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Les jihadistes comptent sur l'élection de Trump pour recruter

"Nos chefs suivaient de près l'élection américaine, mais personne ne s'attendait à ce que les Américains creusent leur propre tombe comme ils l'ont fait", lance un des principaux chefs de l'EI en Afghanistan.

De l'Afghanistan au Maghreb en passant par l'ensemble du Proche-Orient, l'élection de Donald Trump à la présidence américaine est devenue un outil de propagande pour les groupes jihadistes qui espèrent attirer de nouveaux combattants sur les champs de bataille. REUTERS/Stringer/File Photo

De l'Afghanistan au Maghreb en passant par l'ensemble du Proche-Orient, l'élection de Donald Trump à la présidence américaine est devenue un outil de propagande pour les groupes jihadistes qui espèrent attirer de nouveaux combattants sur les champs de bataille.

Des chefs talibans aux partisans de l'Etat islamique (EI), tous les extrémistes estiment que la rhétorique anti-musulmane adoptée par le président élu américain pendant la campagne va servir leurs efforts de recrutement, notamment chez les jeunes en mal d'identité vivant en Occident.

"Ce gars est un maniaque complet. Sa haine viscérale contre les musulmans va nous faciliter la tâche car on va pouvoir recruter par milliers", affirme Abou Omar Korasani, un des principaux chefs de l'EI en Afghanistan.

Donald Trump a promis de vaincre "le terrorisme islamiste radical comme nous avons gagné la guerre froide". Il a un temps parlé d'interdire l'entrée sur le territoire américain à tous les musulmans, avant de modérer ses propos pour ne plus proposer aujourd'hui qu'une suspension temporaire de l'immigration en provenance des pays qui ont "un historique d'exportation du terrorisme".

Il n'a en revanche fourni que très peu de détails sur la façon dont il entend combattre des groupes comme les talibans, l'EI ou el-Qaëda.


(Lire aussi : Donald Trump se veut apaisant, appelle à "ne pas avoir peur")

 

L’extrémisme génère l’extrémisme
"Il ne fait aucune différence entre les mouvances islamistes radicales et modérées et, dans le même temps, il occulte le fait que son extrémisme va générer en retour davantage d'extrémisme", a mis en garde l'influent dirigeant chiite irakien Moqtada Sadr dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont récemment été frappés par des attaques inspirées par l'EI, comme à San Bernardino, en Californie, et Orlando, en Floride.

Les services de sécurité américains craignaient déjà avant l'élection de Donald Trump une intensification de ces attaques, les aspirants jihadistes ayant plus de mal à rejoindre les théâtres de guerre proche-orientaux.

En recul en Irak, en Syrie ou en Libye, les groupes radicaux espèrent donc trouver un nouveau souffle. "Nos chefs suivaient de près l'élection américaine, mais personne ne s'attendait à ce que les Américains creusent leur propre tombe comme ils l'ont fait", a dit à Reuters Abou Omar Korasani, le dirigeant afghan de l'EI.

L'autre grande mouvance jihadiste, el-Qaëda, qui est affaiblie mais toujours pas vaincue plus de 15 ans après les attentats du 11 septembre 2001, n'a pour le moment pas commenté la victoire de Donald Trump, mais les experts s'attendent à ce qu'elle l'exploite au mieux.

(Lire aussi : Trump aura du mal à "déchirer" l'accord sur le nucléaire iranien)

 


Exploiter les propos de Trump
"El-Qaëda est connue pour avoir une stratégie de recrutement qui cite abondamment la Maison Blanche et les autres dirigeants occidentaux", souligne Hicham al-Hachemi, qui conseille le gouvernement irakien dans sa lutte contre les groupes extrémistes sunnites.

L'entourage de Donald Trump n'a pas souhaité commenter les déclarations des groupes jihadistes. Si le président élu a adopté en fin de campagne une rhétorique moins belliqueuse à l'égard des musulmans, les experts pensent que le mal est fait.

"Les jihadistes utiliseront toujours ses anciens propos", estime Matthew Henman, directeur du centre d'étude IHS Jane sur le terrorisme et les insurrections. "L'élément-clé dont ces groupes ont besoin pour recruter, en particulier l'Etat islamique et el-Qaëda, c'est de parvenir à convaincre les musulmans qui vivent en Occident que les pays occidentaux les haïssent et n'accepteront jamais qu'ils fassent partie de leur société", souligne-t-il.

La politique qu'adoptera finalement Donald Trump une fois qu'il sera à la Maison blanche aura bien sûr son importance, mais s'il fait tout ce qu'il a dit pendant la campagne, dit un haut responsable des taliban afghans, "cela sera vécu comme une provocation par l'ensemble de la oumma (la communauté musulmane) et les groupes djihadistes pourront le mettre à profit".

 

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De l'Afghanistan au Maghreb en passant par l'ensemble du Proche-Orient, l'élection de Donald Trump à la présidence américaine est devenue un outil de propagande pour les groupes jihadistes qui espèrent attirer de nouveaux combattants sur les champs de bataille.
Des chefs talibans aux partisans de l'Etat islamique (EI), tous les extrémistes estiment que la rhétorique anti-musulmane...

commentaires (1)

LE PREMIER GAFFEUR FUT GWB QUAND IL A PARLE DE CROISADE... BIEN QUE LE MOT N,A PAS LE SENS PROPRE ... MAIS IL A SERVI LES EXTREMISTES/TERRORISTES... SECOND GAFFEUR TRUMP EN PARLANT D,INTERDIRE L,ENTREE AUX ETATS UNIS DE TOUS LES MUSULMANS...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

18 h 40, le 14 novembre 2016

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Commentaires (1)

  • LE PREMIER GAFFEUR FUT GWB QUAND IL A PARLE DE CROISADE... BIEN QUE LE MOT N,A PAS LE SENS PROPRE ... MAIS IL A SERVI LES EXTREMISTES/TERRORISTES... SECOND GAFFEUR TRUMP EN PARLANT D,INTERDIRE L,ENTREE AUX ETATS UNIS DE TOUS LES MUSULMANS...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 40, le 14 novembre 2016