Rechercher
Rechercher

À La Une - Liban

La crise des déchets s'impose à la table du dialogue

Le collectif "Vous puez!" appelle à une marche blanche jeudi.

Les participants à la huitième séance du dialogue interlibanais, au Parlement, le 26 octobre 2015. Photo Ani

La huitième séance du dialogue interlibanais initié par le président de la Chambre Nabih Berry, qui a débuté lundi à midi au Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, s'est achevée trois heures plus tard, en l'absence du président des Kataëb, Samy Gemayel, qui a annoncé avant la séance du jour que son parti suspendait sa participation, sur fond de crise des déchets qui s'est imposé à l'ordre du jour après les pluies de la veille. La prochaine séance a été fixée au mardi 3 novembre prochain.


Outre les représentants des Kataëb, le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, pour des raisons de santé, et le chef du bloc parlementaire du Futur Fouad Siniora, actuellement à l'étranger, étaient absents lors de la séance du jour. Ils ont été respectivement remplacés par Ghazi Aridi, d'une part, et par Atef Majdalani et Ahmad Fatfat, de l'autre.
Outre MM. Berry et Pakradounian, le Premier ministre, Tammam Salam, le vice-président de la Chambre Farid Makari, le chef du bloc du Hezbollah, Mohammad Raad, le chef des Marada, Sleiman Frangié, celui du bloc du changement et de la réforme, Michel Aoun, Ibrahim Kanaan, député du Courant patriotique libre, le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, le chef du Parti syrien national social, Assaad Hardane, et le député Michel Murr étaient notamment présents à la séance.


Consacré lors de toutes les séances précédentes au dossier de l'élection d'un chef de l'Etat, placé en tête de l'ordre du jour, le dialogue national a vu surgir un nouveau dossier, celui de la crise des déchets.
Avant la séance du jour, Samy Gemayel a annoncé que son parti suspendait sa participation à la table du dialogue, en attendant que des solutions soient trouvées aux "causes urgentes à commencer par celle des déchets", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Lors d'une conférence de presse tenue plus tard dans la journée, il a lancé une violente charge contre l'ensemble des responsables de la crise des déchets à ses yeux. M. Gemayel s'est notamment adressé au Premier ministre, Tammam Salam. "Pourquoi l'état d'urgence n'a-t-il pas été décrété ? Pourquoi le Conseil des ministres ne se réunit-il pas ?", s'est-il interrogé, l'exhortant à s'exprimer et à désigner les responsables de la crise des déchets".
"Nous sommes solidaires du peuple et nous refusons que les dossiers soient reportés d'une table de dialogue à l'autre et qu'aucun conseil des ministres ne soit convoqué. Un Etat qui laisse les choses dériver à ce point montre qu'il n'existe pas", a-t-il indiqué, appelant les activistes de la société à poursuivre le combat, mais dans les règles.


Marche blanche jeudi
Interrogé à l'issue de la séance de dialogue, le représentant du Tachnag, le député du Metn, Hagop Pakradounian a pour sa part affirmé que la question du dépotoir de Bourj Hammoud était "une ligne rouge", estimant que "la région supporte la présence des déchets depuis 20 ans".

Avec les fortes pluies, enregistrées dans la matinée de dimanche, les déchets amoncelés depuis des mois dans certaines villes du Liban se sont déversés dans les rues, en véritables rivières d'ordures. Depuis le 17 juillet, et la fermeture programmée bien à l'avance de la décharge de Naamé, le gouvernement n'a pas été capable de mettre en œuvre un plan pour gérer la crise des déchets. Une opération d'appel d'offres a été lancée avant d'être annulée fin août, puis le ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, a lancé, début septembre, un plan qui n'a toujours pas été mis en œuvre.


Dans ce contexte, le collectif d'activistes de la société civile "Vous puez!" a appelé à une marche blanche jeudi entre le musée de Beyrouth et le quartier d'Aïn el-Mreissé, pour protester contre la crise des déchets et ses responsables.

"Si vous n'êtes ni des corrompus, ni des voleurs, vous les couvrez", a indiqué l'une des porte-paroles du collectif lors d'une conférence de presse, assurant que le collectif se situait "en dehors du jeu politique du pays" et que le mouvement a montré qu'il avait "dépassé toutes les considérations communautaires".
"Vous avez fait croire que le plan que vous avez présenté était le seul possible", a-t-elle indiqué, estimant que "tout le monde assume la responsabilité de la situation du pays, 8 et 14 Mars".

Assurant n'avoir "aucun plan de destruction du pays", le collectif a souligné que le mouvement de contestation civile était "pacifique", critiquant "la façon dont le pouvoir envoie les forces de l'ordre face à nous" et dénonçant "les arrestations arbitraires".

 

Lire aussi
Entre la haririsation de Salam et les menaces des joumblattistes...

Tempête, ordures et dégâts...

Bou Faour : Nous sommes arrivés à ce que l'on redoutait le plus


La huitième séance du dialogue interlibanais initié par le président de la Chambre Nabih Berry, qui a débuté lundi à midi au Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth, s'est achevée trois heures plus tard, en l'absence du président des Kataëb, Samy Gemayel, qui a annoncé avant la séance du jour que son parti suspendait sa participation, sur fond de crise des déchets qui s'est...

commentaires (3)

PARAVENTISSIMEMENT DARTAGNAN CONTINUE SUR SA LANCÉE...

DENIONS LA CENSURE.GARDONS NOS LIBRES EXPRESSIONS.

19 h 49, le 26 octobre 2015

Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • PARAVENTISSIMEMENT DARTAGNAN CONTINUE SUR SA LANCÉE...

    DENIONS LA CENSURE.GARDONS NOS LIBRES EXPRESSIONS.

    19 h 49, le 26 octobre 2015

  • La next time qu'il vienne avec Mme Meteo . On pourra savoir quand les prochaines pluies vont pousser plus loin les dechets , ou s'ils vont rester sur place . Il faudra bien un jour que le Kheneral Phare Aoun preside a nos destins de libanais perdus, pour nous nettoyer tout ca . .

    FRIK-A-FRAK

    18 h 21, le 26 octobre 2015

  • L'éternel vrai/faux candidat octogénaire (83 ans) est venu avec son disque usé sur le Président fort (sic). Epuisé par sa course contre la montre de l'âge, il susurre toujours inlassablement la vieille rengaine "Moi ou personne". C'est trop tard, il a perdu sur toute la ligne, le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière. Adieu au roi Ubu.

    Honneur et Patrie

    16 h 58, le 26 octobre 2015

Retour en haut