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Moyen Orient et Monde - Catastrophe

L’avion d’AirAsia disparu est probablement « au fond de la mer » en Indonésie

15 bateaux et 30 avions participent aux opérations de recherche ; Abbott refuse la comparaison avec le MH17.

L’artiste indien Sudarsan Parra mettant la touche finale à son interprétation de la disparition des deux avions. Air Asia et Malaysia Airlines. STR/AFP

Les autorités indonésiennes ont admis hier que l'avion d'AirAsia disparu en Indonésie était probablement « au fond de la mer ». « Compte tenu des informations en notre possession et de l'évaluation selon laquelle le lieu supposé du crash est dans la mer, l'hypothèse est que l'avion est au fond de la mer », a déclaré le chef de l'Agence nationale de recherches et de secours, Bambang Soelistyo, lors d'une conférence de presse. Aussi, l'Australie, Singapour et la Malaisie ont dépêché des avions et bateaux pour participer aux opérations de recherche, alors que des proches des disparus attendent des nouvelles des passagers et membres d'équipage de l'Airbus A320-200 parti dimanche de Surabaya, dans l'est de l'île indonésienne de Java, pour rejoindre Singapour. « Papa, rentre à la maison, j'ai toujours besoin de papa », a écrit la fille du pilote indonésien Irianto, dans un appel émotionnel qui s'est propagé sur les réseaux sociaux.
Pour sa part, un porte-parole de l'armée indonésienne a expliqué à l'AFP que les recherches se concentraient désormais sur une traînée de carburant près de l'île de Belitung, dans la zone de recherche de l'avion, en mer de Java. « Nous vérifions si c'est du carburant provenant de l'avion d'AirAsia ou d'un bateau, car cet endroit est un couloir maritime », a précisé le porte-parole, Hadi Tjahjanto. « Une annonce à ce sujet est attendue aujourd'hui », a ajouté M. Soelistyo.

 

(Pour mémoire : La série noire continue pour l'aviation malaisienne)

 

Pas de limite de temps
De son côté, le vice-président indonésien, Jusuf Kalla, a déclaré que des objets détectés en mer ne provenaient pas de l'avion d'AirAsia, à la suite d'informations selon lesquelles un avion de surveillance australien aurait repéré quelque chose. « Cette opération en mer n'est pas facile, en particulier par mauvais temps », a-t-il observé, ajoutant que 15 bateaux et 30 avions participaient aux recherches. « Le gouvernement ne va pas abandonner et ne fixe pas de limite de temps pour les recherches. Ce qui est important, c'est de retrouver les victimes et l'avion », a souligné M. Kalla.
Pour rappel, à bord de l'appareil se trouvaient 155 Indonésiens, le copilote français Rémi Emmanuel Plesel, trois Sud-Coréens, un Britannique, un Malaisien et un Singapourien. Mon frère était un « excellent » professionnel et vivait depuis trois ans en Indonésie, a affirmé hier en France la sœur du copilote, Renée. Parallèlement, des proches de disparus ont passé la nuit à Surabaya dans l'espoir d'obtenir des nouvelles. « J'espère vraiment, vraiment qu'il y aura des nouvelles sur les personnes à bord. Quelles qu'elles soient, ce qui est important c'est que nous sachions où elles sont », a déclaré à l'AFP Intan, une femme de 28 ans, dont le frère, sa famille et des amis étaient à bord. Et alors que des rapprochements ont été effectués avec l'avion de Malaysia Airlines disparu en mars peu après son décollage de Kuala Lumpur sans laisser de trace, le Premier ministre australien, Tony Abbott, a estimé que ces deux incidents n'avaient rien à voir.

 

(Lire aussi : Une famille de dix personnes échappe par miracle au vol fatal d'AirAsia)

 

« Météo exécrable »
« C'est un avion qui volait dans un couloir habituel à un horaire régulier, il semble qu'il ait été confronté à une météo exécrable et ait perdu de l'altitude », a estimé le chef du gouvernement australien. Pour rappel, les contrôleurs aériens ont perdu le contact avec le vol QZ8501 environ une heure après son décollage de l'aéroport international de Juanda à Surabaya, à 05h35 heure locale. Il devait atterrir à Singapour à 08h30.
L'Airbus disparu était exploité par AirAsia Indonesia, une succursale d'AirAsia, compagnie dont le siège est à Kuala Lumpur, en Malaisie, et qui domine le marché du transport aérien low cost en Asie du Sud-Est. L'appareil disparu avait fait l'objet d'une révision le 16 novembre, a indiqué AirAsia, qui n'a jamais connu d'accident fatal jusqu'ici. L'action d'AirAsia a chuté de 12 % à l'ouverture de la Bourse de Kuala Lumpur, avant de se reprendre et clôturer en baisse de 8,5 %. Quoi qu'il advienne, 2014 est d'ores et déjà une année noire pour l'Aviation civile malaisienne, avec la perte de deux avions de la compagnie nationale Malaysia Airlines.

 

 

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