans les plus brefs délais », précise-t-il, ajoutant que les manifestants se rassembleront devant le siège du quotidien an-Nahar, avant de se rendre au lieu fixé pour le sit-in. En l'occurrence, à l'entrée de la place de l'Étoile.

Concernant la portée politique de cette action estudiantine, le jeune cadre rappelle que sa formation est aujourd'hui dans le camp de l'opposition : « Nous usons de notre droit à nous exprimer, garanti par les textes constitutionnels, pour accélérer le vote d'un nouveau code électoral, qui n'est autre qu'un devoir élémentaire du gouvernement et de la Chambre des députés. »

 

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Parallèlement aux négociations politiques menées actuellement en vue de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale, les étudiants Kataëb observent aujourd'hui un sit-in au centre-ville de Beyrouth pour exhorter toutes les formations politiques à s'acquitter de leurs responsabilités envers le peuple et voter un nouveau texte, après deux prorogations du mandat du Parlement.
Interrogé...
commentaires (4)

OK jeune homme d'accord, mais à quoi ça sert de bouger pour rien , comme tu le fais .

FRIK-A-FRAK

14 h 56, le 18 février 2017

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Commentaires (4)

  • OK jeune homme d'accord, mais à quoi ça sert de bouger pour rien , comme tu le fais .

    FRIK-A-FRAK

    14 h 56, le 18 février 2017

  • "...léthargie..." n'est pas le mot approprié ! Ils sont tous atteints d'une incapacité chronique à décider et gérer ce pourquoi ils ont été nommés, augmenté de lâcheté et de négligence honteuse envers ceux qu'ils sont censés servir: le peuple et la nation! Jusqu'à quand cela continuera-t-il...jusqu'à la faillite de notre pays...pour que d'autres, qui n'attendent que cela...en prennent le contrôle pour le compte de puissances étrangères ? Irène Saïd

    Irene Said

    12 h 03, le 18 février 2017

  • LES HERITIERS... TOUS LES HERITIERS... NOUS PARLENT DE DEMOCRATIE... OU EST-ELLE CHEZ EUX ? CHARITE BIEN ORDONNEE COMMENCE CHEZ SOI-MEME !

    JE NE COMMENTE PAS. JE PARLE AU PEUPLE.

    10 h 21, le 18 février 2017

  • Nous sommes avec vous...merci

    Soeur Yvette

    09 h 56, le 18 février 2017

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