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Moyen-Orient - Lettre De Gaza

Noor Alyacoubi, depuis Gaza : Chaque jour, je crains que l’extension de la ligne jaune n’atteigne mon quartier

Alors que son quotidien retrouvait jusqu’ici un semblant de normalité, la peur de devoir à nouveau fuir et tout abandonner a ressurgi.

Noor Alyacoubi, depuis Gaza : Chaque jour, je crains que l’extension de la ligne jaune n’atteigne mon quartier

Un immeuble résidentiel endommagé à la suite d'une frappe israélienne à Gaza, le 4 juin 2026. Omar al-Qattaa/AFP

Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre entre le Hamas et l’État hébreu. La jeune femme rend compte à « L’Orient-Le Jour » du quotidien dans l’enclave depuis le cessez-le-feu.Chaque fois que j’ai l’impression que Gaza commence enfin à retrouver un peu de stabilité, le chaos revient. Chaque fois que je vis un moment de soulagement, la peur refait surface et m’oppresse le cœur. Et chaque fois que j’ai le sentiment que le retour de ma famille est plus proche que jamais, nous nous retrouvons soudainement repoussés de plusieurs milliers de pas en arrière. Depuis trois ans, je me pose la même question : sommes-nous le seul peuple au monde destiné à souffrir ? Et combien de temps encore cette agonie va-t-elle durer ?Depuis le début du...
Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre entre le Hamas et l’État hébreu. La jeune femme rend compte à « L’Orient-Le Jour » du quotidien dans l’enclave depuis le cessez-le-feu.Chaque fois que j’ai l’impression que Gaza commence enfin à retrouver un peu de stabilité, le chaos revient. Chaque fois que je vis un moment de soulagement, la peur refait surface et m’oppresse le cœur. Et chaque fois que j’ai le sentiment que le retour de ma famille est plus proche que jamais, nous nous retrouvons soudainement repoussés de plusieurs milliers de pas en arrière. Depuis trois ans, je me pose la même question : sommes-nous le seul peuple au monde destiné à souffrir ? Et combien de temps encore cette agonie...
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