Contrairement aux apparences, il n'y a pas plus heureux que les agités de la politique depuis qu'ils font danser le cow-boy zghortiote au milieu de leurs appétits les plus farfelus. Plus de deux semaines déjà que les briscards se le renvoient comme une peau de balle dans un terrain en friche. Entre le Barbichu des sables, le fiston Gemayel et le général orangé, sa stratégie tourne à la guignolade et se perd au milieu des confettis de têtes jetées en pâture à des politiciens affamés, alignés devant la mangeoire.
Longtemps attendue par ceux qui n'ont que ça à faire, la rencontre du siècle entre le Tsunamichel grognon et le Franju écru aura duré moins d'une heure. Dialogue pour le moins difficile ! Mongénéral, comme d'habitude, parlait de lui-même à la troisième personne, ce qui obligeait son interlocuteur à se retourner sans cesse pensant que quelqu'un d'autre était entré dans la pièce. Banco ! Il ne s'était pas trompé : le Basileus s'est littéralement parachuté dans le fauteuil en face, résultat d'un coup tordu de son beau-père.
Bref, aucun des trois n'a écouté l'autre, mais ils se sont entendus sur la nécessité de s'entendre. Ce qui ne mange pas de pain et complète admirablement la table de verbiage dressée par Istiz Nabeuh dans sa chaumière de Aïn el-Tiné.
Maintenant, y a plus qu'à attendre la déflagration verbale, dont les premières diphtongues commencent déjà à infiltrer le neurone orphelin de leurs sous-fifres et partisans, lesquels s'en iront ensuite les débiter en grosses tranches épaisses sous forme de propos d'entonnoir.
Résumé du barnum : tous les Libanais sont pour l'élection d'un président le jour où les neuneus de la politique cesseront de s'étriper. Et sans doute aussi pour les coqs le jour où ils cesseront de chanter et les ânes de braire.
gabynasr@lorientlejour.com
Longtemps attendue par ceux qui n'ont que ça à faire, la rencontre du siècle entre le Tsunamichel grognon et le Franju écru aura duré moins d'une heure. Dialogue pour le moins difficile ! Mongénéral, comme d'habitude, parlait de lui-même à la troisième personne, ce qui obligeait son interlocuteur à se...


Cher Gaby Nasr, Inutile de siffler pour un âne qui ne veut pas boire. Comment faire comprendre à Michel Aoun que sa vassalité et son assujettissement au Hezbollah ne feront jamais de lui un candidat neutre, souverainiste et consensuel ? Que le derviche tourneur Istiz Nabeuh tournoie de gauche à droite ou de droite à gauche, le problème reste le même.
16 h 40, le 11 décembre 2015