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Moscou reconnaît des contacts avec l'équipe de campagne de Trump

présidentielle US

La perspective d'un rapprochement russo-américain inquiète les alliés de Washington, notamment l'UE.

OLJ/Reuters
10/11/2016

Le gouvernement russe a été en contact avec des membres de l'équipe de Donald Trump pendant la campagne électorale américaine et connaît la plupart de ses conseillers, a déclaré jeudi un des plus hauts diplomates russes à l'agence Interfax.

Accusé par sa rivale démocrate Hillary Clinton d'être une "marionnette" de Vladimir Poutine après avoir vanté les mérites du président russe, Donald Trump avait nié tout contact avec Moscou pendant la campagne.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a contredit jeudi la version du président élu. "Il y a eu des contacts", a-t-il dit à Interfax. "Il y en a en ce moment et il y en a eu pendant la campagne."

Le diplomate a précisé que Moscou s'était rapproché de la plupart des proches alliés de Donald Trump, sans toutefois préciser lesquels. "Evidemment, nous connaissons la plupart des gens dans son entourage. Ces personnes ont toujours été sous les projecteurs aux Etats-Unis et ont occupé des positions de haut rang", a-t-il expliqué. "Je ne peux pas dire que tous sont restés en relation avec les représentants russes, mais certains d'entre eux."

Vladimir Poutine a salué l'élection de Donald Trump et s'est dit prêt à écrire une nouvelle page des relations entre les deux grandes puissances après la glaciation qui a caractérisé les dernières années du mandat de Barack Obama.

Outre les profondes divergences sur la Syrie, l'Ukraine et l'Otan, les autorités américaines ont accusé Moscou d'être à l'origine de cyberattaques contre les serveurs du Parti démocrate pendant la campagne, ce que le Kremlin a démenti.

Donald Trump a lui-même entretenu le trouble en invitant la Russie à l'aider à retrouver des courriels qu'Hillary Clinton aurait selon lui dissimulés pour échapper à des poursuites judiciaires.

 

(Lire aussi : Pourquoi Donald Trump a gagné la Maison-Blanche)

 

L'UE s'inquiète pour l'Otan
Après sa victoire mardi, il a dit envisager de rencontrer Vladimir Poutine sans attendre son entrée à la Maison blanche, le 20 janvier. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a dit qu'une telle rencontre n'était pas au programme pour le moment.

Si le Parlement russe a acclamé l'annonce de la victoire du candidat républicain, Sergueï Riabkov s'est montré un peu plus circonspect. "Nous n'attendons rien de spécial de la nouvelle administration américaine", a-t-il assuré à Interfax.

La perspective d'un rapprochement russo-américain inquiète cependant les alliés de Washington, notamment l'Union européenne qui a imposé, de concert avec les Etats-Unis, des sanctions économiques à la Russie après l'annexion de la Crimée, en 2014, et le soutien apporté par Moscou aux rebelles séparatistes de l'est de l'Ukraine.

Selon des diplomates européens, ces sanctions devraient être prolongées comme prévu pour six mois en décembre, faute de réelle amélioration de la situation en Ukraine.

Mais l'investiture de Donald Trump et son approche présumée plus complaisante envers Moscou "risquent d'aggraver les divisions au sein de l'UE et rendraient plus difficile le maintien des sanctions", souligne un diplomate à Bruxelles. Plusieurs membres des Vingt-Huit, dont l'Italie, la Hongrie et la Grèce, militent déjà pour une levée des sanctions.

Pour un responsable européen, l'UE ne devrait dans ce cas pas se focaliser sur ce sujet mais plutôt s'assurer que l'Otan, dont Donald Trump a questionné l'intérêt pendant la campagne, continuera à assurer sa sécurité. "En réalité, les sanctions contre la Russie ne sont pas le sujet le plus important. La grande question, c'est ce qu'il (Trump) va faire avec l'Otan, car cela aura des répercussions importantes pour l'ensemble de la sécurité européenne, y compris les relations avec la Russie", souligne ce responsable.

 

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