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Damas ne contrôle plus que sa frontière avec le Liban

Repère

Tous les ports du pays sont toutefois aux mains du régime Assad.

OLJ/AFP
22/05/2015

Avec la capture par le groupe Etat islamique (EI) du passage de Tanaf avec l'Irak, le régime de Bachar el-Assad ne contrôle plus en pratique que ses frontières terrestres avec le Liban.

Sur les 19 postes-frontières officiels avec le Liban, la Jordanie, l'Irak et la Turquie, sept sont contrôlés par le régime --dont cinq avec le Liban et deux avec la Turquie mais fermés par Ankara, quatre par les autonomistes kurdes, quatre par l'EI et quatre par la branche d'el-Qaëda ou les autres rebelles. Ces derniers contrôlent également un passage non officiel vers Israël.

 

Avec la Turquie (9 postes-frontières)

- Kassab dans la province de Lattaquié (ouest), est sous le contrôle du régime mais fermé par les autorités turques depuis des combats en 2014 entre armée et rebelles islamistes qui en ont brièvement pris le contrôle.
- Bab el-Hawa dans la province d'Idlib (nord-ouest), sous contrôle de groupes rebelles et du Front al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda.
-: Bab el-Salama dans la ville d'Azaz (province d'Alep, nord), sous le contrôle de rebelles islamistes.
- Jarablos dans la province d'Alep, tenu par l'EI.
- Tal-Abiad dans la province de Raqqa (nord), tenu par l'EI qui contrôle en quasi-totalité la province.
- Aïn el-Arab dans la province d'Alep, tenu par des combattants kurdes.
- Ras el-Aïn dans la province de Hassaké (nord-est). Il fut le théâtre de violents combats à l'été 2013 entre l'EI et des combattants kurdes, avant que ces derniers n'expulsent les jihadistes du poste-frontière et de la ville de Ras el-Aïn.
- Qamechli-Nassibine, seul point de passage de la province de Hassaké aux mains des forces gouvernementales. Il a été néanmoins fermé par Ankara qui refuse tout contact avec le régime syrien.
- Aïn-Diwar, dans la province de Hassaké, contrôlé par les combattants kurdes.

 

Avec l'Irak (trois postes-frontières)

 

Le poste-frontière d'Al-Yaaroubiyé, entre la Syrie et l'Irak. Photo d'archives AFP/STR

 

- Al-Yaaroubiyé dans la province de Hassaké, contrôlé par les combattants kurdes. Du côté irakien, son nom est Rabia.
- Boukamal dans la province de Deir el-Zor (est), sous le contrôle de l'EI qui en a chassé al-Nosra et des rebelles. Du côté irakien, le poste s'appelle al-Qaïm.
- Al-Tanaf, au sud de Deir el-Zor. Ce passage est tombé jeudi aux mains de l'EI après avoir été l'unique poste-frontière avec l'Irak aux mains des forces gouvernementales. Du côté irakien, le poste s'appelle al-Walid.

 

Avec la Jordanie (deux postes-frontières)

- Nassib dans la province de Deraa (sud), aux mains des rebelles depuis le 1er avril 2015, après avoir été le seul passage avec la Jordanie contrôlé par le régime. Du côté jordanien, le poste se nomme Jaber.
- Ancienne douane de Deraa, prise par le Front al-Nosra et d'autres brigades islamistes en octobre 2013. Du côté jordanien, le poste s'appelle al-Ramtha.

 

Avec le Liban (cinq postes-frontières)

Les cinq postes-frontières entre la Syrie et le Liban (dans les provinces de Damas et de Homs) sont contrôlés par les forces gouvernementales:

 

Le passage frontalierPhoto AFP/Joseph Eid

- Jdaïdet-Yabous, appelé du côté libanais Masnaa.
- Daboussiyé, appelé du côté libanais Abboudiyé.
- Joussié, appelé du côté libanais Qaa.
- Tal-Kalakh, appelé Bqeiaa du côté libanais.
- Tartous, appelé Arida du côté libanais.

 

Avec Israël

Pas de poste-frontière officiel entre la Syrie et Israël, officiellement en état de guerre, mais le point passage de Quneitra est aux mains des rebelles. Israël occupe une partie du plateau du Golan depuis 1967.

La frontière maritime

Tous les ports sont aux mains du régime.

 

 

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Et même, à part quelques monticules arides grâce à l'aide de ces mercenaires du héZébbb fakîIranàrieniste aussi aride de même !

Bery tus

mais c'etait le but rechercher depuis le debut !! dans le cas ou ca allait mal et ca vas mal, ils auront quand meme une porte de sortie avec les "frontières" libanaises !! et voila comment on implique le liban et surtout l'armee libanaise

FAKHOURI

le commencement de la fin pour le petit Hitler

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

L'ANALYSE DIT : L'ÉLECTION D'UN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, ET LE DIALOGUE ET L'ENTENTE, DEVIENNENT DES NÉCESSITÉS DE TOUTES PREMIÈRES URGENCES POUR LE PAYS !!! MÊME SI ON EST CONTRE LES INTERVENTIONS DU HEZBOLLAH EN SYRIE... ON NE DEVRAIT POINT... COMME CERTAINS... LUI SOUHAITER LA DÉFAITE OU LA BANQUEROUTE CAR L'AFFLUX DES MERCENAIRES... MÊME S'IL EN EST LA CAUSE... SERAIT CATASTROPHIQUE POUR LE PAYS ET POUR TOUS LES LIBANAIS SANS EXCEPTION AUCUNE !!!!!!!!!!!!!!

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ET COMME EN VONT LES CHOSES... L'ANALYSE DIT : JUSQU'À QUAND ? LE DANGER DE VOIR L'EI SUR NOS FRONTIÈRES À CAUSE DES INTERVENTIONS IRRESPONSABLES DE CERTAINS DEVIENT DE PLUS EN PLUS UNE MENACE EXISTENTIELLE POUR NOTRE PAYS !!!

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