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À La Une - Liban

Aoun : "A-t-on besoin d’un gouvernement incapable ?"

Le chef du Courant patriotique libre propose quatre solutions pour débloquer la présidentielle.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun s'est déchaîné vendredi contre le gouvernement de Tammam Salam, lors d'une conférence de presse très attendue par les politiques et autres observateurs. Photo AFP/Charbel Nakhoul

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun s'est déchaîné vendredi contre le gouvernement de Tammam Salam, lors d'une conférence de presse très attendue par les politiques et autres observateurs. Le leader chrétien s'est ainsi interrogé sur la nécessité d'avoir "un gouvernement incapable", critiquant la gestion par ce dernier du dossier des nominations sécuritaires.

"Le gouvernement a failli à ses responsabilités, en ne se conformant pas à la légalité au niveau des chefs des services de sécurité, a estimé M. Aoun depuis Rabieh. A-t-on besoin d'un gouvernement incapable ? Ce cabinet essaie de se soustraire à ses responsabilités, notamment en matière de nominations sécuritaires. L'équipe chargée de cette tâche a présenté des prétextes ridicules. Nous insistons sur la sauvegarde de l'institution militaire et nous ne soutenons que l'élite des officiers au sein de cette institution".
M. Aoun souhaiterait, selon des sources concordantes, voir son gendre, le général Chamel Roukoz, nommé au commandement de l'armée. Le chef du CPL s'est ainsi demandé si "la personne qui fait l'objet de consensus en raison de ses exploits militaires devait payer le prix de ses liens familiaux", en allusion à son gendre.

Le général Jean Kahwagi, actuel commandant en chef de l'armée, ne doit faire valoir ses droits à la retraite qu'en septembre. Mais Michel Aoun a critiqué le maintien à son poste du général Kahwagi, estimant que celui-ci "est resté deux ans de plus à son poste, ce qui est en contradiction avec la loi".

Malgré sa charge violente, le chef du CPL n'a pas mentionné durant sa conférence de presse les mesures concrètes que sa formation compte prendre, à la lumière de la contestation au niveau des nominations sécuritaires. Il n'a ainsi pas fait état d'un retrait de ses ministres du gouvernement, alors que cette option est évoquée dans la presse depuis plusieurs jours.

 

(Lire aussi : Michel Aoun donnera-t-il le coup de grâce au gouvernement ?)

 

'Quatre solutions'

Sur le plan de la présidentielle, Michel Aoun a proposé quatre solutions afin de mettre un terme à la vacance qui dure depuis le 25 mai 2014.

"On veut qu'un Parlement illégitime élise un chef de l'État. Qui oserait, dans un système démocratique, jeter aux ordures la volonté populaire ?, s'est interrogé le leader maronite. Ceux qui ont à maintes reprises violé la Constitution n'hésitent pas toutefois à nous critiquer".

M. Aoun a par la suite proposé une série de mesure qu'il présente comme étant des "solutions" au dossier de la présidence. "La première solution consisterait à adopter un suffrage présidentiel direct en deux temps (les électeurs chrétiens seraient appelés à voter en premier, et le reste de la population se prononcerait sur le nom des deux candidats arrivés en tête, ndlr). La deuxième solution prévoirait un référendum populaire pour désigner le chef de l'État. La troisième serait "une élection au niveau des instances chrétiennes les plus représentatives". La quatrième, enfin, serait dans la tenue de législatives avant la présidentielle, et ce sur base d'une nouvelle loi électorale de manière à assurer l'égalité entre les composantes libanaises". Le leader maronite a ainsi rappelé à ses partisans "que la tragédie de Doha en 2008 ne se répètera pas".

M. Aoun a finalement expliqué que sa démarche avait pour but de remettre en question le travail du gouvernement en ce moment, tout en présentant "des solutions concrètes". "Le monde peut m'écraser, mais il n'aura pas mon blanc-seing", a-t-il ainsi répété.

 

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Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun s'est déchaîné vendredi contre le gouvernement de Tammam Salam, lors d'une conférence de presse très attendue par les politiques et autres observateurs. Le leader chrétien s'est ainsi interrogé sur la nécessité d'avoir "un gouvernement incapable", critiquant la gestion par ce dernier du dossier des nominations sécuritaires.
"Le gouvernement a failli à ses responsabilités, en ne se conformant pas à la légalité au niveau des chefs des services de sécurité, a estimé M. Aoun depuis Rabieh. A-t-on besoin d'un gouvernement incapable ? Ce cabinet essaie de se soustraire à ses responsabilités, notamment en matière de nominations sécuritaires. L'équipe chargée de cette tâche a présenté des prétextes ridicules. Nous insistons sur la sauvegarde de l'institution...
commentaires (5)

Un très grand malheur pour le Liban !

Halim Abou Chacra

15 h 54, le 15 mai 2015

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Commentaires (5)

  • Un très grand malheur pour le Liban !

    Halim Abou Chacra

    15 h 54, le 15 mai 2015

  • Qu'on ait confiance en "lui" ou non, on n'en a jamais fini avec "lui" ! Dans la querelle : est-ce boSSfèèèr qui a créé ce bled ou est-ce lui qui a créé l’orange énergumène ?, on ne s'en sort que par des pirouettes. L’1 d’elles, admirative, estime que le caporal est vraiment "fort, puisque pour régner il n'a même pas besoin d'exister." ! Une autre, + sévère : "Vaut mieux pour le bigaradier qu'on ne croit pas en lui, sans doute après qu’il ait jeté un regard circulaire autour de lui near Râbïyéééh." ! Sans oublier celle de ceux qui connaissent bien boSSfééér puisqu'ils ont eu la chance de le rencontrer, et qui n'hésitent pas à dire : "Ce n'est tout de même pas de notre faute si boSSfaïr existe." ! Soyons + ou - aussi courageux et disons ceci qui ne fâchera nobody : "L’Aigri baratine droit avec des intonations courbes." ! C'est bien là sa manièèère. Mais trêve de spéciosité car ses oranginés "(im)puissantés" seront insupportés, eux qui estiment qu'on ne peut de tout rigoler, surtout avec n'importe qui ou n’importe quoi : i.e. avec eux ! Ce phénomène mériterait, en ces temps d'anathèmes, 1 attentif intérêt. C'est peu dire que ces carabistouilles aigries ne furent pas, comme l'affirmait le Hakîm Samîr, de l'ineptie i.e. 1 sédatif, mais un stimulant genre Coke pour le pire. Le paradoxe étant que le bigaradier aigri a réussi à embobiner certains chréti(e)ns entre eux pour, in fine, les inciter aux affrontements les plus haineux avec d’autres aussi embobinés qu’eux ! Oh, miséréré !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    15 h 05, le 15 mai 2015

  • Et il a accouché d'une ....... souris! En bref il a reçu des instructions nettes claires et précises: tu reste la ou tu es et basta! Grogne autant que tu veux mais c'est tout! C'est fait! Il a accusé tout le monde de violer la constitution alors que c'est son parti et ses amis qui l'ont fait et le font depuis déjà plus de 5 ans et en plus il propose des solutions les unes encore plus inconstitutionnelle que son comportement. Pour finir il parle d’incapacité? J'aimerais que quelqu'un m'indique une seule réalisation positive que les aounistes ont offert au Liban. Ils ont été au pouvoir deux années complètes et nous n'y avons vu que des catastrophes au point ou il leur a fallu a nouveau partager le pouvoir avec le 14 Mars. Mais ils ne le laissent pas gouverner seul en fonction de leur victoire électorale de 2009. Alors on s'accroche a quelques ministères et nous bloquons tout au max pour essayer de sauver les meubles et la débandade qui s'annonce autant que possible. L’imbécile!!! Quand je pense que les FL perdent leur temps a négocier avec des amateurs!!!

    Pierre Hadjigeorgiou

    14 h 39, le 15 mai 2015

  • BIEN SÛR QUE NON ! PARTEZ LES BOYCOTTEURS DU GOUVERNEMENT... ET LE GOUVERNEMENT SERA CAPABLE !!! SI SIMPLE QUE çA...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 09, le 15 mai 2015

  • Michel Aoun :" A-t-on besoin d'un gouvernement incapable ?" Réponse : Non. Il serait capable, lorsque le Président de la République serait Michel Aoun; le commandant de l'armée, Chamel Roukoz; le ministre des affaires étrangères Gébrane Bassil et la députation à Alain Aoun !

    Annie

    13 h 41, le 15 mai 2015

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