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Moyen-Orient - Entretien

« Dans la mémoire politique iranienne, toute ouverture significative peut être interprétée comme une forme de fragilisation »

La chercheuse au CNRS Sepideh Parsapajouh interroge la stabilité et les recompositions politico-religieuses du régime à l’épreuve de la guerre.

« Dans la mémoire politique iranienne, toute ouverture significative peut être interprétée comme une forme de fragilisation »

Des motards circulent près d'un panneau d'affichage représentant le défunt Guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, à Téhéran, en Iran, le 5 mai 2026. Majid Asgaripour/WANA (West Asia News Agency) via REUTERS

En dépit de la guerre menée par les États-Unis et Israël, le régime iranien montre toujours une capacité de résilience surprenante, quitte à s’adapter à la succession d’épreuves – dont l’assassinat du guide suprême, Ali Khamenei – subies par la théocratie. L’anthropologue Sepideh Parsapajouh, spécialiste des faits religieux en Iran au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), revient sur les ressorts historiques, idéologiques et religieux qui façonnent la posture iranienne à l’heure des négociations, ainsi que sur les possibles recompositions internes du système politico-religieux.Pour les partisans de la « ligne dure », toute ouverture accordée aux Américains est interprétée comme une forme de capitulation qui pourrait mettre en péril la survie du régime. Les négociations en cours suggèrent-elles des recompositions...
En dépit de la guerre menée par les États-Unis et Israël, le régime iranien montre toujours une capacité de résilience surprenante, quitte à s’adapter à la succession d’épreuves – dont l’assassinat du guide suprême, Ali Khamenei – subies par la théocratie. L’anthropologue Sepideh Parsapajouh, spécialiste des faits religieux en Iran au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), revient sur les ressorts historiques, idéologiques et religieux qui façonnent la posture iranienne à l’heure des négociations, ainsi que sur les possibles recompositions internes du système politico-religieux.Pour les partisans de la « ligne dure », toute ouverture accordée aux Américains est interprétée comme une forme de capitulation qui pourrait mettre en péril la survie du régime. Les négociations en cours...
commentaires (6)

Et Trump qui nous parle de modérés dans ce régime qui a montré sa barbarie sur son propre peuple. Il veut nous convertir aux mollahs modérés. Ça existe ça? Bien sûr que non, ils ont déjà montré leur modération en laissant assassiner plus de 40.0000 de leur propre compatriotes en regardant ailleurs. Trump prend ses délires pour une réalité.

Sissi zayyat

19 h 41, le 11 mai 2026

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Commentaires (6)

  • Et Trump qui nous parle de modérés dans ce régime qui a montré sa barbarie sur son propre peuple. Il veut nous convertir aux mollahs modérés. Ça existe ça? Bien sûr que non, ils ont déjà montré leur modération en laissant assassiner plus de 40.0000 de leur propre compatriotes en regardant ailleurs. Trump prend ses délires pour une réalité.

    Sissi zayyat

    19 h 41, le 11 mai 2026

  • Où est passé mon commentaire, her modérateur, trice? Je croyait que dans notre pays nous bénéficions du seul avantage de la liberté d’expression. Alors? Vous voulez nous ôter le dernier privilège sur lequel les fossoyeurs n’ont pas un droit de regard? Allez un peu de courage ne vous fera aucun mal, vous qui critiquez la position de nos dirigeants mous.

    Sissi zayyat

    19 h 25, le 11 mai 2026

  • L'Iran des mollah et le hezballah se trompent quand ils pensent que le temps joue contre Trump. Si c'était M. Biden, ou si c'était M. Macron et Mme Van Der Leyen, ils auraient pu compter sur le facteur temps. Mais là ce n'est pas la cas. Le facteur temps est logiquement contre eux : La fermeture du détroit relèguera l'Iran à une dictature lambda (à la Maduro) sans pouvoir de nuisance. Le hezballah, continuera à se faire décimer au rythme de 10 / 15 combatants par jour et sa populace à vivre sous des tentes financée uniquement encore pour quelques mois par les subsides de l'Etat.

    Moi

    11 h 43, le 11 mai 2026

  • La doctrine américaine n'en déplaise à certains a changé : Aujourd'hui ce sont les USA qui sont les agresseurs et les empecheurs de tourner en rond et les organisations terroristes et les rogues states qui sont sur le défensive. Cette doctrine met mal à l'aise tous les adpetes du multilatéralisme et du Droit International. Mais faut il en vouloir à l'administration Trump? Depuis la chute du mur de Berlin, ils ont surtout profité aux dictatures, et en matière commerciale aux nouveaux pays hedonistes (Européens) qui se l'ont coulé douce sous couvert de l'Egalité

    Moi

    11 h 36, le 11 mai 2026

  • L'Iran et le Hezballah ont des objectifs suprematistes: Instaurer la doctrine rigoriste chiite là où ils peuvent pour le bénéfice d'une minorité de fanatiques. Pour cela tout est permis : Le terrorisme, les traffics, et la mise en avant d'une face laique comme on le voit avec les tiktokeuses, et les idiots utiles de l'Iran et de Hezballah sur les chaines étrangères. Ils ne seront jamais sincères dans la paix et en profiteront pour se réarmer et se refinancer. Il vaut mieux garder la situation actuelle. Le temps joue contre eux. Pour les libanais, "une paix à la hezb" est pire que maintenant.

    Moi

    11 h 27, le 11 mai 2026

  • Une intéressante analyse, que Trump devrait méditer. Les américains n'ont jamais rien compris à la psychologie des peuples. Ils pensent toujours - en dépit des expériences au Vietnam et en Afghanistan – que leur force écrasante suffit. Ni l'Iran, ni le Hezbollah ne se rendront JAMAIS, Les Israéliens l'ont mieux compris (la référence de Qassem à Kerbala était suffisamment claire) . En Iran, ils s'attachent surtout à affaiblir le régime, sachant que sa chute ne peut venir immédiatement, et seulement de l'intérieur. De même au Liban, il s'agit de contraindre les libanais à finir le travail.

    Yves Prevost

    08 h 05, le 11 mai 2026

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