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Moyen Orient et Monde - Récit

Le jour où l’Amérique a basculé

Retour sur les moments-clés de l'« Election Day 2016 ».

Des passants se promènent sous un panneau électrique affichant les résultats de l’élection présidentielle, hier, à New York. Shannon Stapleton/Reuters

06h00 : Chappaqua, le 8 novembre 2016. À cette heure matinale ouvrent les premiers bureaux de vote dans cette ville de l'État de New York, fief des Clinton, où conformément aux sondages, on pense probablement que la candidate démocrate sera élue en fin de journée 45e présidente des États-Unis d'Amérique. À l'image de cet optimisme, le baromètre du New York Times affiche une probabilité de victoire de 84 % pour l'ancienne Première dame. Pourtant, tout au long de la soirée électorale, les résultats feront mentir ces prédictions.

18h00 : sur Twitter, Donald Trump harangue ses sympathisants à venir voter et ne rien lâcher en Floride, un « swing state » clé. « Don't let up, keep getting out to vote – this election is far from over ! We are doing well but there is much time left. Go Florida ! »

21h16 : l'appel est entendu. Le premier coup de massue s'abat. Les prévisions donnent Donald Trump vainqueur en Floride, dans l'Ohio et en Caroline du Nord. Le baromètre de la « Gray Lady » passe à 71 % en faveur de Clinton.

22h01 : le baromètre change de bord et indique 59 % en faveur de Donald Trump. Le revirement est effectif.
À partir d'ici vont s'enchaîner les coups de tonnerre avec les victoires dans la totalité des « swings states » pour le milliardaire. D'abord, l'Ohio. Personne ne semble y croire, malgré le fait que, depuis 1865, le « Buckeye State » a toujours offert la Maison-Blanche au candidat l'ayant remporté. Un dicton américain résume d'ailleurs ce fait électoral : « As Ohio goes, so does the nation ! »
Ahmad Shihab-Eldin, correspondant senior pour AJ+ à New York, indique d'ailleurs à L'Orient-Le Jour qu' « avec une différence de 8,2 % Hillary Clinton subit ici la plus grosse défaite pour un démocrate en Ohio depuis 2000 ». D'autres claques suivent, avec le Michigan et la Floride. Interrogé sur cette dernière, Juan Claviro, citoyen américano-colombien du "Sunshine State", souligne à L'OLJ que « Clinton n'a gagné que dans 9 des 67 comtés que comprend l'État. Elle perd de près de 200 000 voix. Cette défaite s'explique aussi par son échec à atteindre l'électorat blanc, or la Floride est un État à majorité blanche », rappelle-t-il.

2h00 : les victoires s'enchaînant, et Donald Trump s'approche dangereusement des 270 grands électeurs nécessaires à sa victoire. Avec la Pennsylvanie, l'Arizona et le New Hampshire, c'est 35 nouveaux grands électeurs qui s'ajoutent au décompte du candidat républicain.

02h45 : Hillary Clinton doit admettre sa défaite. C'est bien Donald Trump qui va remporter l'élection présidentielle. Elle appelle son rival pour le féliciter.
Les réactions nationales et internationales vont alors s'enchaîner. Avant même l'officialisation des résultats, Marine Le Pen, présidente du Front national en France, félicitera avec joie sur Twitter le candidat républicain. Elle sera rejointe par d'autres leaders populistes, tels Vladimir Poutine et Viktor Orban, Premier ministre hongrois. À l'opposé, une partie de la population américaine s'intéresse avant même les résultats finaux aux modalités d'immigration au Canada jusqu'à saturer le site dédié.
Le retournement a été inattendu et massif, mais Ahmad Shihab-Eldin note à juste titre que « même lors des primaires républicaines personne ne prenait vraiment Donald Trump au sérieux. Aujourd'hui, nous nous rendons compte qu'il a été le principal moyen d'expression de la colère citoyenne ».

 

 

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