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Liban - Exposition permanente

Archéologie et culture entrent de plain-pied à l’AIB

Une exposition permanente d'œuvres datant de diverses époques peut d'ores et déjà être admirée dans la zone de départ de l'aéroport de Beyrouth. Une initiative du ministère de la Culture.

Les ministres Araiji et Zeaïter levant le voile sur une superbe mosaïque byzantine à l’AIB. Photos Jamal Saïdi/Reuters

À votre prochain départ de l'aéroport de Beyrouth, pensez à admirer des... chefs-d'œuvre archéologiques. À partir d'aujourd'hui, 37 œuvres datant de diverses époques, allant de l'ère phénicienne aux Mamelouks, sont exposées en plusieurs endroits de la zone des départs. Des œuvres remarquables, parmi lesquelles deux impressionnants lions datant de l'époque romaine, trouvés à Beyrouth, des chefs-d'œuvre venant de Tyr, une superbe mosaïque byzantine découverte dans une église à Chehim, des statuettes de l'époque hellénistique, etc. De quoi rendre le passage vers d'autres cieux plus enrichissant.


L'archéologie mais aussi la culture plus récente ont désormais la part belle à l'AIB. Quelque 17 écrans ont été disposés dans la zone des départs, mais aussi la zone d'arrivée, sur lesquels défilent continuellement des informations brèves sur près de 250 personnalités ayant marqué l'histoire plus ou moins récente du Liban, que ce soit dans les domaines de l'écriture, de l'art, de la pensée... Le portrait, le nom, les principales œuvres et les dates de naissance (et de mort si c'est le cas) sont indiqués sur un fond bleu.
Cette exposition permanente a été inaugurée hier par les ministres des Travaux publics et des Transports Ghazi Zeaïter et de la Culture Rony Araiji, ainsi que par le vice-président de la Banque du Liban, Mohammad Baassiri. Ces trois institutions ont collaboré pour que le projet voie le jour.


Interrogée par L'Orient-Le Jour sur la teneur de l'exposition, Anne-Marie Afeiche, conservatrice du musée national, explique que « la collection a été prêtée de manière permanente par le ministère de la Culture au ministère des Travaux publics et des Transports, ce qui signifie que les œuvres ne seront pas remplacées à un moment ou à un autre ».
Elle ajoute : « Cette collection couvre plusieurs époques de notre histoire – phénicienne, hellénistique, romaine, byzantine, mamelouke –, et ces œuvres proviennent de fouilles dans diverses régions. Nous sommes toujours à la recherche d'objets qui apportent des indications sur notre civilisation. »
Mme Afeiche précise que « tous ces objets proviennent de la Direction générale des antiquités, ils font partie de la collection nationale mais n'étaient pas exposés au préalable au musée national ». « Nous avons encore d'autres objets dans nos réserves, qui attendent d'être exposés, poursuit-elle. C'est là une belle occasion de les présenter à un large public qui passe par cette zone des départs. »
Les objets sont accompagnés d'explications en trois langues, qui soulignent leur nature, leur provenance et leur datation.

 

Dans la zone de départ plutôt qu'à l'arrivée
Pour sa part, le ministre de la Culture a fait valoir, dans la courte conférence de presse tenue sur place, que le Liban est un pays à la culture très riche, dont l'histoire est jalonnée de nombreuses figures culturelles marquantes. « Nous avons voulu, à travers ce projet, mettre en valeur ces deux caractéristiques du Liban, l'histoire et la culture, a-t-il poursuivi. Ainsi, nous avons choisi d'exposer des pièces archéologiques de grande valeur, qui remontent à diverses époques historiques et ont été recueillies en différentes régions libanaises. Pour ce qui est de la culture, nous avons installé dix-sept écrans dans tout le hall de départ sur lesquels défilent les noms de quelque 250 personnalités libanaises, accompagnés des informations essentielles. Libanais, émigrés et étrangers auront ainsi une idée de la culture libanaise. »


Sur le choix de la zone de départ au lieu de la zone d'arrivée pour installer cette exposition, M. Araïji a estimé que « les touristes qui viennent au Liban vont repartir tôt ou tard. Or, quand il est en instance de départ, le voyageur a plus de temps pour admirer de telles œuvres. De plus, d'un point de vue sécuritaire, il est préférable de garder des œuvres d'une telle valeur dans le hall des départs. Toutefois, les écrans sont également présents dans les halls d'arrivée ».


Le ministre Ghazi Zeaïter a rendu hommage aux idées présentées et concrétisées par le ministre de la Culture, qui ont donné à l'aéroport une nouvelle identité. Il a salué la mise en place de la nouvelle exposition permanente d'œuvres archéologiques ainsi que les portraits de grandes figures passées du Liban.
Pour ce qui est des écrans, Alain Hochar, qui représentait, au cours de l'inauguration, l'équipe de M&C Saatchi ayant travaillé sur le projet, indique à L'OLJ que c'est le ministère qui a choisi les personnalités à mettre en avant. « Il s'agit de plus de 200 personnalités qui ont marqué la culture, l'art ou l'histoire au Liban », ajoute-t-il. Pour lui, « l'important est que les touristes sachent que sur cette terre, il n'y a pas que le soleil, le ski, les boîtes de nuit, mais aussi un patrimoine culturel très important à explorer ».

 

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À votre prochain départ de l'aéroport de Beyrouth, pensez à admirer des... chefs-d'œuvre archéologiques. À partir d'aujourd'hui, 37 œuvres datant de diverses époques, allant de l'ère phénicienne aux Mamelouks, sont exposées en plusieurs endroits de la zone des départs. Des œuvres remarquables, parmi lesquelles deux impressionnants lions datant de l'époque romaine, trouvés à...

commentaires (1)

Excellente initiative ! Bravo ! Oui, mais quid des "Ordures" ?

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

03 h 53, le 19 décembre 2015

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Commentaires (1)

  • Excellente initiative ! Bravo ! Oui, mais quid des "Ordures" ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 53, le 19 décembre 2015

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