Lors d'un entretien télévisé jeudi soir, le ministre libanais de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a révélé qu"en appuyant la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, à la présidence de la République, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, avait avalisé un projet qui avait pris forme sur une proposition de la Grande-Bretagne, approuvée ultérieurement par les États-Unis, puis par l'Arabie saoudite".
Les principaux intéressés, Londres et Riyad, n'ont pas tardé à réagir. "Élire un président de la République est une décision et une responsabilité qui revient aux Libanais", a affirmé vendredi la mission diplomatique britannique dans un communiqué. "Nous sommes prêts à travailler avec le prochain président de la République, quel qu'il soit", a ajouté l'ambassade. Et de conclure : "Nous continuons à appeler à l'élection d'un chef de l'Etat le plus tôt possible".
Pour sa part, l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban, Ali Awad Assiri, s'est dit "étonné" des propos de M. Machnouk, qui appartient à la formation haririenne, soutenue par le royaume wahabite.
"Le royaume d'Arabie ne s'est pas mêlé des affaires intérieures libanaises et ne le fera pas, notamment en ce qui concerne le dossier de la présidentielle (...)", a insisté le diplomate saoudien. "Le rôle du royaume se limite à encourager les responsables libanais à trouver une solution à la crise politique et mettre un terme à la vacance présidentielle (...)", a-t-il ajouté.
Jeudi, la 40e séance parlementaire consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République n'a pu se tenir, le quorum des deux-tiers (86 députés sur 128) n'ayant pas été atteint. Une 41e séance a été fixée au 23 juin 2016.
Le Liban est sans président depuis le 25 mai 2014. Les deux candidats favoris pour le moment sont Michel Aoun et le chef du Courant des Marada, Sleiman Frangié, tous deux issus de la coalition du 8 Mars. Leurs relations se sont refroidies ces derniers temps. M. Aoun a reçu le soutien officiel du Hezbollah et de Samir Geagea. M. Frangié est, lui, soutenu par Saad Hariri.
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Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
Élire un président de la République est une décision et une responsabilité qui revient aux Libanais refrain vraiment ennuyant .
07 h 39, le 04 juin 2016