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Abdallah, main dans la main avec...

Le 25 avril 2005, le roi Abdallah et le président George W. Bush se tenant la main, dans les jardins du ranch du président américain, à Crawford (Texas). Une image qui avait suscité de nombreux commentaires aux Etats-unis. AFP PHOTO / Files / Jim WATSON

En avril 2005, une photo avait fait le tour du monde : celle du roi Abdallah, décédé vendredi, et du président George W. Bush se promenant, main dans la main, dans les jardins du ranch de Crawford, au Texas.

"Holding hands with the Crown Prince", titrait le Los Angeles Times. "Bush, prince showed respect by holding hands", notait, de son côté, le Houston Chronicle, sur le mode explication de texte à destination des Texans, peu habitués à cette posture, qui, dans la culture arabe, tient du signe de respect et d'amitié.

"Abdullah-Bush Stroll Strikes Nerve" (La promenade Abdallah-Bush a touché une corde sensible, ndlr), notait CBS News. "L'Amérique a un problème avec deux hommes se tenant la main, écrivait CBS News sur son site. "J'aimerais beaucoup rencontrer le président, mais je ne vais pas me promener en lui tenant la main, disait une personne interviewée par le média américain. Je ne suis pas ce genre d'homme".

Certains analystes, eux, y voyaient le symbole de l'interdépendance américano-saoudienne. Au menu de cette rencontre de 2005 figurait notamment la question du pétrole, qui, à l'époque, atteignait des sommets. Dix ans plus tard, le sujet est toujours au centre des relations saoudo-US, mais avec une tendance inversée, au vu de la dégringolade du prix du baril.

Alors que le marché pétrolier compte sur l'Opep pour soutenir les cours en réduisant sa production, le cartel s'y refuse, plusieurs de ses membres influents, Saoudiens (premier exportateur mondial) en tête, préférant rogner sur les marges pour préserver leur avantage concurrentiel. Certains experts ont notamment vu dans cette décision de maintenir coûte que coûte le niveau de leur production une volonté d'affaiblir l'exploitation des gaz de schiste aux États-Unis

Autre main tenue, celle du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Selon des fuites de WikiLeaks, Abdallah, en parlant de l'Iran, avait néanmoins recommandé aux États-Unis de "couper la tête du serpent" pour détruire son programme nucléaire.

Il y eut, aussi, une accolade avec l'ancien président égyptien Mohammed Morsi, en juillet 2012. Abdallah a, ensuite ouvertement soutenu son successeur, le président Abdel Fattah al-Sissi après la destitution en 2013 de Morsi. Les Frères musulmans ont, en outre, été classés groupe "terroriste" par Riyad.

Et la main de Bachar el-Assad, en 2009, dans celle de Abdallah, bien avant le début de la révolte devenue guerre en Syrie...

 

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En avril 2005, une photo avait fait le tour du monde : celle du roi Abdallah, décédé vendredi, et du président George W. Bush se promenant, main dans la main, dans les jardins du ranch de Crawford, au Texas.
"Holding hands with the Crown Prince", titrait le Los Angeles Times. "Bush, prince showed respect by holding hands", notait, de son côté, le Houston Chronicle, sur le mode explication de texte à destination des Texans, peu habitués à cette posture, qui, dans la culture arabe, tient du signe de respect et d'amitié.
"Abdullah-Bush Stroll Strikes Nerve" (La promenade Abdallah-Bush a touché une corde sensible, ndlr), notait CBS News. "L'Amérique a un problème avec deux hommes se tenant la main, écrivait CBS News sur son site. "J'aimerais beaucoup rencontrer le président, mais je ne vais pas me promener en lui tenant la...
commentaires (1)

C'est la main dans le main, pris en flagrant délit , dans le sac ... l'un court toujours et l'autre est décédé !

FRIK-A-FRAK

14 h 30, le 23 janvier 2015

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Commentaires (1)

  • C'est la main dans le main, pris en flagrant délit , dans le sac ... l'un court toujours et l'autre est décédé !

    FRIK-A-FRAK

    14 h 30, le 23 janvier 2015

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