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À La Une - Sécurité

"Le Hezbollah est un exemple des activités malveillantes de l'Iran dans la région", estime Carter

Le secrétaire américain à la Défense demande aux pays du Golfe de s'impliquer davantage en Irak.

Le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, le 20 avril 2016, en Arabie saoudite. AFP / FAYEZ NURELDINE

"Le Hezbollah est un exemple des activités malveillantes de l'Iran dans la région", a estimé mercredi à Riyad le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, lors d'une réunion avec ses homologues du Golfe, dans des propos rapportés par plusieurs médias libanais. C'est en se référant à la formation chiite libanaise armée, proche alliée de Téhéran, qu'il a justifié le maintien des sanctions contre l'Iran en matière de terrorisme, selon la même source.

Les pays arabes sunnites du Golfe, l'Arabie saoudite en tête, et les États-Unis sont des alliés militaires historiques. Mais ils sont en profond désaccord quant au retour en grâce de l'Iran chiite, à la faveur de l'accord nucléaire scellé en juillet 2015 et mis en œuvre en janvier, avec la levée d'une grande partie des sanctions contre Téhéran.
Riyad redoute qu'un dégel Washington-Téhéran se fasse à son détriment, même si les Américains se défendent de tout projet de réconciliation avec l'Iran.

Un haut responsable américain avait indiqué la veille que les États-Unis proposent aux pays du Golfe d'intensifier leur coopération de défense notamment en matière de forces spéciales et de capacités maritimes, pour mieux faire face aux activités "déstabilisatrices" de l'Iran dans la région.


(Lire aussi : Obama en Arabie saoudite sur fond de dissensions)


S'impliquer plus en Irak
M.Carter a par ailleurs appelé les monarchies sunnites du Golfe à s'impliquer davantage économiquement et politiquement en Irak. "J'encourage nos partenaire du Golfe à faire plus" en faveur de l'Irak aux prises avec le groupe État islamique (EI), "pas seulement militairement comme l'ont fait l'Arabe saoudite et les Émirats arabes unis (...) mais aussi politiquement et économiquement", a déclaré Ashton Carter dans une brève conférence de presse à l'issue de la réunion. Le "soutien sunnite pour une gouvernance et une reconstruction multiconfessionnelle" en Irak, "particulièrement" dans les régions sunnites du pays, sera "crucial" pour assurer une victoire définitive contre les jihadistes, a-t-il ajouté.

Les États-Unis souhaitent en particulier que les pays du Golfe rouvrent des ambassades à Bagdad, comme l'ont fait les Saoudiens en décembre 2015. Ils souhaitent aussi que ces riches monarchies pétrolières participent financièrement à la reconstruction irakienne, par des contributions via les Nations unies ou même des "organisations non-gouvernementales", selon M. Carter.

La question du soutien à l'Irak devrait être l'un des thèmes abordés lors du sommet jeudi à Riyad réunissant le président américain Barack Obama et ses homologues du Golfe.

Le gouvernement irakien est à majorité chiite et les monarchies sunnites s'inquiètent de l'influence qu'exerce sur lui l'Iran, leur grand rival dans la région. Mais pour l'administration américaine, c'est bien en s'impliquant à Bagdad que les monarchies sunnites peuvent contrer l’influence iranienne.

C'est "un problème de la poule et de l’œuf", a expliqué un haut responsable de la Défense américain. Les monarchies sunnites "veulent que les problèmes politiques (en Irak) soient résolus" avant d'en faire plus. "Mais nous leur disons, faites plus pour favoriser la résolution des problèmes politiques", a indiqué cette source. Selon ce responsable, les monarchies du Golfe veulent, avant d'aider Bagdad, des garanties sur le sort de la minorité sunnite en terme de représentation politique ou d'accès aux ressources budgétaires nationales.


 

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"Le Hezbollah est un exemple des activités malveillantes de l'Iran dans la région", a estimé mercredi à Riyad le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, lors d'une réunion avec ses homologues du Golfe, dans des propos rapportés par plusieurs médias libanais. C'est en se référant à la formation chiite libanaise armée, proche alliée de Téhéran, qu'il a justifié le maintien des sanctions contre l'Iran en matière de terrorisme, selon la même source.
Les pays arabes sunnites du Golfe, l'Arabie saoudite en tête, et les États-Unis sont des alliés militaires historiques. Mais ils sont en profond désaccord quant au retour en grâce de l'Iran chiite, à la faveur de l'accord nucléaire scellé en juillet 2015 et mis en œuvre en janvier, avec la levée d'une grande partie des sanctions contre Téhéran.Riyad...
commentaires (4)

ET QUE FAITES-VOUS SINON TERGIVERSER ET CHANGER D,AVIS TOUS LES JOURS ? OU SONT LES FRAPPES PROMISES ET DECIDEES DES 2012 ET QUI AURAIENT EVITE TOUS LES CARNAGES BARBARES DE CE MODERNE GENOCIDE DONT VOUS PORTEZ LA GRANDE RESPONSABILITE ??

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

16 h 55, le 21 avril 2016

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Commentaires (4)

  • ET QUE FAITES-VOUS SINON TERGIVERSER ET CHANGER D,AVIS TOUS LES JOURS ? OU SONT LES FRAPPES PROMISES ET DECIDEES DES 2012 ET QUI AURAIENT EVITE TOUS LES CARNAGES BARBARES DE CE MODERNE GENOCIDE DONT VOUS PORTEZ LA GRANDE RESPONSABILITE ??

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 55, le 21 avril 2016

  • Tout ce qui dérange les eu dans notre région est bon pour la région, et tout ce qui est avec eux, comme les criminels occupants judeo-sionistes et les takfiro-wahhabites est malveillant et néfaste pour la région. Dons je suppose que le Hezb ne peut qu'être satisfait de ces déclarations.

    Ali Farhat

    03 h 05, le 21 avril 2016

  • QUI A OUVERT LA VOIE DE L,IRAQ A L,IRAN SI CE N,EST LE LUNATIQUE ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    21 h 16, le 20 avril 2016

  • Entre Trump et Carter on ne comprend plus la politique des États-Unis .

    Sabbagha Antoine

    19 h 47, le 20 avril 2016

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