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Économie

Une start-up libanaise primée à Paris pour son capteur d’allergènes

Interview

Le 16 octobre, le capteur intelligent d'allergènes Air a remporté le premier prix de la catégorie « Objets connectés » du concours de start-up francophones organisé par les anciens élèves français de l'école de commerce espagnole Instituto de Empresa. Ses créateurs, Cyrille Najjar et Ève Tamraz, reviennent pour « L'Orient-Le Jour » sur leur innovation.

24/10/2015

Que représente ce prix pour votre start-up White Lab ?
Le « IE Venture Day Francophone » est le volet français des compétitions internationales organisées par l'Instituto de Empresa Business School. Son objectif est de promouvoir l'écosystème d'innovation francophone. Douze projets internationaux dans le domaine du Big Data ou des objets connectés – parmi une soixantaine proposés initialement sur dossier – ont été soumis au verdict d'investisseurs locaux et internationaux.
Le fait qu'Air ait été récompensé par ce prix constitue donc une reconnaissance de l'excellence de la technologie, du design et du business model de White Lab. Cette compétition nous a permis d'avoir une certaine visibilité et d'être approchés par d'importants investisseurs du secteur. De manière générale, les « IE Venture Days » ont déjà permis à des start-up de lever plusieurs millions d'euros.

 

Vous présentez Air comme une première mondiale, en quoi ce capteur est-il différent des autres ?
Il existe déjà des détecteurs analysant la composition et la qualité de l'air, mais Air est le premier capteur intelligent d'allergènes dans l'air. Il a fallu 9 mois pour le mettre au point et le tester.
Muni de huit capteurs et relié à une application mobile gratuite (qui sera disponible en janvier), Air communiquera toutes les informations nécessaires sur l'air que vous respirez, en détectant les allergènes, les pollens, les résidus d'animaux, les spores, la fumée, le CO2 et des gaz toxiques, l'humidité, et la température. Certains des huit capteurs ont été brevetés, d'autres existaient déjà sur le marché.
Le capteur détecte ainsi les variations de la composition de l'air et alerte l'utilisateur lorsqu'un seuil critique est sur le point d'être atteint. Disponible en deux formats, l'un pour les professionnels – vendu à 199 dollars – et l'autre à usage personnel (299 dollars), Air est conçu pour surveiller notre environnement et améliorer les décisions axées sur la santé. Il permet une analyse en temps réel de la composition de l'air et évalue intelligemment les actions que vous devez entreprendre afin d'améliorer la qualité de l'air de votre maison.
Air sera commercialisé dès avril 2016 en Angleterre, puis progressivement dans le reste du monde. Il sera produit en France et assemblé au Liban. L'application mobile est quant à elle développée en Angleterre. Nous prévoyons de produire une centaine de détecteurs par jour et espérons en écouler 5 000 dès la première année de commercialisation, sachant que nous atteindrons le seuil de rentabilité avec 3 000 détecteurs vendus.

 

Avez-vous déjà sollicité des investisseurs extérieurs? Pensez-vous à une prochaine levée de fonds ?
Nous sommes trois investisseurs dans White Lab. Tous les investissements réalisés ont été jusque-là financés par nos fonds propres. Nous pensons cependant effectuer bientôt une levée de fonds de 5 à 10 millions de dollars, notamment dans le cadre de la circulaire 331 de la Banque du Liban (BDL) qui vise à développer l'économie de la connaissance, afin d'être plus compétitifs sur le marché. Nous avons déjà été approchés par des investisseurs, mais rien n'est concret pour le moment.

 

White Lab a aussi été sélectionnée pour un programme d'accélération à Londres dans le cadre du UK Lebanon Tech Hub. Que vous apporte cette expérience ?
La première étape du programme qui a consisté en des sessions de formations intensives à Beyrouth nous a aidés à développer notre plan d'affaires et renforcer notre stratégie marketing. Une fois à Londres, six mois de mentorat et de réseautage nous attendent avec des partenaires locaux, dont des noms prestigieux comme Oxford et Cambridge et la mise à notre disposition de conseillers financiers. Notre objectif est de conquérir les marchés internationaux. White Lab participera aussi à la finale du Harvard Arab Weekend Pitch Competition à Boston en novembre.

 

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