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Liban - Liban

Salam : Face au terrorisme, notre volonté ne fléchira pas

M. Salam, hier, prononçant son allocution. Photo Dalati et Nohra

Le Premier ministre libanais Tammam Salam a affirmé hier que le Liban ne reculera devant aucun moyen pour libérer les soldats retenus en otage par les groupes extrémistes, soulignant que le pays ne cèdera pas face au chantage terroriste.

Dans une allocution télévisée, M. Salam a qualifié les preneurs d'otages « de barbares sans religion ».
« Ils ne comprennent que le langage des égorgements parce qu'ils pensent que cela les aidera à réaliser leurs objectifs », a-t-il dit. « Ils négocient avec nous en ayant recours au sang. Le sang nous est cher, mais nous ne nous soumettrons pas. Nous ne perdrons pas la voie à suivre et nous ne nous résignerons pas au sentiment de la vengeance. Notre volonté ne fléchira pas. Nous resterons armés de notre patience, de notre sagesse et de notre détermination à libérer nos fils par tous les moyens. Nous ne sommes pas en position de faiblesse. Nos options sont nombreuses. Nous avons de nombreux atouts entre nos mains », a martelé le président du Conseil.

(Lire aussi : Joumblatt : Oui aux négociations, non au troc)


Tammam Salam a affirmé qu'il s'« incline » devant le souvenir des « martyrs et héros de l'armée », et a présenté ses condoléances « à la famille du martyr Abbas Medlej, qui s'est élevée au-dessus des blessures, comme l'avait fait la famille du martyr Ali el-Sayyed avant elle, un modèle de fierté et de patriotisme ».

« Ce qui s'est produit hier (samedi) n'est pas un incident isolé. Il y en a eu de similaires avant, et il y en aura peut-être après. Il s'agit d'un chapitre d'un long combat avec le terrorisme, qui n'a pas commencé avec les derniers incidents de Ersal (...). Dès le premier instant de cette campagne contre le Liban, les Libanais ont pu, en dépit de leurs divisions politiques aiguës, freiner les répercussions de ces actes terroristes et empêcher qu'ils ne réalisent leurs objectifs principaux, en l'occurrence celui de semer la discorde confessionnelle dans le pays », a-t-il indiqué.

(Lire aussi : La famille du soldat décapité par l’EI appelle au calme)

« Les Libanais sont appelés aujourd'hui à rester attachés à ce style, comme moyen unique de dépasser le test difficile auquel nous faisons face tous ensemble. Nous savons que les esprits sont surchauffés et la colère grande, mais nous devons savoir que la discorde à laquelle aspirent les terroristes, et qui pourrait être sous-estimée par les faibles d'esprit et les ignorants, constitue l'entrée en matière à la destruction de la paix civile nationale », a souligné M. Salam.

« Les sentiments de peine et de douleur chez les parents des militaires, des otages et de tous les Libanais sont des sentiments naturels, que nous respectons et comprenons. Mais ce qui s'est produit dans la rue au cours des derniers jours porte atteinte aux martyrs, à l'affaire de nos fils otages, et a failli entraîner le pays sur des pentes dangereuses. Le recours au blocage des routes et à la paralysie de l'activité du pays ne nous rendra pas nos soldats. La confrontation est ailleurs, avec l'ennemi terroriste, pas à l'intérieur, entre nous. Il faut unifier les rangs, pas les disperser », a-t-il noté.

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« Les leaders politiques et d'opinion sont appelés à prendre conscience de la difficulté de l'instant que le pays traverse, à s'élever à la hauteur du défi, à maîtriser les réactions et les instincts, et à corriger le tir. Il faut faire triompher tout ce qui est national et rassembleur sur les intérêts partiels », a poursuivi le président du Conseil.
« Si la douleur est grande, et elle l'est, ce qui est plus douloureux encore, c'est de permettre au terrorisme de profiter de nos divisions politiques pour se jouer de notre tissu national et causer la discorde sectaire à laquelle aspirent, tous les jours, les assassins », a-t-il dit.

« Nous cherchons par tous les moyens à libérer nos prisonniers. Nous poursuivons nos contacts et nos efforts dans toutes les directions pour arriver à cette fin, conformément à la décision unie du Conseil des ministres qui a fixé les règles sur base desquelles les négociations se poursuivent », a dit Tammam Salam, remerciant l'émir du Qatar pour son aide.

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« La bataille sera longue. Il ne faut pas s'imaginer qu'elle sera courte parce que notre ennemi est un ennemi non traditionnel, qui nous a fait souffrir et qui veut le faire encore plus. L'important est de garder la confiance dans le gouvernement en ce qui concerne la gestion de ce dossier, loin des surenchères. Il faut aussi rester unis autour de l'armée et des forces de sécurité, qui bénéficient d'une couverture politique totale dans leur action contre le terrorisme, et pour la sécurité et la stabilité du Liban », a-t-il indiqué.
« Que les parents sachent que l'armée n'abandonnera pas ses soldats et ne lésinera sur aucun effort pour les ramener », a-t-il ajouté, lançant un appel aux médias pour qu'ils évitent, à l'heure actuelle, tout ce qui peut jeter davantage d'huile sur le feu.

M. Salam a également mis en garde contre les atteintes aux réfugiés syriens, appelant à laisser les autorités concernées se charger de ceux parmi ces derniers qui ont porté atteinte au statut d'hôte qui leur a été donné et qui ont basculé dans le terrorisme. « Pas de logique vindicative pour éviter la discorde », a-t-il souligné.


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Le Premier ministre libanais Tammam Salam a affirmé hier que le Liban ne reculera devant aucun moyen pour libérer les soldats retenus en otage par les groupes extrémistes, soulignant que le pays ne cèdera pas face au chantage terroriste.Dans une allocution télévisée, M. Salam a qualifié les preneurs d'otages « de barbares sans religion ».« Ils ne comprennent que le langage des égorgements parce qu'ils pensent que cela les aidera à réaliser leurs objectifs », a-t-il dit. « Ils négocient avec nous en ayant recours au sang. Le sang nous est cher, mais nous ne nous soumettrons pas. Nous ne perdrons pas la voie à suivre et nous ne nous résignerons pas au sentiment de la vengeance. Notre volonté ne fléchira pas. Nous resterons armés de notre patience, de notre sagesse et de notre détermination à libérer nos fils...
commentaires (5)

On dirait le Raïïs Äbdel-Nâssir après sa grosse débâcle de 67 !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

14 h 36, le 08 septembre 2014

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Commentaires (5)

  • On dirait le Raïïs Äbdel-Nâssir après sa grosse débâcle de 67 !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 36, le 08 septembre 2014

  • Si c'est lui qui le dit , on a deja commence a bilayer devant SA porte . J'approuve .

    FRIK-A-FRAK

    10 h 38, le 08 septembre 2014

  • PAS AU PRIX DE LA VIE DES SOLDATS LIBANAIS ! LIBÉREZ-LES... ET NE FLÉCHISSEZ PAS ! QUE CEUX QUI SONT RESPONSABLES DE L'APPARITION DE CES BARBARES SANGUINAIRES SE RETIRENT DE LEURS PAYS ET ARRÊTENT DE LES ATTIRER VERS CE PAUVRE LIBAN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 51, le 08 septembre 2014

  • Paroles de sagesse les paroles du chef du gouvernement. Encore une fois "les surenchéristes" sur la tragique et terriblement malheureuse question des soldats kidnappés doivent tenir compte de cette sagesse et se taire en ce moment. Cela dit, il faut saluer la grande dignité manifestée par les familles de nos deux soldats martyrs, Ali as-Sayyed et Abbas Medlej, dont la douleur est partagée par tout le Liban. C'est bien ça les familles libanaises. Chapeau !

    Halim Abou Chacra

    06 h 26, le 08 septembre 2014

  • Merci, Monsieur le Premier Ministre, Pour ce magnifique message de confiance et d'espoir... Très fidèlement, Antoine Hakim-Ged

    Ged Antoine

    04 h 09, le 08 septembre 2014

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