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A l'étranger, des déclarations de Trump font dresser les sourcils sans trop inquiéter

Primaires aux Etats-Unis

Le prétendant républicain et Hillary Clinton "trouveront des excuses pour imposer de nouvelles sanctions sur des sujets tels que les missiles, les droits de l'Homme et le terrorisme"

OLJ/AFP/Guy JACKSON
16/04/2016

Favori des primaires républicaines dans la course à la Maison Blanche, Donald Trump fait dresser les sourcils dans le monde entier, avec ses déclarations à l'emporte-pièce en politique étrangère, mais les pays qu'il met en cause s'en inquiètent de moins en moins.

En suggérant que l'Otan est "obsolète" et que le Japon et la Corée du Sud devraient se doter de l'arme nucléaire pour alléger le fardeau des Etats-Unis, Donald Trump a remis en question des principes cardinaux de la diplomatie américaine depuis des décennies.

Tant le président Barack Obama que le chef de la diplomatie américaine John Kerry ont vivement condamné ces propos.
"Il ne connaît pas grand chose de la politique étrangère", a déclaré M. Obama, qui a ajouté que les dirigeants étrangers l'interrogent régulièrement sur les "commentaires farfelus" qu'ils entendent du prétendant républicain. Venu visiter le mémorial d'Hiroshima, le 11 avril, M. Kerry a qualifié d'"aberration" la proposition de Trump de doter de la bombe atomique le Japon et la Corée du sud, qui a provoqué l'indignation au Japon.
Kazuhiro Maeshima, politologue de l'université Sophia de Tokyo, qualifie les propos de M. Trump de "formule creuse" parce que l'accord de défense entre les Etats-Unis et le Japon sert avant tout l'intérêt de Washington.

 

(Lire aussi : A quoi ressemblerait la politique étrangère du président Trump?)

 

Bien qu'il fasse course en tête chez les Républicains, M. Trump semble avoir peu de chances de l'emporter face à la candidate probable du camp démocrate, Hillary Clinton. Mais la question est de savoir si ses déclarations risquent ou non de porter atteinte à la diplomatie américaine.

Le prétendant républicain a provoqué la consternation en déclarant que sa "priorité numéro un" serait, s'il est élu, de démonter l'accord sur le nucléaire iranien, patiemment et douloureusement élaboré entre les grandes puissances et Téhéran, qu'Israël a condamné. "Quand je serai président, on en finira tout de suite de la période où on traitait Israël comme un citoyen de seconde zone", a-t-il déclaré devant le plus influent des lobbys pro-Israël du pays.

Pour Nimrod Goren, président du Mitvim (Institut israélien pour la diplomatie régionale), ce soutien appuyé du milliardaire américain à l'Etat hébreu ne doit pas faire illusion, "car concernant Trump, on se pose toujours des tas de questions, étant donné qu'il n'est pas un politicien républicain traditionnel".

 

(Lire aussi : Devant les juifs américains, Clinton et Trump s'affrontent sur Israël)

 

Nouvelles sanctions
Selon lui, Donald Trump, tout comme son rival républicain Ted Cruz qui a également remis en question l'accord avec l'Iran, ont peu de chances de s'attirer les voix du lobby pro-Israël, avec de tels propos à l'emporte-pièce.

En Iran, les déclarations spectaculaires de M. Trump ne semblent pas non plus impressionner outre-mesure.  "Premièrement, je ne vois pas Trump remporter les élections, et même si c'est le cas, je ne le vois pas très différent de Clinton. Dans les deux cas, les choses seront un peu plus difficiles concernant la politique iranienne", estime Nasser Hadian, professeur en relations internationales à l'université de Téhéran.
"L'un comme l'autre trouveront des excuses pour imposer de nouvelles sanctions sur des sujets tels que les missiles, les droits de l'Homme et le terrorisme. La seule grande différence est que Trump a beaucoup moins de légitimité internationale que Clinton", ajoute cet analyste de tendance modérée, proche du gouvernement.

Certains des commentaires de M. Trump ont encouragé ses opposants à dire qu'il n'est tout simplement pas fait pour le job.
Le prétendant républicain a dit à plusieurs reprises qu'il approuvait l'utilisation des simulacres de noyade pour faire parler les suspects de terrorisme. Ted Cruz est du même avis, et estime que le "waterboarding" ne constitue pas à proprement parler une torture.
"Les Etats-Unis sont opposés à l'utilisation de la torture, toujours, sous toutes ses formes, par qui que ce soit, qu'il s'agisse ou pas d'agents du gouvernement", a commenté récemment John Kerry, sans accuser nommément les deux Républicains.

 

 

 

Lire aussi
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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Avec sa "moumoute et ses implants" à ce faux "Paon", on aurait dit, yîîîh, Marîîîne.... Le Pe(ao)n !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

UN AUTRE LUNATIQUE ? OU L,HOMME FORT CLINTON ?

AIGLEPERçANT

C'est surtout que ce n'est qu'un épouvantail pour faire diversion à la vraie bataille électorale qui se jouera entre sanders juif polonais anti-sioniste , détesté par le lobby juif de l'aipac , et hillary qui que du promettre la lune à ce lobby .

D'où leur choix de se porter sur cette carpette .

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