Campus

Les étudiants étrangers de l’AUB, une expérience stimulante et enrichissante pour tous

Témoignages

La communauté estudiantine de l'Université américaine de Beyrouth (AUB) compte cet automne environ 500 nouveaux étudiants étrangers de 58 nationalités différentes.

07/10/2016

« Au début, face au challenge qui m'attendait, je me faisais du souci », confie Saha Naseri. Profitant d'une bourse d'études, la jeune étudiante afghane poursuit un master en santé publique à l'AUB. Comme d'autres jeunes en provenance de la Somalie, du Bangladesh ou du Yémen, Saha a profité de l'aide du bureau des programmes internationaux de l'AUB pour obtenir son permis de résidence.

Environ 500 nouveaux étudiants étrangers, issus de 58 pays différents, ont fait leur rentrée, cet automne, à l'AUB. Guidés et encadrés par le bureau des programmes internationaux de l'AUB, ces jeunes vivent une expérience des plus enrichissantes. Pour faciliter leur intégration à l'université et au Liban, ils sont invités à des sessions d'orientation et à des activités collectives organisées par le bureau des programmes internationaux avec l'assistance d'un réseau d'étudiants volontaires, faisant partie du Mentor's Program.

Aujourd'hui, Saha se dit complètement à l'aise dans son nouvel environnement. « Grâce à mon mentor, qui est toujours disponible pour moi, et aux activités organisées sur le campus, j'ai retrouvé une ambiance familiale. Cela a facilité mon installation et m'a permis de faire la connaissance de ce nouveau pays », confie-t-elle. L'étudiante, qui compte retourner en Afghanistan à l'issue de sa formation « pour y investir ce qu'elle a appris et contribuer au changement », relève la différence qui existe entre le système éducatif afghan et ce qu'elle vit à l'AUB. « L'Université américaine de Beyrouth renforce les compétences de l'étudiant et lui permet de s'épanouir grâce aux activités artistiques et sportives qu'elle organise », indique-t-elle.

Un avis partagé par Rajaa Barbary, qui effectue une licence en psychologie à l'AUB. « Dans les universités publiques irakiennes, les programmes, centrés uniquement sur les spécialisations, sont dispensés en arabe et ne sont pas actualisés, alors qu'ici l'étudiant a la chance d'acquérir une vaste culture se rapportant à plusieurs domaines et donc non limitée à sa formation », confie l'étudiante irakienne.

« La grande majorité des étudiants étrangers viennent des pays arabes. Ils s'inscrivent à l'AUB pour des formations complètes et y restent jusqu'à l'obtention de leurs diplômes. Les autres sont majoritairement des étudiants européens ou américains, en échange ou invités dans le cadre de partenariats entre l'AUB et des universités à l'étranger », note Hala Dimechkiye, directrice du bureau des programmes internationaux de l'AUB.

Jennifer Deknight, elle, a toujours aspiré à découvrir le Moyen-Orient. Alors lorsque la jeune étudiante américaine a eu l'occasion de pouvoir y effectuer un master en éducation, elle n'a pas hésité. Elle confie avoir trouvé beaucoup de similitudes entre les méthodes d'enseignement à l'AUB et celles de son pays. « L'apprentissage des cours selon plusieurs perspectives et la disponibilité des profs sont un atout à l'AUB », ajoute-t-elle.

 

(Pour mémoire : Un programme spécial d’intégration pour les étudiants étrangers à l’AUB)

 

Adaptation et enrichissement
En plus de la nouvelle expérience académique qu'ils vivent, les étudiants étrangers peuvent être confrontés à des défis de nature très personnelle. « La notion de choc de culture est différente au Liban. En effet, ce sont les étudiants arabes qui ont tendance à vivre ce choc plus que les étudiants américains ou européens qui, pourtant, ne partagent pas la même langue que les Libanais », souligne Mme Dimechkiye.

Une réalité que confirme Rajaa. « Je viens d'une région irakienne conservatrice et culturellement fermée, confie-t-elle. Après mon arrivée au Liban, il m'a fallu plusieurs mois pour m'adapter au nouveau mode de vie. » Et d'illustrer ses propos par un exemple : « En Irak, les gens rentrent chez eux à 21h alors qu'au Liban c'est l'heure à laquelle les jeunes commencent à sortir. » « Ici, j'ai gagné en maturité et j'ai appris à questionner mes propres traditions », ajoute Saha.

L'étudiant italien Lorenzo Capelli, lui, n'a pas vécu de choc culturel. Venant de l'Institut d'études politique de Paris, il a choisi le Liban afin de parfaire son apprentissage de l'arabe. « La nature libérale du pays, la gentillesse et l'hospitalité des citoyens m'ont aidé à m'intégrer rapidement », confie-t-il en soulignant que « la vraie image de Beyrouth est différente de celle qui existe dans la mentalité des Européens ». Jennifer acquiesce. La jeune étudiante américaine, qui confie avoir « commencé à changer les préjugés négatifs » sur le Liban qu'ont ses amis aux États-Unis, ajoute : « Les Américains qui n'ont jamais visité le Liban croient que la menace sécuritaire y est très élevée. Or, lors de mon séjour ici, j'ai découvert que la vie y est tout à fait normale et pleine de petites joies et d'aventures quotidiennes. » Parlant de préjugés, Saha se réjouit qu'aujourd'hui elle ait des amis de différentes nationalités. « Mes interactions avec eux m'ont appris à rejeter les stéréotypes que j'avais et à tolérer leurs différences. » Une expérience vécue également par les étudiants libanais de l'AUB qui, en plus du multiculturalisme qui existe au sein de leur campus, ont l'opportunité de passer un an dans une université à l'étranger dans le cadre d'échanges étudiants. « Ce qui leur permet de vivre une autre expérience transformatrice », souligne Mme Dimechkiye.

« Grâce à la diversité culturelle au sein du campus, les barrières sont brisées et les préjugés mutuels sont remplacés par l'acceptation et l'appréciation de l'autre », conclut Mme Dimechkiye qui insiste sur le rôle que joue le bureau des programmes internationaux pour assurer le bien-être des étudiants étrangers et faciliter leur intégration dans la communauté libanaise, « depuis leur admission au campus et tout au long de leur séjour au Liban ».

 

 

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