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À La Une - Liban

Contestation civile : entre les activistes et la justice militaire, le bras de fer s'aggrave

Le juge Abou Ghida a rejeté les demandes de libération des protestataires encore détenus.

Les activistes manifestent près du siège du Tribunal militaire en solidarité avec les détenus arrêtés lors des heurts du centre-ville de Beyrouth jeudi dernier, le 13 octobre 2015, à Beyrouth. Photo An-Nahar.

Les proches des cinq activistes encore détenus, arrêtés après les heurts qui avaient opposé jeudi dernier les militants aux forces de l'ordre dans le centre-ville de Beyrouth, ont engagé un bras de fer avec le premier juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, qui a rejeté mardi les demandes de libération déposées par les avocats des protestataires incarcérés.

Mardi après-midi, Zein Nasreddine, un activiste manifestant près du Tribunal militaire en guise de solidarité avec les cinq protestataires toujours détenus, a été à son tour appréhendé par la police, alors qu'il quittait les lieux de la manifestation.
Selon un communiqué de la police, Nasreddine était recherché pour purger une peine de prison de trois mois à laquelle il avait été condamné par contumace. La police ne précise pas pour quelle affaire il avait été condamné. Il est également passible d'une amende d'un million de livres libanaises pour avoir signé un chèque sans provision.

Auparavant, les familles et les compagnons de route de Waref Sleiman, Fayez Yassine, Hussein Ibrahim, Pierre Hachache et Rami Mahfouz, ont dressé des tentes en face du siège du Tribunal militaire pour protester contre la décision du juge Abou Ghida. Ils avaient brièvement bloqué la route y menant, annonçant qu'ils prendront des mesures d'escalade.
Les manifestants avaient ensuite rouvert la route aux civils, prévenant toutefois qu'ils la fermeraient aux véhicules des hommes politiques et des députés. Cela a notamment empêché la voiture du député Kamel Rifaï, qui empruntait cette route au même moment, de passer.

 

(Lire aussi : Ramzi Jreige : Les médias ont un rôle important dans le renforcement du dialogue interne)

 

L'un des avocats s'occupant du dossier des cinq activistes a annoncé que de nouvelles demandes de libération seront déposés jeudi. "Le refus de libérer les activistes et le jugement de civils par le Tribunal militaire sont contraires à la loi", a souligné Wassef Haraké à l'Agence nationale d'infomation (Ani, officielle), ajoutant qu'il fallait "comprendre les proches des détenus qui bloquent les routes".

La veille, cinq activistes avaient été relâchés. Samedi, le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire, Sakr Sakr, avait engagé des poursuites contre 11 détenus et 19 fugitifs. Ces personnes sont accusées de vandalisme, de jets de pierres contre les forces de l'ordre, d'usage de la force contre elles, ainsi que de dégâts causés à des biens publics et privés.

Par ailleurs, les organismes économiques ont exprimé leur refus du sabotage et des actes de vandalisme sur des biens privés et publics au centre-ville de Beyrouth, rejetant les tentatives de transformer la capitale en une "ville fantôme".
"Nous soutenons le principe des manifestations pacifiques consacrées par la Constitution mais nous refusons les atteintes à la stabilité", indique le communiqué publié ce mardi à la suite d'une réunion des représentants des organismes économiques, qui ont discuté des récents développements. "L'insistance de certaines forces de la société civile à provoquer des émeutes aura des répercussions sur tous les Libanais", ont-ils prévenu.

 

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Les proches des cinq activistes encore détenus, arrêtés après les heurts qui avaient opposé jeudi dernier les militants aux forces de l'ordre dans le centre-ville de Beyrouth, ont engagé un bras de fer avec le premier juge d'instruction militaire, Riad Abou Ghida, qui a rejeté mardi les demandes de libération déposées par les avocats des protestataires incarcérés.
Mardi après-midi,...

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L,ASPECT MANIPULE DES MANIFESTATIONS SE CONFIRME...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

18 h 25, le 13 octobre 2015

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Commentaires (1)

  • L,ASPECT MANIPULE DES MANIFESTATIONS SE CONFIRME...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 25, le 13 octobre 2015

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