Les consultations parlementaires que le chef de l’État doit effectuer en vue de nommer le prochain Premier ministre ont débuté quarante-huit heures après l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République. Photo Ani.
Les consultations parlementaires que le chef de l’État doit effectuer en vue de nommer le prochain Premier ministre ont débuté quarante-huit heures après l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République. A l'issue d'une première journée de consultations, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a obtenu 86 voix en sa faveur, selon le décompte effectué par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
De 10 heures jusqu'à 18 h, les parlementaires libanais ont afflué au palais de Baabda afin de s'entretenir avec le président pour annoncer le nom du candidat qu'ils soutiennent. Le Premier ministre sortant, Tammam Salam, est arrivé en premier. "Nous voulons voir le parcours qui a été initié (avec l'élection présidentielle) se poursuivre par le biais de la formation d'un gouvernement d'union nationale présidé par Saad Hariri (...)", a déclaré M. Salam à l'issue de son entretien avec le président Michel Aoun.
Quelques minutes plus tard, c'est l'ex-Premier ministre Nagib Mikati qui est arrivé au palais présidentiel. "J'ai nommé Saad Hariri pour présider le prochain gouvernement", a-t-il dit.
L'ancien chef du gouvernement Fouad Siniora est ensuite arrivé, annonçant également son soutien à Saad Hariri. Ce dernier, qui était lui aussi reçu par le président Aoun, n'a pas fait de déclaration à l'issue de l'entretien.
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"Évidemment, j'ai nommé Saad Hariri"
Le vice-président du Parlement, Farid Makari, a également annoncé son soutien à M. Hariri. "Évidemment j'ai nommé Saad Hariri en raison de ses qualités pour ce poste", a-t-il déclaré.
Un peu plus tard, c'est le bloc parlementaire du Futur, présidé par M. Siniora, et en présence de M. Hariri, qui était reçu à Baabda. "La rencontre entre le bloc du Futur et le président Michel Aoun était excellente. La formation soutient la candidature de M. Hariri, et nous espérons que le résultat sera favorable à Saad Hariri qui est l'homme apte à diriger le prochain gouvernement", a déclaré M. Siniora. Le député Khaled Daher, membre de la formation, est, lui, arrivé en retard, "en raison des embouteillages", mais a déclaré que lui aussi soutient la candidature de M. Hariri.
Vers 12h50, c'est le bloc du Changement et de la réforme, dirigé par Michel Aoun jusqu'à son élection à la magistrature suprême, qui a annoncé son soutien à Saad Hariri. "Nous avons nommé, conformément au discours d'investiture du président, Saad Hariri pour présider le prochain gouvernement", a déclaré au nom du bloc Ibrahim Kanaan. Le chef de l'Etat a ensuite reçu le soutien des députés Nayla Tuéni et Michel Murr qui ont nommé M. Hariri.
A 13h20, c'est le bloc des Forces libanaises de Samir Geagea qui a annoncé, par la voix de Sethrida Geagea, son soutien à Saad Hariri. Vers 16h, les ministres du Tourisme et des Télécoms, respectivement Michel Pharaon et Boutros Harb, ont eux aussi annoncé soutenir la candidature de M. Hariri.
Dans l'après-midi, c'était au tour du président des Kataëb, Samy Gemayel, d'annoncer son soutien à la candidature du chef du courant du Futur. Selon M. Gemayel, M. Hariri "est un symbole de modération dans une région qui connaît l'extrémisme". Sont ensuite arrivés au palais les députés de Zghorta Estephan Doueihy et Salim Karam, du bloc des Marada. Les deux hommes ont précisé qu'ils ont été chargés par le chef des Marada, Sleiman Frangié, d'annoncer leur soutien à M.Hariri, tout en précisant que M.Frangié, qui n'était pas venu avec eux, "ne boycotte pas le palais de Baabda". Talal Arslane, député d'Aley, a également annoncé qu'il soutient la nomination de M. Hariri. Il en est de même du Parti socialiste progressiste. "Nous avons nommé Saad Hariri pour la présidence du Conseil, a déclaré Walid Joumblatt. Nous avons aussi dit au président de la République que nous devons régler les conflits et nous concentrer sur la construction du pays".
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L'abstention
De son côté, Ali Fayad, membre du bloc du Hezbollah, a annoncé mercredi depuis Aïn el-Tiné, résidence du président de la Chambre, que sa formation a reporté la date de son entretien avec le président Aoun "pour davantage de concertations".
Les députés du parti Baas, Assem Kanso et Kassem Hachem, ont indiqué de leur côté n'avoir proposé aucun candidat pour la présidence du Conseil. "Ce que nous avons entendu jusqu'à présent de la bouche de Saad Hariri ne nous encourage pas à le nommer à la tête du gouvernement, a déclaré M. Kanso. Mais nous espérons pouvoir à l'avenir lui accorder notre confiance s'il change de politique".
Les députés du Parti syrien national social (PSNS), Assaad Hardane et Marwan Farès, n'ont pas révélé la teneur de leur entretien avec le président. "Nous avons fait part de notre position au sujet de la nomination d'un Premier ministre au président Aoun", s'est contenté de déclarer M. Hardane à l'issue de l'entretien.
Deux jours durant, M. Aoun recevra les différents blocs parlementaires ainsi que les députés indépendants qui doivent, à raison d'un bloc ou d'un député chaque quart d'heure, lui communiquer chacun le nom de son candidat pour la présidence du Conseil. L'ancien Premier ministre Saad Hariri est pressenti pour présider le prochain gouvernement. Mais la grande inconnue reste la position du tandem chiite Hezbollah-Amal. Le chef du Hezb avait déclaré qu'il ne s'opposait pas à la nomination de Saad Hariri, mais pourrait bien s'abstenir de le désigner. Quant à Nabih Berry, chef du mouvement Amal, il ne cache pas son attitude négative à l'égard de Saad Hariri qui a fini par soutenir Michel Aoun à la présidence de la République.
A l'issue de sa réunion hebdomadaire, le bloc Berry a refusé mercredi de se prononcer sur le nom du candidat qu'il soutient. "La question de la nomination d'un candidat à la présidence du Conseil revient exclusivement au président Berry, et c'est lui qui l'annoncera", a déclaré le député Anouar Khalil.
D'aucuns avancent la thèse d'une distribution de rôles au sein du tandem chiite, qui ne souhaite pas jouer la carte de l'opposition afin que son attitude ne soit pas considérée comme un front chiite formé face un axe sunnito-chrétien représenté par le courant du Futur, le CPL et les Forces libanaises, ou encore pour ne pas rester en dehors d'un gouvernement et perdre ainsi ses acquis.
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Le CPL et le Futur annoncent leur soutien à Hariri pour la présidence du Conseil
Les consultations parlementaires que le chef de l’État doit effectuer en vue de nommer le prochain Premier ministre ont débuté quarante-huit heures après l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République. A l'issue d'une première journée de consultations, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a obtenu 86 voix en sa faveur, selon le décompte effectué par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
De 10 heures jusqu'à 18 h, les parlementaires libanais ont afflué au palais de Baabda afin de s'entretenir avec le président pour annoncer le nom du candidat qu'ils soutiennent. Le Premier ministre sortant, Tammam Salam, est arrivé en premier. "Nous voulons voir le parcours qui a été initié (avec l'élection présidentielle) se poursuivre par le biais de la formation d'un gouvernement d'union...


FAUT QU,IL PRESIDE UN GOUVERNEMENT ET NON UN SIMULACRE DE GOUVERNEMENT... LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SERA FORT AVEC A SES COTES UN GOUVERNEMENT D,UNION NATIONALE SANS ENTRAVES... ESPERONS QUE LA LOGIQUE ISSUE DES DONNES REGIONALES ET INTERNATIONALES INPIRENT LES ESPRITS ET LES ECLAIRE...
11 h 26, le 03 novembre 2016