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Des milliers d'Iraniens et d'Irakiens en Syrie pour protéger Damas

conflit

Au moins 37 personnes tuées par des barils explosifs largués par le régime dans le nord.

OLJ/AFP
03/06/2015

Plusieurs milliers de combattants irakiens et iraniens sont arrivés récemment en Syrie, avec pour objectif principal de défendre Damas et sa banlieue, selon une source sécuritaire syrienne, au moment où les jihadistes ont affirmé que la capitale était leur prochain objectif.

"Ces dernières semaines, quelque 7.000 combattants iraniens et irakiens sont arrivés en Syrie et leur premier objectif est la défense de la capitale", a affirmé à l'AFP ce membre des services de sécurité à Damas, sous couvert de l'anonymat. "Le plus important contingent est irakien".
"Le but est d'arriver à 10.000 hommes pour épauler l'armée syrienne et les milices pro-gouvernementales, d'abord à Damas, et dans un second temps pour reprendre Jisr al-Choughour, car c'est le verrou vers la côte méditerranéenne et la région de Hama au centre du pays", a ajouté cette source.

L'armée syrienne a perdu le 25 avril Jisr al-Choughour, dans le nord-ouest du pays, face à l'Armée de la conquête, une coalition composée de rebelles islamistes et du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda.
Cité lundi par l'agence iranienne Irna qui affirmait toutefois "ne pas prendre la responsabilité de l'information", le général Ghassem Souleimani, un chef des Gardiens de la révolution iraniens chargé des opérations extérieures, a affirmé que "dans les jours qui viennent, le monde va être surpris par ce que nous préparons, en coopération avec les chefs militaires syriens".

 

(Lire aussi : Plus de 10.000 jihadistes de l'EI tués depuis le début des raids de la coalition, selon Washington)


Après une série de revers face aux jihadistes et au rebelles, les responsables syriens ont appelé leurs alliés russes et iraniens à concrétiser leur soutien par des actes, a expliqué à l'AFP un homme politique syrien proche du régime. Cet appel intervient au moment où les rebelles semblent accentuer leurs offensives.
Des militaires syriens affirment qu'à la suite d'un accord récent entre l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, ennemis irréductibles du régime de Bachar el-Assad, les rebelles qu'ils soutiennent, longtemps divisés, attaquent désormais par dizaines de milliers les positions de l'armée gouvernementale.
Jeudi dernier, le chef d'Al-Nosra Abou Mohammad al-Jolani avait affirmé que la mission de son organisation "en Syrie est de faire chuter le régime, ses symboles et ses alliés".

 

(Lire aussi : Les dessous de l'intervention du chef d'al-Nosra sur al-Jazira)



Selon une source diplomatique à Damas, les Iraniens avaient critiqué l'échec de la dernière offensive en date du régime, visant à couper l'approvisionnement des rebelles dans la métropole septentrionale d'Alep en février. D'après cette source, les Iraniens, opposés à cette opération en raison de sa mauvaise préparation, avaient insisté pour que les Syriens changent de stratégie, considérant qu'il vaut mieux contrôler moins de territoires mais bien les contrôler. "L'Iran a vivement conseillé aux autorités syriennes de changer de stratégie en ne protégeant que les zones stratégiques", a confirmé Haytham Manna, un vétéran de l'opposition.

 

Par ailleurs, au moins 37 personnes, dont dix enfants, ont été tuées par des barils explosifs largués mercredi par des hélicoptères de l'armée dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) qui a précisé que les raids ont visé les provinces d'Alep et Idleb. Le bilan pourrait s'alourdir selon l'ONG, en raison d'un grand nombre de personnes grièvement blessées.

Les barils explosifs visent très souvent les civils, des écoles, hôpitaux ou marchés. Les organisations des droits de l'Homme fustigent leur utilisation, car il s'agit d'armes sans aucune précision qui frappent indistinctement et dont les principales victimes sont les civils. Le président syrien a nié que ses forces utilisent ce type d'armes, mais militants et organisations des droits de l'Homme ont montré à plusieurs reprises des photos prouvant le contraire.

 

 

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L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

PEINE PERDUE... RIEN N'ARRÊTERA LE DESTIN DANS SA COURSE...

FAKHOURI

Tout est clair dans cette guerre :
Que vient faire l'Iran en Syrie? loin de ses bases, et utilisant les milices chiites de l'Irak, après avoir semé le chaos dans ce pays !
Les grands stratèges iraniens s'imaginent qu'ils pourront attaquer facilement Israel à partir de la Syrie?
On a eu un exemeple avec le Golan !!!
Quelle sottise ! Au moindre accrochage avec Israel, le peu de ville encore débout, et la Syrie sera rasée...
C'est facile de faire la guerre en utilisant des pays "amis".... et de sacrifier des civils innocents.
C'est tout simplement criminel !
Pourquoi les ayatollah n'attaquent-ils pas directement Israel?
Ah oui, il faut négocier la bombinette avec les USA !!!
Un grand généralissime prétend que l'on va voir ce que l'on va voir et que nous allons être surpris !!!
Pour voir plus que nous voyons le desastre syrien d'aujourd'hui, il faudra transformer la terre syrienne en paysage lunaire.
On n'en est pas loin , avec les barils d'explosifs que le petit Hitler nie utiliser !!!


Sabbagha Antoine

Tout est flou dans cette guerre brutale ou seulement les innocents payent un lourd tribu .

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