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Nos lecteurs ont la parole - Sylvain Thomas

L’hostie de Pâques

L'amour de Dieu pour nous s'est manifesté et nous est devenu visible parce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions avec le Fils et dans le Fils et par le Fils, car tous ceux qui ne vivent pas par le Fils n'y voient pas encore très clair dans leur cheminement spirituel.
S'il y avait quelque part un riche monarque qui ait une fille belle et qu'il la donnât au fils d'un pauvre homme, tous ceux qui appartiennent à cette famille en seraient élevés et anoblis. Dieu s'est fait homme et par voie de conséquence tout le genre humain est élevé et anobli. Nous pouvons donc nous réjouir que le Christ, notre frère, se soit élevé par sa propre puissance au-dessus de tous les chœurs des anges et soit assis à la droite de Dieu, le Père.
L'honneur appartient à Dieu. Quels sont ceux qui honorent Dieu ? Ceux qui sont complètement sortis d'eux-mêmes, qui ne cherchent absolument rien qui leur soit propre en aucune chose, quelle qu'elle soit, grande ou petite, qui visent le bien, l'honneur et le royaume céleste, et qui sont sortis de tout ce qui leur est propre : ces fidèles rendent honneur à Dieu, ils honorent Dieu véritablement et lui donnent ce qui est à Lui, car Il occupe l'immensité du ciel qui est infini et sa présence sur la terre occupe tout millimètre carré d'espace libre et tout millimètre carré de l'espace infini du ciel ? Il est tout près de chacun de nous et de chacun des élus, comme aussi des anges et des saints.
Ainsi on donne de la joie aux anges et aux saints. Ô merveille au-delà de toute merveille ! Un homme peut-il en cette vie donner de la joie à ceux qui sont dans la vie éternelle ? Oui, en vérité ! Chaque saint a un si grand plaisir et une joie si inexprimable pour toute bonne œuvre ; par un si bon vouloir ou un si bon désir qu'ils finissent par avoir une grande joie qu'aucune bouche n'est capable d'exprimer, ni un cœur d'imaginer cette immense joie éprouvée.
Pourquoi en est-il ainsi ? Parce qu'ils aiment Dieu hors de toute mesure, ils ont tant d'amour pour Lui que Son honneur leur est plus cher que leur béatitude. Ils ont choisi le martyre, la vénération, le sacrifice, le renoncement, le sacré, la gloire de Dieu, Lui, l'Infini, l'Absolu, l'Éternel ? l'Immortel, l'Immuable, le Souverain, le Céleste dans ce ciel qui peut contenir l'humanité entière née depuis la Création du monde et au-delà jusqu'aux siècles des siècles et des millions de milliards de siècles... « ad vitam aeternam » une éternité qui ne finit jamais, puisque le ciel est infini. On peut imaginer mille siècles, des millions de siècles autant que nous voudrons, mais tous ces millions de siècles mis en comparaison avec l'éternité ne sont comme rien, car ces millions auraient une fin : or après eux l'éternité serait toujours entière, comme si elle ne venait que de commencer.
Les prières, les bonnes actions, l'état de grâce réjouissent non seulement les saints et les anges, et même bien plutôt : Dieu lui-même en éprouve une aussi grande joie et une grande satisfaction, que c'est là Sa Béatitude ordinaire, et Son Être y est attaché et Son agrément, et Son bienfait, et Son ravissement, sans oublier la Sainte Vierge qui nous a visités depuis les apparitions de Lourdes, de Fatima et de Medjugorge pour nous inviter elle aussi au ciel, eh bien, notons-le ! Si nous ne voulions servir Dieu pour aucune autre raison que la grande joie qu'en éprouvent ceux qui sont dans la vie éternelle et dans la félicité céleste avec « Dieu lui-même », nous pouvons le faire volontiers et avec tout notre zèle. On doit également apporter notre aide à ceux qui sont au purgatoire par la prière et édifier ceux qui sont encore en vie sur terre pour qu'ils mettent leur main dans la main de Dieu.
N'oublions pas les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Il y a plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour cent justes ! »
Celui-là est juste d'une manière – et dans un autre sens ceux-là sont justes – qui reçoivent de Dieu toutes choses, quelles qu'elles soient, de la même manière, que ce soit grand ou petit, agréable ou pénible, et tout à fait de la même manière, ni plus ni moins, une chose comme l'autre.
« Nous sommes totalement transformés et changés en Jésus-Christ pour l'adorer à l'intérieur de notre âme en "esprit et en vérité" tant que l'hostie ne s'est pas dissoute dans notre bouche, ensuite le Christ est présent spirituellement en nous. » De la même manière que, dans le sacrement d'eucharistie, le pain est transformé au corps de Notre Seigneur, tant qu'il y ait de pains, c'est cependant un seul corps. De la même manière, si tous les pains étaient transformés en notre doigt, il n'y aurait pourtant pas plus d'un doigt. Si, d'autre part, mon doigt était transformé en pain, ceci serait autant que cela. Car ce qui est transformé en une autre chose ne fait qu'un avec elle. Ce raisonnement logique est applicable lors de consécration de l'hostie au corps et au sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. De même, nous sommes transformés en hommes et femmes saint(e)s, puisque nous sommes en état de grâce avant la communion. Ô prodige au-delà de tout prodige ! Nous accueillons Dieu en nous.
L'agir et le devenir ne sont qu'un. Quand le charpentier n'agit pas, la maison ne se fait pas. Quand la hache repose, le devenir repose aussi. Dieu et nous, nous sommes « un » dans cette opération : il opère par la sainte communion dans l'hostie et nous devenons l'équivalent des élus. Le feu transforme en soi ce qui lui est apporté et devient sa nature. Ce n'est pas le bois qui transforme le feu en soi, c'est le feu qui transforme en soi le bois. De même, nous sommes transformés en élus en sorte que nous connaîtrons Dieu tel qu'il est. Saint Paul dit : « Ainsi nous le connaîtrons, je le connaîtrai autant qu'il me connaîtra, ni moins ni plus, absolument de même. » Les justes vivront éternellement et leur récompense est près de Dieu, toute semblable. Ils jubileront éternellement dans la béatitude en compagnie des anges, des archanges et des séraphins comme aussi des parents, amis et connaissances retrouvé(e)s au ciel.
L'hostie de Pâques est la même hostie du dimanche et chaque dimanche nous fêtons la « résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ ainsi que celle de tous les jours lorsque nous assistons à la messe. Que notre cœur devienne le tabernacle de Dieu où brillent et sont présents également le Christ et le Saint-Esprit. Que Pâques soit notre cheminement de ce monde à l'autre par l'état de grâce et l'adoration. Après réception de l'hostie de Pâques, on continue par une « action de grâce » pour remercier le Christ d'avoir assumé la rédemption du monde entier et d'être en nous. Ainsi, nous comprendrons par la grâce de Dieu le sens de l'immortalité de l'âme et de notre vie éphémère. Ensemble, fêtons cette fête de Pâques en étant chrétiennement convaincus, imprégnés et confiants que le Christ est ressuscité, vraiment ressuscité et à la droite de Dieu. Alléluia ! Alléluia ! « L'œil de l'homme n'a jamais vu et l'oreille n'a jamais entendu ce que Dieu réserve à ses élu(e)s ! »

Sylvain THOMAS

L'amour de Dieu pour nous s'est manifesté et nous est devenu visible parce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions avec le Fils et dans le Fils et par le Fils, car tous ceux qui ne vivent pas par le Fils n'y voient pas encore très clair dans leur cheminement spirituel.S'il y avait quelque part un riche monarque qui ait une fille belle et qu'il la donnât au fils d'un pauvre homme, tous ceux qui appartiennent à cette famille en seraient élevés et anoblis. Dieu s'est fait homme et par voie de conséquence tout le genre humain est élevé et anobli. Nous pouvons donc nous réjouir que le Christ, notre frère, se soit élevé par sa propre puissance au-dessus de tous les chœurs des anges et soit assis à la droite de Dieu, le Père.L'honneur appartient à Dieu. Quels sont ceux qui honorent Dieu ? Ceux qui...
commentaires (2)

Tout cela, et cent autres objections qui crèvent les yeux, on les oublie dans l'ivresse de cette illusion "plausible". Que l’on cherche la "Vérité Vraie", d’accord, OK. Mais, après avoir démoli tous les dogmatismes a priori, que certains ne songent point à leur tour à endoctriner. Qu’ils ne taillent pas au genre humain une nouvelle besogne par de nouveaux ou pareils gâchis. Qu’ils ne se fassent pas les dithyrambes d'encore plus de "croyances" ! Il faut, à contrario, plutôt accueillir et encourager tous les "Sentiments Vrais" ; et il ne faut jamais regarder un profond questionnement comme totalement épuisée.... Et quand on aura jusqu'au dernier argument usé, il faudra encore recommencer même avec de la nostalgie s’il le fallait. À cette condition, oui avec grand plaisir "déblatérons", sinon à quoi bon : c’est non, car cela deviendrait fort spécieux pour de bon !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 56, le 26 mars 2016

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Commentaires (2)

  • Tout cela, et cent autres objections qui crèvent les yeux, on les oublie dans l'ivresse de cette illusion "plausible". Que l’on cherche la "Vérité Vraie", d’accord, OK. Mais, après avoir démoli tous les dogmatismes a priori, que certains ne songent point à leur tour à endoctriner. Qu’ils ne taillent pas au genre humain une nouvelle besogne par de nouveaux ou pareils gâchis. Qu’ils ne se fassent pas les dithyrambes d'encore plus de "croyances" ! Il faut, à contrario, plutôt accueillir et encourager tous les "Sentiments Vrais" ; et il ne faut jamais regarder un profond questionnement comme totalement épuisée.... Et quand on aura jusqu'au dernier argument usé, il faudra encore recommencer même avec de la nostalgie s’il le fallait. À cette condition, oui avec grand plaisir "déblatérons", sinon à quoi bon : c’est non, car cela deviendrait fort spécieux pour de bon !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 56, le 26 mars 2016

  • Un surréalisme.... qui réveille !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 34, le 26 mars 2016

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