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Économie

Les banques centrales arabes se mobilisent pour l’inclusion financière

Compte-rendu

Les régulateurs ont dit hier vouloir « mettre en place les cadres réglementaires adaptés » pour améliorer l'accès aux services bancaires.

28/04/2016

Le conseil des gouverneurs des banques centrales des 22 pays membres du Fonds monétaire arabe (FMA) a affirmé dans une déclaration publiée hier sa volonté de renforcer l'inclusion financière au niveau régional. Présenté à l'occasion d'une conférence organisée au siège de la Banque du Liban (BDL), le document décline les grandes lignes d'un engagement qui vise notamment à « mettre en place les cadres réglementaires adaptés » pour renforcer l'offre de services financiers et bancaires de base accessibles pour les consommateurs exclus des services traditionnels.

Le conseil des banques centrales arabes a également décidé de consacrer la journée du 27 avril à la promotion de l'inclusion financière dont les pistes de développement ont été détaillées pour l'occasion dans un glossaire. « Toutes les banques centrales des pays représentés au FMA ont prévu de communiquer sur le sujet aujourd'hui afin de convaincre les usagers d'intégrer le système bancaire réglementé », a résumé le directeur du département bancaire au sein de la Banque du Liban (BDL), Nagib Anwar Choucair.

(Lire aussi : Les banques islamiques peinent à s'imposer au Liban)

 

« Gagner du terrain »
Selon les derniers chiffres de la Banque mondiale – repris pendant la conférence –, seules 21 % des populations des pays arabes âgées de 15 ans ou plus étaient titulaires d'un compte bancaire en 2014. « Au Liban, ce taux grimpe à 50 % environ, preuve que le secteur bancaire libanais a pris de l'avance sur ce terrain, même s'il peut encore faire mieux », souligne le directeur du département de recherche du groupe Byblos Bank Nassib Ghobril. Une situation que le gouverneur de la BDL, Riad Salamé, attribue de son côté à « la stabilité de la livre ainsi qu'à l'efficacité de la coopération entre la BDL et le secteur bancaire ».

Après avoir égrené, comme de coutume, les différentes initiatives de la BDL pour venir en aide au secteur privé – comme la prolongation, en janvier, de son mécanisme de subventions de prêts pour l'année 2016 ou la circulaire n° 135 de 2015 sur la restructuration globale des dettes privées –, M. Salamé a rappelé dans son discours que la BDL avait renforcé la réglementation relative à la protection des consommateurs de services bancaires, notamment à travers la circulaire n° 124 de 2010 qui encadre la publicité des crédits ; ou la circulaire n° 134 de 2015 qui consacre une obligation d'information des banquiers vis-à-vis de leurs clients.

Enfin, si l'inclusion financière est surtout perçue comme un moyen « de gagner du terrain sur l'économie parallèle », selon la déclaration des banques centrales, « intégrer les populations les plus défavorisées dans le secteur bancaire permet de favoriser le développement économique et de diminuer ainsi l'influence des groupes terroristes », a fait valoir le secrétaire général de l'Union des banques arabes, Wissam Fattouh.

 

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