X

Campus

Léa Moukanas : Créer une association caritative à 15 ans, toute une expérience !

Portrait

La lycéenne libanaise a fondé, en France, l'association Aïda pour la lutte contre le cancer des enfants et s'est vue décerner à Paris, en 2015, le prix « Jeune et bénévole ». Rencontre avec une jeune fille d'une rare générosité.

Carole AWIT | OLJ
04/03/2016

À l'âge de 15 ans, Léa surprend ses proches avec sa détermination à vouloir créer son association dédiée aux enfants souffrant de cancer. Cet élan, elle le puise dans une blessure qui peine à cicatriser : le décès de sa grand-mère Aïda des suites d'une leucémie. Pour maintenir sa mémoire vivante, Léa décide de concrétiser ce projet qui lui est dédié et d'entraîner avec elle bon nombre de jeunes. En janvier 2015, portée par le dynamisme d'un petit groupe d'adolescents bénévoles, l'association Aïda pour la lutte contre le cancer des enfants voit le jour. « La jeunesse n'est pas un frein quand on veut s'investir. Nous avons de l'audace, nous pensons pouvoir changer le monde : c'est ce qui rend notre expérience associative efficace et puissante », confie Léa Moukanas, née au Liban mais vivant en France avec sa famille depuis quelques années. La lycéenne de 16 ans, en première ES (série économique et sociale), pense donc que son âge est un atout permettant d'attirer l'attention des gens sur son association caritative qui compte près de 91 bénévoles et qui a récolté, en un an, 30 000 euros.

Un projet ambitieux
L'association Aïda, qui a fêté sa première année de création, se donne pour mission de réaliser sur le terrain plusieurs actions bénévoles. La priorité est de soutenir au quotidien des familles dont les enfants souffrent de cancer, en les accompagnant lors des différentes étapes du traitement et en œuvrant pour réaliser les rêves des malades. Ensuite, plusieurs événements sont créés au cours d'une même année pour collecter des fonds dédiés à la recherche sur le cancer des enfants et des adolescents. Enfin, l'association a pour objectif de sensibiliser la jeunesse sur une pathologie qui affecte chaque année bon nombre de personnes. « Nous avons pu, durant les derniers mois, nous occuper de quelques familles et travailler avec détermination pour concrétiser les rêves de leurs enfants. Nous avons organisé des rencontres avec des célébrités et des visites à Disneyland, et collecté de l'argent pour l'association Laurette Fugain et la recherche sur les cancers pédiatriques » explique Léa.

Une expérience humaine
La jeune fille, qui a toujours été attirée par le bénévolat, ne regrette pas de s'être lancée dans ce projet ambitieux. Même si son travail associatif la met en contact quotidien avec la souffrance des familles et des patients, elle en sort grandie. « Se confronter à des choses aussi difficiles que la mort et la maladie permet au jeune bénévole de relativiser et d'apprécier la vie. Je dirai même qu'aider les autres donne des ailes », confie Léa qui ressent le besoin de consacrer bon nombre d'heures hebdomadaires à l'association qu'elle préside. Depuis qu'elle s'est investie dans son projet, elle se sent plus épanouie et, pour le grand plaisir de ses parents, ses résultats scolaires sont meilleurs. En plus de changer le quotidien des malades, l'association Aïda a permis à l'adolescente d'avoir davantage confiance en elle et d'aller vers les autres plus
facilement.
Le courage, le dynamisme, l'engagement et la détermination de Léa Moukanas lui ont valu de remporter, en 2015, le prix « Jeune et bénévole », créé par l'association Tous Bénévoles en France, qui récompense les meilleurs témoignages des 15 à 25 ans en faveur du bénévolat.
Ce titre a permis à Léa de mettre en lumière son travail et de faire parler de son association caritative. Sur 80 personnes, soixante-cinq jeunes motivés, en provenance de cinq lycées parisiens, ont rejoint la famille Aïda. La jeune Libanaise conclut, avec émotion : « Les bénévoles témoignent d'une mobilisation et d'un enthousiasme sans failles. Cette expérience humaine, faite de partages et de moments forts, nous aidera à grandir en même temps que l'association. »
Le rêve de Léa Moukanas est de pouvoir créer une branche de l'association Aïda au Liban. Plus tard, la lycéenne prévoit de faire des voyages et de suivre des études supérieures pour devenir professeure ou journaliste. Une chose est certaine, son investissement dans le monde associatif a de beaux jours devant lui.

Page Facebook : https ://www.facebook.com/associationaidapourlaluttecontrelecancer/

 

En partenariat avec :

 

À la une

Retour à la page "Campus"

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

Pays : Liban ; capitale : Téhéran

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué