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Lifestyle - La bonne nouvelle du lundi

Le Libanais Moustafa Fahour, fondateur d’un musée islamique, honoré par l’Australie

Coupures d'électricité, crise économique, malaise social, clivages politiques accrus, tensions communautaires... Face à l'ambiance générale quelque peu délétère, « L'Orient-Le Jour » se lance un défi : trouver une bonne nouvelle chaque lundi.

L’Australien d’origine libanaise Moustafa Fahour, fondateur du premier Musée islamique d’Australie. Photo tirée de la page Facebook du musée.

Alors que l'Occident se lance dans un débat sur la place de l'islam dans la société, surtout depuis les attaques jihadistes de début janvier en région parisienne, un Australien musulman d'origine libanaise vient d'être honoré en Australie pour avoir œuvré à une forme de dialogue des cultures.

Moustafa Fahour est le fondateur et président du premier Musée islamique d'Australie. Il a reçu la semaine dernière la médaille de l'ordre d'Australie (OAM) « pour sa contribution à l'art visuel et aux relations interculturelles », rapporte The Sydney Morning Herald.

« Pour être honnête, j'ai été complètement choqué mais, dans le même temps, je me suis senti humble », a déclaré l'homme d'affaires de 32 ans au quotidien australien. Il s'agit, selon lui, d'une reconnaissance non seulement de ses efforts personnels pour construire ce musée, dont le coût est estimé à un peu plus de 7,7 millions de dollars, en partant de rien, mais aussi des efforts de son équipe de volontaires et de ses soutiens financiers.



Fondé en 2014, le Musée islamique d'Australie, une institution à but non lucratif située à Thornbury, au nord de Melbourne, a reçu en près d'un an plus de 8 000 visiteurs. Des musulmans, en majorité, mais aussi des élèves d'écoles publiques, ou des visiteurs d'autres religions, selon Moustafa Fahour.

« Le musée est ouvert à tout le monde. Son but est d'utiliser l'art et l'éducation comme fondement pour renforcer la cohésion sociale et l'harmonie entre les communautés, explique le jeune Libanais qui a grandi à Preston, en banlieue de Melbourne. Car c'est par l'éducation que nous acquérons le savoir. » Et de poursuivre : « Dans l'environnement actuel, le rôle de l'éducation devient de plus en plus important pour connaître l'islam et découvrir les contributions des musulmans à la civilisation et, surtout, leurs contributions en faveur de l'Australie. »

M. Fahour se félicite en outre du « succès gigantesque » du café du musée, dirigé par sa sœur Samira el-Khafir, qui présente un mélange de cuisines australienne et orientale.
Outre son travail de volontaire à la tête du musée, Moustafa Fahour est le directeur général de la compagnie d'infrastructures Habtoor Leighton Group, à Dubaï. Interrogé par le Sydney Morning Herald sur sa carrière, et ce, à l'aune de son jeune âge, il répond : « J'ai toujours été quelqu'un qui ne dit jamais non à un défi, quel qu'il soit. Mais, admet le jeune homme, sans le soutien de mon épouse Maysaa (également libanaise), Dieu seul sait combien de fois j'aurais baissé les bras en chemin. »


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