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Cinema- - Festival

Pas de cinéma arabe sans parler de religion et de guerre ?

Fictions, documentaires et courts-métrages du monde arabe réunis sous un thème commun, la religion, lors des Journées cinématographiques de Beyrouth organisées par Beirut DC.

Au cours de la conférence de presse : Maya de Freige, Zeina Sfeir, Sabine Choucair et Michel Abi Khalil. Photo Michel Sayegh

Les responsables des Journées cinématographiques de Beyrouth ou Beirut Cinema Days ont annoncé le programme de la 8e édition lors d'une conférence de presse tenue dans les jardins de l'hôtel Smallville, Badaro. Étaient présents : Sabine Choucair, directrice administrative du festival, Zeina Sfeir, directrice artistique, Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma, et Michel Abi Khalil, attaché culturel près l'ambassade suisse.
Un festival placé sous la thématique de la religion. Une évidence pour Zeina Sfeir, responsable de la programmation : « Depuis mai dernier, la situation dans la région ne fait que se dégrader. Il est difficile de ne pas évoquer les conflits si on prétend être un festival de films arabes. »

Un regard singulier
Du Maroc au Yémen, la programmation du festival aborde ainsi cette thématique à travers le regard de réalisateurs issus des quatre coins du monde arabe, à l'exception de Léviathan qui vient de Russie. Un film invité évoquant le sujet de la religion et du pardon et qui a créé un vif débat dans son pays.
Sans surprise, la Syrie occupe une place importante dans le festival, avec une particularité étonnante : aucun des films présentés n'a été tourné sur le terrain. Ils sont tous constitués d'images d'archives. « Cela constitue en soi une forme d'expression et de réflexion sur la situation là-bas, martèle Zeina Sfeir. Il s'agit de constructions fictives sur base d'événements réels. »

Ateliers et collaborations
En parallèle, des ateliers d'écriture et une Masterclass à l'Alba animée par Hicham Lasri, un jeune réalisateur marocain qui présentera ses trois films au cours du festival dont son dernier opus The see is Behind.
Enfin, troisième et dernier volet de ce festival : un espace de rencontre pour les acteurs de l'industrie du cinéma. Le but est de rassembler autour d'une même table jeunes talents locaux et professionnels arabes et internationaux pour créer des collaborations futures. Plusieurs grandes institutions culturelles et cinématographiques seront au rendez-vous, dont le Doha Film Institute, al-Jazeera Documentary et la BBC Arabic.
« Entre 2004 et 2014, la production cinématographique au Liban a décuplé et elle mérite d'être soutenue dans un environnement favorable à son développement », estime Maya de Freige. Et de conclure : « Le Beirut Cinema Days se donne pour objectif de placer le Liban sur la carte cinématographique internationale et de promouvoir les réalisations arabes dans le reste du monde. » Le festival se veut être une vitrine pour le cinéma oriental et non pas une compétition, puisqu'aucun prix ne sera décerné aux films sélectionnés.
Rendez-vous donc du 12 au 21 mars pour découvrir cette sélection audacieuse.

Les responsables des Journées cinématographiques de Beyrouth ou Beirut Cinema Days ont annoncé le programme de la 8e édition lors d'une conférence de presse tenue dans les jardins de l'hôtel Smallville, Badaro. Étaient présents : Sabine Choucair, directrice administrative du festival, Zeina Sfeir, directrice artistique, Maya de Freige, présidente de la Fondation Liban Cinéma, et Michel Abi Khalil, attaché culturel près l'ambassade suisse.Un festival placé sous la thématique de la religion. Une évidence pour Zeina Sfeir, responsable de la programmation : « Depuis mai dernier, la situation dans la région ne fait que se dégrader. Il est difficile de ne pas évoquer les conflits si on prétend être un festival de films arabes. »
Un regard singulierDu Maroc au Yémen, la programmation du festival aborde ainsi cette...
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