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David, Linda, Mehdi, Véronique... Qui sont les victimes de l'attentat de Nice?

Repère
OLJ/AFP
17/07/2016

Des familles en vacances, des touristes étrangers, un pisciculteur, un commissaire de police, mais aussi dix enfants et adolescents: voici des éléments collectés par l'AFP sur les vies fauchées par l'attentat qui a fait 84 morts jeudi soir à Nice.

 

- David Bonnet, 44 ans, pisciculteur. Originaire de Nérondes (centre de la France), ce père d'une jeune fille de 21 ans s'était installé à 50 km de Nice avec sa nouvelle compagne, légèrement blessée dans l'attentat. Il était par ailleurs le fils du premier adjoint au maire de Nérondes. "C'est une famille qu'on connaît bien", a confirmé à l'AFP le maire de cette commune de 1.600 habitants, Roland Gilber. "Tout le monde est sous le choc, je n'ai pas de mots", a-t-il ajouté.

- Linda Casanova Siccardi, 54 ans, touriste suisse. Cette inspectrice des douanes se trouvait en vacances sur la Côte d'Azur avec son mari Gilles, un Français qui a survécu à l'attentat, selon la mairie d'Agno (Tessin, sud), ville dont elle était originaire. Le couple n'avait pas d'enfants.

- Fatima Charrihi, Marocaine de 60 ans habitant Nice, mère au foyer de sept enfants. "Une femme très pieuse, une personne magnifique, attentionnée autant avec ses enfants qu'avec les autres", selon l'associé d'un de ses fils interrogé par l'AFP. Portant le voile, elle "pratiquait un islam du juste milieu. Un vrai islam (...), pas celui des terroristes", a confié son fils Hamza au magazine L'Express.

- Magdalena et Marzena Chrzanowska, 21 et 20 ans, deux sœurs de nationalité polonaises. Elles étaient en vacances à Nice avec leurs deux autres sœurs qui ont survécu, a indiqué à l'AFP le Père Jan Antol, curé de leur paroisse à Krzyszkowice un village de 2.100 habitants dans le sud de la Pologne. "Elles étaient formidables, très appréciées. Elles aidaient leur père depuis qu'il était veuf. Leur mère est morte il y a quatre ans", a dit le Père Antol.

- Sean Copeland, 51 ans, touriste américain. Ce père de famille du Texas, salarié d'une société informatique, a été tué avec son fils Brodie, âgé de 11 ans. Selon le quotidien texan American-Statesman, les Copeland passaient des vacances en famille à Nice, après avoir visité Pampelune et Barcelone, en Espagne. Le club de baseball Hill Country, à Austin, dans lequel jouait Brodie, a posté une photo du jeune garçon sur la plage de Nice, envoyée quelques heures avant l'attentat.

- Emmanuel Grout, 48 ans, commissaire de police. Numéro 2 de la police aux frontières (PAF) dans la région, en charge notamment de la gestion policière de l'aéroport de Nice, il n'était pas en service au moment de l'accident, selon une source policière. Selon le magazine Le Point, il était venu assister au feu d'artifice avec sa compagne, elle-même commissaire de police, et la fille de cette dernière, quand il a été fauché par le camion.

 

(Lire aussi : L'attentat de Nice porte un nouveau coup dur au tourisme en France)

 

- Mehdi H., 12 ans. Le jeune garçon était le fils d'un arbitre de football niçois qui a également perdu sa belle-soeur dans l'attentat. Une jeune fille qui accompagnait la famille sur la Promenade des Anglais est décédée. La soeur jumelle de Mehdi est dans le coma, a indiqué à l'AFP Gilles Ermani, président de la Commission des arbitres de la Côte d'Azur à la Fédération française de football.

- Olfa Bent Souayah Khalfallah, jeune Tunisienne née en 1985, installée à Lyon. Selon le ministère tunisien des Affaires étrangères, elle se trouvait avec son fils de quatre ans, Killian, au moment de l'attentat. Le décès du petit garçon a été confirmé samedi à son père Tahar, qui le recherchait activement depuis la nuit du drame. "Il était vif. C'était une petite bouille toujours en train de rigoler. Il savait ce qu'il voulait. C'était un gamin joyeux, capricieux aussi", a confié Patricia Patapate, une amie, à Nice-Matin.

- Bilal Labaoui, 25 ans, Tunisien. Selon le ministère des Affaires étrangères tunisien, qui a annoncé son décès sur Facebook, il était originaire de la ville de Kasserine (centre-ouest). D'après Le Monde, il se trouvait en compagnie de son grand frère Walid lorsque le camion a surgi. Son frère, indemne, a veillé son corps toute la nuit.

- François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans. Cet ancien artisan-chauffagiste et son épouse, installés dans l'est de la France, sont décédés avec leur petit-fils Michaël Pellegrini, leur fille Véronique Lyon, mais aussi les beaux-parents de Véronique. C'était "une famille estimée, connue, impliquée dans la vie associative ", a déclaré Gérard Didelot, maire d'Herserange, où ils vivaient.

- Michaël Pellegrini, 28 ans, professeur d'économie au lycée privé des Récollets, à Longwy (est). Sur Twitter, des élèves ont salué sa mémoire, en publiant des photos le montrant riant aux éclats dans sa salle de classe.
Lors du drame, le jeune homme se trouvait avec six membres de sa famille, dont cinq sont décédés. Parmi eux: sa mère, Véronique Lyon, assistante maternelle de 55 ans, et ses grands parents maternels, François et Christiane Locatelli, 82 et 78 ans.
Les deux dernières victimes, Gisèle et Germain Lyon, sont les beaux-parents de Véronique. Agés de 68 et 63 ans, ils vivaient à Bram (sud-est) et étaient "venus passer une soirée en famille", a raconté la maire de Bram, Claudie Méjean, sur la page Facebook de la municipalité. Leur fils Christophe, installé près de Nice, est le seul survivant de cette famille: il a perdu dans l'attentat son épouse, ses parents, ses beaux-parents et le fils de son épouse, issu d'une première union.

- Robert Marchand, 60 ans, était président et entraîneur du club d'athlétisme de Marcigny (centre-est), dont il était originaire. Marié et père d'une fille, il devait assister vendredi à un meeting d'athlétisme à Monaco avec d'autres membres de son club, sortis indemnes de l'attaque. Le maire de Marcigny, Louis Poncet, décrit à l'AFP "un homme très dévoué, qui portait les valeurs du sport et qui les inculquait à tous les enfants qu'il entourait. Il a porté notre petit club d'athlétisme à un haut niveau".

- Viktoria Savtchenko, 20 ans, touriste russe. La jeune fille étudiait à l'Université des Finances auprès du gouvernement russe, à Moscou, a indiqué l'établissement dans un communiqué. Elle se trouvait à Nice en vacances avec une amie, étudiante dans la même université. Cette dernière a été blessée aux jambes "sans que son pronostic vital ne soit engagé", d'après le site russe Novosti-24.

- Mohamed Toukabri, quinquagénaire tunisien. Originaire de Béja (nord du pays), il travaillait comme mécanicien à Nice, selon le ministère tunisien des Affaires étrangères.

- Mino Razafitrimo, 31 ans, assistante de direction. Installée dans la région niçoise depuis 12 ans, cette mère de famille originaire de Madagascar était venue assister au feu d'artifice avec ses deux enfants, âgés de quatre et six ans. "Tous deux ont survécu", a précisé à l'AFP un proche de la victime, qui précise que la jeune femme était une personne "joyeuse" et "très impliquée au sein de la communauté malgache de Nice".

 

(Lire aussi : L'auteur de l'attentat de Nice serait récemment tombé dans le radicalisme)

 

- Zahia Rahmouni, 70 ans, retraitée algérienne. Originaire de Constantine (est), elle était en visite à Nice chez sa fille, selon les autorités algériennes. Sa fille et son petit-fils, présents aux côtés de la septuagénaire pour le feu d'artifice, ont échappé de peu à la mort, selon des médias algériens: quelques secondes avant le passage du camion, le petit garçon aurait en effet échappé à la vigilance de sa mère, qui aurait couru pour le rattraper, s'éloignant ainsi du lieu de l'accident.

- Laurence Tavet, 49 ans. Cette Française mariée à un Algérien originaire de Khenchela, a été tuée avec ses deux petits-enfants, dont Yanis, 7 ans, venus lui rendre visite pour les vacances, a indiqué le ministère algérien des Affaires étrangères.

- Yanis C., 4 ans. Ce garçonnet facétieux et "très en avance" était "un fripon, une canaille, toujours souriant", a raconté son père Michaël au quotidien Nice Matin. Celui-ci a juste eu le temps de saisir sa femme par le bras pour éviter le camion. Yanis qui jouait avec d'autres gamins à quelques mètres de là n'a pas eu cette chance. Installée à Nice depuis trois ans, la famille est originaire de Grenoble (centre-est), et devrait y retourner définitivement, selon le quotidien.

- Roman Ekmaliyan, 56 ans. Géorgien d'origine arménienne, cet homme d'affaires vivait en Belgique. "C'était un homme très intelligent, dans tous les domaines, intéressé par l'histoire, la politique ... C'était utile et intéressant de discuter avec lui", se souvient l'archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, Andrey Eliseev.

- Christine Fabry, 67 ans, et son compagnon Hugues Mismack, 49 ans, venus en famille de Puget-sur-Argens (sud-est). La fille de Christine, Caroline Villani, 44 ans, a été blessée, son fils cadet, 14 ans, est hospitalisé dans un état critique à Nice, l'aîné André, 17 ans, est porté disparu, de même que son oncle Bruno Villani, a indiqué à l'AFP Edith Blondel, adjointe au maire de Puget-sur-Argens.

- Natalia Otto, 57 ans, résidant en Belgique. Cette Kazakhe d'origine russe, enseignante à l'école paroissiale d'Anvers, avait deux filles, dont l'une vivait à Nice. Philologue de formation, "Natalia était une femme très intelligente et gentille, très bonne, très croyante", selon l'archiprêtre de la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, Andrey Eliseev.

- Amie V., 12 ans, fille d'un journaliste d'un magazine basé à Nice, Ressources, qui a annoncé sur sa page Facebook la mort de l'adolescente: "Toute notre équipe est sous le choc. Les mots dont nous sommes censés être les spécialistes sont soudain vidés de sens".

 
*Cet article a été modifié le 28 juillet 2016, l'AFP ayant annoncé avoir été victime d'un faux concernant une personne citée parmi les victimes.

 

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