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À La Une - Diplomatie

Le Parlement européen veut geler les négociations d'adhésion, colère d'Ankara

La livre turque a cédé plus de 1% après l'annonce de la résolution.

Le Parlement européen a demandé le 24 novembre 2016 le gel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, en raison de la répression "disproportionnée" en cours depuis le coup d'Etat avorté de juillet, au risque d'attiser les tensions entre Ankara et Bruxelles. REUTERS/Vincent Kessler

Le Parlement européen a demandé jeudi le gel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, en raison de la répression "disproportionnée" en cours depuis le coup d'Etat avorté de juillet, provoquant la colère d'Ankara.

Dans une résolution non contraignante adoptée à une très large majorité à Strasbourg, les eurodéputés ont appelé à "un gel temporaire" du processus d'adhésion entamé en 2005.
Le texte - soutenu par les quatre principaux groupes au Parlement, conservateurs, socialistes, libéraux et Verts - a été approuvé par 479 voix pour, 37 contre et 107 abstentions.

"C'est une grande et première victoire avant d'obtenir plus", ont réagi les eurodéputés conservateurs français Philippe Juvin et Arnaud Danjean, estimant que "la Turquie doit être un partenaire stratégique de l'UE, mais elle ne doit pas en être membre".
Côté turc, la décision est "insignifiante" pour le Premier ministre Binali Yildirim, "nulle et non avenue" selon le ministre des Affaires européennes Omer Celik. "Nous attendons des dirigeants européens qu'ils élèvent leur voix contre ce manque de vision", a insisté M. Yildirim.
La livre turque a cédé plus de 1% après l'annonce de la résolution.

Anticipant le vote - seulement consultatif - le président turc Recep Tayyip Erdogan l'avait jugé dès mercredi "sans valeur, quel qu'en soit le résultat". La décision de suspendre le processus d'adhésion appartient en effet aux Etats-membres.

Selon la résolution du Parlement, "les mesures répressives prises par le gouvernement turc dans le cadre de l'état d'urgence sont disproportionnées, attentent aux droits et libertés fondamentaux consacrés dans la Constitution turque" et aux "valeurs démocratiques fondamentales de l'Union européenne".
Tout en reconnaissant qu'Ankara est "un partenaire important" de l'UE, le texte affirme que la Turquie n'affiche plus "la volonté politique" de coopérer, "les actions de son gouvernement la détournant encore plus de sa voie européenne".

En outre, les eurodéputés avertissent que "le rétablissement de la peine capitale" en Turquie "devrait entraîner une suspension officielle du processus d'adhésion".
"Prétendre que les négociations d'accession peuvent continuer dans de telles circonstances revient à tromper nos citoyens et à trahir les citoyens turcs", avait jugé mardi le chef des libéraux européens, l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt.

(Pour mémoire : L'adhésion de la Turquie à l'UE plus que jamais compromise)

 

Pacte migratoire
Dans un rapport publié la semaine dernière, et rejeté par Ankara, la Commission européenne avait critiqué le "retour en arrière" de la Turquie sur les critères d'adhésion, en particulier en ce qui concerne la liberté d'expression et l'Etat de droit.

Arrestations, suspensions, limogeages par dizaines de milliers: depuis le putsch manqué de la mi-juillet, les autorités ont lancé de vastes purges dont l'ampleur a suscité l'inquiétude et des critiques de la part des partenaires occidentaux de la Turquie, membre historique de l'Otan.
Toutefois, à l'exception de l'Autriche qui considère que "cette Turquie n'a pas sa place au sein de l'UE", les pays membres de l'Union sont opposés à un arrêt des pourparlers avec la Turquie, en dépit du fossé qui se creuse avec Ankara.

Lors d'un débat précédant le vote, mardi, la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini avait appelé à "garder les canaux (de communication) ouverts" avec la Turquie. Selon elle, "tout le monde" serait perdant en cas de gel des négociations d'adhésion.
"Ce serait une erreur de perdre la Turquie. Isoler la Turquie n'aide ni la Turquie, ni nous (l'Europe, ndlr)", a ainsi argué le ministre tchèque des Affaires étrangères, Lubomir Zaoralek.

D'autres dirigeants européens craignent aussi que le régime turc ne renonce à appliquer l'accord sur les migrants signé en mars avec l'UE et cesse de bloquer les flux de réfugiés qui tentent d'atteindre l'Europe. La Turquie compte sur son sol 2,7 millions de réfugiés syriens.

En contrepartie du pacte migratoire, Ankara réclame que ses ressortissants soient exemptés de visas pour l'espace Schengen, et menace de rompre l'accord avec l'UE si ce dossier n'avance pas.
Mais les eurodéputés lui ont opposé une fin de non recevoir, relevant qu'à ce jour "la Turquie ne remplit pas 7 des 72 critères fixés dans la feuille de route sur la libéralisation du régime des visas".
Très irrité, M. Erdogan a déjà prévenu qu'il organiserait un référendum sur le processus d'adhésion à l'UE si aucune décision n'était prise par Bruxelles d'ici "la fin de l'année" quant à la suite des négociations.

 

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Le Parlement européen a demandé jeudi le gel des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, en raison de la répression "disproportionnée" en cours depuis le coup d'Etat avorté de juillet, provoquant la colère d'Ankara.
Dans une résolution non contraignante adoptée à une très large majorité à Strasbourg, les eurodéputés ont appelé à "un gel temporaire" du processus d'adhésion entamé en 2005.Le texte - soutenu par les quatre principaux groupes au Parlement, conservateurs, socialistes, libéraux et Verts - a été approuvé par 479 voix pour, 37 contre et 107 abstentions.
"C'est une grande et première victoire avant d'obtenir plus", ont réagi les eurodéputés conservateurs français Philippe Juvin et Arnaud Danjean, estimant que "la Turquie doit être un partenaire stratégique de l'UE, mais elle ne doit pas en...
commentaires (2)

TRES BIEN FAIT ! POURVOYEUR DE DAESCHIENS EN SYRIE ET IRAQ ET DE MIGRANTS EN EUROPE EN PLUS DES PURGES A LA MAISON... DEMOCRATIE OTTOMANEMENT SULTANIQUE...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 47, le 24 novembre 2016

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Commentaires (2)

  • TRES BIEN FAIT ! POURVOYEUR DE DAESCHIENS EN SYRIE ET IRAQ ET DE MIGRANTS EN EUROPE EN PLUS DES PURGES A LA MAISON... DEMOCRATIE OTTOMANEMENT SULTANIQUE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 47, le 24 novembre 2016

  • Hahahaha la grosse blague. Même pas capable de prendre des sanctions boycotts et embargo sur les turcs qui faut il le rappeler sont des alliés au sein de l'otan que faire se pourra. Mauviettes va!

    FRIK-A-FRAK

    16 h 22, le 24 novembre 2016

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