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Économie

La banque saoudienne Samba refuse de négocier un moratoire sur la dette de Saudi Oger

Construction
OLJ
07/12/2016

La banque saoudienne Samba a rejeté la proposition de moratoire sur la dette contractée auprès d'elle par l'entreprise de construction Saudi Oger, propriété de la famille du Premier ministre Saad Hariri, selon des informations publiées par Bloomberg lundi. Début novembre, Reuters indiquait que l'entreprise avait demandé à l'ensemble de ses banques créditrices de suspendre le remboursement de ses dettes, qui s'élèvent à 13 milliards de riyals (3,5 milliards de dollars). Saudi Oger n'est plus en mesure de les rembourser depuis que son principal client, le gouvernement saoudien, ne lui règle plus ses factures suite à la forte baisse des revenus pétroliers ces deux dernières années. Ni Samba ni Saudi Oger n'ont répondu aux sollicitations de Bloomberg.
Suite à ce refus, la banque aurait entamé une action en justice contre l'entreprise pour récupérer son crédit, dont le montant non spécifié. Mais d'après un article de Reuters publié début septembre, cette procédure avait été lancée dès juillet dernier par Samba, deuxième créancier le plus important de l'entreprise derrière la National Commercial Bank. Les deux agences de presse se basent sur des témoignages anonymes.
Selon Bloomberg, la décision de Samba bloque les négociations entre Saudi Oger et tous ses créanciers. Si Samba avait accepté un moratoire, cela aurait permis à Saudi Oger de suspendre toutes les actions en justice à son encontre tandis qu'elle négociait un report d'échéance, le temps que le gouvernement règle ses dettes envers l'entreprise. Riyad lui doit 30 milliards de riyals (8 milliards de dollars) pour travaux déjà exécutés, d'après Reuters. Le mois dernier, le gouvernement saoudien a annoncé qu'il réglerait toutes ses dettes envers les entreprises privées, dont Saudi Oger, d'ici à la fin de l'année. Une enveloppe de 100 milliards de riyals (26,7 milliards de dollars) a été débloquée à cet effet. Saad Hariri a déclaré le mois dernier « espérer » que la compagnie surmontera cette crise financière, précise Bloomberg.
« L'injection financière a aidé beaucoup d'entreprises, mais pas Saudi Oger », a indiqué la semaine dernière à Bloomberg Mazen al-Sudairi, du gestionnaire d'actifs Alistithmar Capital. « Nous estimons que six banques saoudiennes ont des problèmes avec Saudi Oger », a-t-il ajouté. L'entreprise ne paie plus ses dizaines de milliers d'employés depuis plus d'un an à cause de ses problèmes financiers.
Saudi Oger essaie de vendre plusieurs de ses actifs à travers le monde depuis plusieurs mois, notamment sa part dans la banque jordanienne Arab Bank (20 %), ainsi que sa part dans Turk Telecomunikasyon AS, la plus grande compagnie téléphonique turque (55 %).

« L'OLJ » avec Bloomberg

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