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À La Une - Analyse

La "relation spéciale" entre Washington et Londres à l'épreuve

Le Premier ministre britannique, David Cameron, avec le président américain Barack Obama. Photo d'archives Stefan Rosseau/AFP

Depuis l'autre côté de l'Atlantique, Barack Obama a chaleureusement félicité David Cameron pour sa victoire aux législatives. Mais l'évolution du rôle du Royaume-Uni dans l'Europe et le monde met à l'épreuve la "relation spéciale" entre Washington et Londres.

Saluant "l'impressionnante victoire électorale" du Premier ministre britannique, le président américain a insisté sur sa "relation de travail étroite" avec ce dernier et sur "la relation spéciale et essentielle" qui unit les deux pays.

Les deux hommes, qui n'ont que cinq années d'écart, affichent une réelle complicité. Peu d'autres dirigeants peuvent se prévaloir d'un tel contact avec un président américain décrit par nombre de responsables étrangers comme volontiers distant. M. Cameron a un jour confié, ravi, que Barack Obama l'appelait "bro", un diminutif de "brother" ("frère").

(Lire aussi : Cameron II : nouveau mandat, nouveau discours)

Membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, directement impliqué dans les guerres en Irak et Afghanistan et partie prenante dans les négociations internationales sur le nucléaire iranien, le Royaume-Uni est un partenaire de poids pour les Etats-Unis.

A Washington, les diplomates britanniques ont de fréquentes rencontres avec les membres du Conseil de sécurité nationale (NSC) du président Obama, un accès dont ne bénéficient pas, dans les mêmes proportions, les autres alliés européens.

Mais au-delà du discours sur les "valeurs partagées", il existe le sentiment, dans la capitale fédérale américaine, que le Royaume-Uni s'éloigne. "Washington est sceptique sur Cameron", explique Thomas Wright de la Brookings Institution. "Il n'a pas l'air très intéressé par la politique étrangère".

M. Cameron a promis, d'ici 2017, un référendum sur le maintien au sein de l'UE. Le parti conservateurs et les principaux partis feront campagne pour le "oui", mais à Washington, l'idée même de cette consultation suscite la perplexité. "Les Américains sont frustrés parce qu'il veulent une Grande-Bretagne forte au sein d'une Europe forte", résume Thomas Wright. "Si (Cameron) continue sur la même voie, l'influence britannique aux Etats-Unis continuera à diminuer. Mais s'il change et essaye de restaurer l'influence de son pays sur la scène internationale, il pourrait donner un nouveau souffle à la +relation spéciale+", poursuit-il.

(Pour mémoire : En Écosse, « le non de la raison l'emporte sur le oui du cœur »)

"Parler du passé plutôt que du futur"

Les premiers signaux envoyés par M. Cameron - avec en particulier le maintien de Philip Hammond à la tête de la diplomatie britannique - pointent cependant plutôt vers la continuité. "Cela laisse à penser que Cameron est satisfait de sa politique étrangère, on n'a pas le sentiment qu'il est convaincu de la nécessité d'être plus actif sur ce front", estime Gary Schmitt de l'American Enterprise Institute.

Le Premier ministre a aussi annoncé vendredi que George Osborne, "Monsieur austérité", garderait la haute main sur les Finances. Si le Trésor américain ne voit pas d'un mauvais oeil cette prudence fiscale, cela signifie que le Royaume-Uni aura peu de marge de manoeuvre pour une hausse des dépenses de défense que Washington appelle de ses voeux, en particulier face à la nouvelle menace russe.
En tant que membre de l'OTAN, le 10 Downing Street s'est engagé à consacrer au moins 2% de son produit intérieur brut à la défense. Or le dernier budget Osborne pointe plutôt vers un chiffre de 1,8% pour les armées, selon le centre de réflexion londonien RUSI.

Les élections de jeudi soulèvent aussi des questions délicates sur le rôle de la Grande-Bretagne dans la dissuasion nucléaire. Les nationalistes écossais, qui ont raflé 56 des 59 sièges en jeu dans leur région, sont opposés au renouvellement des sous-marins nucléaires Trident, basés en Écosse. S'ils ne participeront pas au gouvernement, il seront néanmoins une voix puissante sur l'échiquier politique.
"L'histoire et la langue jouent un rôle primordial", résume James Lindsay dans une analyse publiée par le Council on Foreign Relations. "Mais sur un nombre croissant de sujets, Londres et Washington vont être chaque jour un peu plus à l'aise en parlant du passé plutôt que du futur".


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Depuis l'autre côté de l'Atlantique, Barack Obama a chaleureusement félicité David Cameron pour sa victoire aux législatives. Mais l'évolution du rôle du Royaume-Uni dans l'Europe et le monde met à l'épreuve la "relation spéciale" entre Washington et Londres.Saluant "l'impressionnante victoire électorale" du Premier ministre britannique, le président américain a insisté sur sa "relation de travail étroite" avec ce dernier et sur "la relation spéciale et essentielle" qui unit les deux pays.Les deux hommes, qui n'ont que cinq années d'écart, affichent une réelle complicité. Peu d'autres dirigeants peuvent se prévaloir d'un tel contact avec un président américain décrit par nombre de responsables étrangers comme volontiers distant. M. Cameron a un jour confié, ravi, que Barack Obama l'appelait "bro", un diminutif...
commentaires (1)

UNE RELATION SOUVENT BIZARRE ! ALBION EST PARTOUT SOLIDAIRE DES U.S. ET DE L'E.U. SANS S'ENGAGER JAMAIS !!!

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

08 h 59, le 10 mai 2015

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Commentaires (1)

  • UNE RELATION SOUVENT BIZARRE ! ALBION EST PARTOUT SOLIDAIRE DES U.S. ET DE L'E.U. SANS S'ENGAGER JAMAIS !!!

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 59, le 10 mai 2015

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