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À La Une - syrie-irak

L'EI "en train d'être stoppé", mais le combat va durer "des années"

Pour Kerry, toute frappe de l'Iran contre le groupe jihadiste aurait "au final" un effet "positif".

Un convoi du Front al-Nosra, branche d'el-Qaëda en Syrie, le 2 décembre 2014, à Idleb, en Syrie. REUTERS/Khalil Ashawi

L'organisation Etat islamique "est en train d'être stoppée" en Irak et en Syrie, a affirmé mercredi la coalition conduite par les Etats-Unis, qui ont salué les frappes iraniennes "positives" contre les jihadistes dans ce combat qui pourrait durer "des années".

Grâce au "millier" de frappes menées depuis le mois d'août, "la dynamique de l'EI a été stoppée", s'est félicité le secrétaire d'Etat américain John Kerry. "Ils ont dû changer leurs tactiques, cela contrarie leurs actions", a-t-il ajouté après avoir réuni ses homologues d'une soixantaine de pays participant à la coalition contre ce groupe ultra-violent en Irak et en Syrie.

Dans leur déclaration finale, ceux-ci affirment que les frappes aériennes commencent "à montrer des résultats", tout en reconnaissant qu'il faut faire plus pour tarir les revenus de l'EI, notamment pétroliers, et "endiguer le flot de combattants terroristes étrangers".

 

(Dossier : Quelles sont les principales sources de financement de l'État islamique ?)



"Nous n'avons constaté aucun changement", a au contraire déclaré le président syrien Bachar el-Assad, dont le régime est accusé d'avoir favorisé l'EI pour affaiblir l'opposition modérée qu'il combat sans merci depuis 2011. "On ne peut pas mettre fin au terrorisme par des frappes aériennes. Des forces terrestres qui connaissent la géographie et agissent en même temps sont indispensables", a souligné M. Assad à l'hebdomadaire français Paris-Match.

Cette réunion de la coalition était la première à ce niveau depuis le début des frappes américaines le 8 août en Irak. Onze pays arabes et la Turquie, tous ennemis déclarés de M. Assad, y ont participé, ainsi que le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi.

Elle a commencé quelques heures après que le Pentagone eut confirmé que l'Iran avait mené des raids aériens contre l'EI dans l'est de l'Irak ces derniers jours. Téhéran, qui n'a pas confirmé, est un allié de circonstance plutôt inattendu, d'autant plus que les Etats-Unis ont réaffirmé leur refus catégorique de toute coordination militaire avec l'Iran. M. Kerry n'a d'ailleurs ni confirmé ni démenti les frappes iraniennes, tout en soulignant que "cela a un effet qui, au final, est positif".

Téhéran équipe déjà les milices chiites en Irak ainsi que des unités de l'armée irakienne avec des fusils et des lance-roquettes. L'Iran a également mis à la disposition de l'Irak des avions de combat Soukhoï Su-25.

Les Etats-Unis sont le moteur de la coalition internationale contre l'EI, qui a proclamé en juin un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, où il disposerait de 30 000 combattants, et a décapité plusieurs otages occidentaux.


(Lire aussi : Les défis des États-Unis au Moyen-Orient)

 

"Des bottes sur le terrain"
"Nous allons mener cette campagne aussi longtemps que nécessaire pour gagner", a affirmé M. Kerry au cours de la réunion à Bruxelles. "Notre engagement durera certainement des années". "Cela représente un effort à très très long terme, il y aura des revers et des progrès", a estimé un haut responsable américain présent dans la capitale belge.


"Les terroristes de Daech sont un fléau. Tout doit être fait pour l'éradiquer", a de son côté lancé le ministre français Laurent Fabius. "L'action militaire de la coalition commence à porter ses fruits, notamment en Irak, mais il reste beaucoup à faire", a-t-il estimé.

En Irak, les Etats-Unis ont reçu l'aide d'avions français, australiens, britanniques, canadiens, danois, belges et néerlandais. Par ailleurs, depuis le 23 septembre, les Américains frappent des positions de l'EI en Syrie, avec la participation de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de la Jordanie et de Bahreïn.
En 2015, cette campagne aérienne devrait coûter 5,6 milliards de dollars aux Etats-Unis.

"La solution nécessite des bottes sur le terrain, les bombardements sans un appui terrestre ne permettent pas d'en finir avec EI", a toutefois averti le ministre espagnol José Manuel Garcia Margallo.
Jusqu'ici, M. Abadi et les pays occidentaux ont exclu toute intervention étrangère au sol.

 

(Lire aussi : À Mossoul, la vita non e bella...)


La coalition veut aussi contrer la "propagande" de l'EI sur les réseaux sociaux. "Il faut agir sur le terreau sur lequel prospère l'idéologie" jihadiste, a souligné le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier. "C'est aux Etats musulmans de dire clairement que l'EI n'agit pas au nom de l'islam".

L'EI a commis de nombreux viols, enlèvements, meurtres de masse et crucifixions de civils dans les régions sous son contrôle, et les revendique même activement sur les réseaux sociaux.
"Des crimes barbares" dénoncés mercredi par Ahmed al-Tayeb, le cheikh d'Al-Azhar au Caire, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite.

 

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commentaires (4)

"En train d'être stoppé, mais le combat va durer des années." ! Ou, l'oxymore parfait !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

07 h 41, le 04 décembre 2014

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Commentaires (4)

  • "En train d'être stoppé, mais le combat va durer des années." ! Ou, l'oxymore parfait !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    07 h 41, le 04 décembre 2014

  • Effectivement si l'Iran s'en melle, elle vas faire revivre les sentiments daeshiste même a la population qui ne prennait pas l'EI dans son cœur cela étant dit au début l'Iran été contre la coalition car affirmant que la strategie militaire engager n'est pas la bonne pourtant il fait la même chose en ce moment c'est dire combien cet axe a du mal a suivre lui même ce qu'il a tjrs affirmer ... C'est une puisssance d'accord mais k´elle agisse en tant ke tel ...

    Bery tus

    16 h 49, le 03 décembre 2014

  • SURTOUT QU'ILS NE DISENT PAS QUE S'ÉTAIT SANS LEUR ACCORD ET OU LEUR CONNAISSANCE ! MAIS S'IL Y A INTERVENTION DE L'IRAN CHIITE... LES CHOSES VONT EMPIRER ET L'EXTRÉMISME SUNNITE EN PROFITER. C'EST TOUT COMME UN APPEL AUX JIHADISTES SUNNITES D'INTÉGRER LES RANGS DE DAESCH... QUE CETTE L'INTERVENTION IRANIENNE... SI ELLE EUT VRAIMENT LIEU !

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    13 h 04, le 03 décembre 2014

  • De quoi se mele le pentagone ? c'est a la nouvelle puissance regionale de declarer ce genre de choses . A moins que les us sont contents de compter parmi eux un "allie" enfin intelligent dans la lutte contre le salafowahabisme !

    FRIK-A-FRAK

    12 h 34, le 03 décembre 2014

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