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Moyen Orient et Monde

« Les plaques tectoniques de la politique écossaise ont glissé »

Les nationalistes écossais ont remporté une victoire historique dans ce qui était hier encore un fief travailliste, un triomphe de nature à exacerber la tentation de l'indépendance huit mois après un référendum vécu comme un rendez-vous manqué avec l'histoire. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur les 59 sièges de députés dévolus à la région septentrionale du Royaume-Uni, 56 ont été remportés par le Scottish National Party (SNP), soit 50 de mieux que lors des précédentes élections législatives en 2010. Le parti créé en 1934 et qui promeut une politique de gauche n'avait jamais atteint, ni même tutoyé, un score aussi élevé. « Le SNP a quasiment tout raflé », notait Patrick Dunleavy, un expert de la London School of Economics. « C'est un tournant historique », s'est enthousiasmée Nicola Sturgeon, patronne du parti et chef du gouvernement régional écossais, dans un discours prononcé après la proclamation des résultats. « Les plaques tectoniques de la politique écossaise ont glissé », a-t-elle ajouté, usant de la métaphore pour décrire l'effondrement du Labour en Écosse.
Voulue par de nombreux électeurs interrogés par l'AFP, une nouvelle consultation ne figurait pas au programme électoral du SNP. Mais la réélection du Premier ministre conservateur David Cameron et sa promesse d'organiser un référendum sur le maintien du pays dans l'Union européenne pourraient accélérer la revendication. « L'économie écossaise est très dépendante de la présence (du pays) dans la zone euro. La quitter conduirait au désastre », a estimé l'ancien leader du SNP, Gordon Wilson, dans le journal Scotsman. « Si cela se produit (...), il pourra ouvrir la voie à un autre référendum » d'indépendance, a-t-il ajouté.

Les nationalistes écossais ont remporté une victoire historique dans ce qui était hier encore un fief travailliste, un triomphe de nature à exacerber la tentation de l'indépendance huit mois après un référendum vécu comme un rendez-vous manqué avec l'histoire. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur les 59 sièges de députés dévolus à la région septentrionale du Royaume-Uni, 56 ont été remportés par le Scottish National Party (SNP), soit 50 de mieux que lors des précédentes élections législatives en 2010. Le parti créé en 1934 et qui promeut une politique de gauche n'avait jamais atteint, ni même tutoyé, un score aussi élevé. « Le SNP a quasiment tout raflé », notait Patrick Dunleavy, un expert de la London School of Economics. « C'est un tournant historique », s'est enthousiasmée Nicola Sturgeon,...
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