Sans surprise, comme prévu, comme lors des neuf séances précédentes...
Convoqués pour la dixième fois pour élire un président de la République, les députés libanais ont de nouveau échoué à remplir leur devoir. Le quorum des deux-tiers (86 députés sur 128) n'ayant de nouveau pas été atteint, le président de la Chambre, Nabih Berry, a fixé une onzième séance au 2 septembre.
Est-il encore nécessaire de le rappeler ? La présidence est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le mercredi 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un nouveau président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum.
Est-il également nécessaire de souligner que la situation sécuritaire au Liban est plus que précaire ? Des dizaines de soldats et de policiers sont toujours aux mains de jihadistes ultra-radicaux qui se sont repliés dans le jurd de Ersal. Plusieurs jours durant, de violents combats ont opposé la troupe à ces islamistes liés au Front al-Nosra et à l'Etat islamique, causant la mort de 18 soldats. Les affrontements, la plus dangereuse flambée de violences au Liban liée au conflit syrien, ont fait aussi des dizaines de morts parmi les civils et les jihadistes.
Pas suffisant toutefois pour sortir le Liban de l'impasse politique.
Suite au report du scrutin, le chef des Forces libanaises et candidat à la présidence de la République Samir Geagea a dénoncé "un crime" contre la présidence. "La vie continue comme si de rien n'était, ce qui se passe est un crime contre le poste présidentiel", a déclaré M. Geagea depuis Meerab. "Nous faisons face à un comportement irresponsable et nous tenons à l'élection d'un président au plus tôt", a-t-il martelé. "Nous prêts sommes à discuter avec l'autre partie si elle accepte", a encore indiqué le chef des FL en réponse aux questions des journalistes.
Le député Élie Keyrouz, membre des FL, a, de son côté, accusé les députés du 8 Mars d'être responsables de l'impasse présidentielle. "La candidature de Samir Geagea est naturelle et logique en tant que leader chrétien", a-t-il estimé rappelant que le leader des FL "a présenté plus d'une proposition pour sortir de l'impasse présidentielle". "L'autre partie a refusé toutes les propositions", a-t-il accusé.
Même son de cloche du côté du député Élie Marouni, membre du parti des Kataëb. "Nous pensions que les députés allaient se rendre au parlement. Nous pensions que les récents événements allaient entraîner un réveil de leur conscience", a-t-il déclaré en référence aux derniers affrontements entre l'armée libanaise et les jihadistes à Ersal. "Cependant la politique égoïste et destructrice a de nouveau prévalu", a-t-il regretté.
Cette nouvelle convocation a eu lieu alors que le leader du courant du Futur, Saad Hariri, après trois ans d'absence, est de retour au Liban depuis vendredi. Un retour placé de prime abord sous le signe du soutien à l'armée, mais qui vise surtout à rendre à la rue sunnite son souffle de modération, en lui ôtant le sentiment d'avoir été abandonnée, de surcroît face à un parti politique qui détient des armes.
Sur ce point, Samir Geagea a indiqué que le retour du chef du Courant du Futur ne changera rien concernant la présidentielle. "Le retour de Saad Hariri est positif au niveau sunnite et national, mais cela ne change rien au niveau de la présidentielle", a déclaré M. Geagea. "Saad Hariri ne peut convaincre le général Michel Aoun de faciliter le processus de l'élection présidentielle, même le patriarche Béchara Raï n'a pas réussi à le faire", a encore dit le chef des FL.
Prorogation du mandat de la Chambre
Alors que la vacance présidentielle se prolonge et que la date limite (20 septembre) pour le dépôt des candidatures aux législatives approche, la question de l'organisation du scrutin est posée, en l'absence éventuellement de président ou d'une nouvelle prorogation de la chambre.
"Tenir des élections législatives sans président revient à porter un coup au système", a déclaré mardi le député et ministres des Télécommunications Boutros Harb, depuis le Parlement. "L'extension du mandat de la Chambre est une conséquence du boycottage de l'élection présidentielle", a-t-il encore dit.
Le député Nicolas Fattouche a, de son côté, présenté une proposition de loi visant à proroger le mandat du Parlement qui expire en novembre, rapportent plusieurs médias. La proposition a été soumise au secrétariat de la Chambre. Cette proposition prévoit la prorogation du mandat du Parlement de 2 ans et 7 mois.
Réuni lundi sous la présidence de Amine Gemayel, le parti Kataëb a mis en garde contre une prorogation du mandat de la Chambre, dans laquelle il a vu, si jamais elle a lieu, "une mesure qui n'a rien d'innocent et dont l'objet serait de renvoyer la présidentielle aux calendes grecques".
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Convoqués pour la dixième fois pour élire un président de la République, les députés libanais ont de nouveau échoué à remplir leur devoir. Le quorum des deux-tiers (86 députés sur 128) n'ayant de nouveau pas été atteint, le président de la Chambre, Nabih Berry, a fixé une onzième séance au 2 septembre.
Est-il encore nécessaire de le rappeler ? La présidence est vacante depuis le 25 mai, date de la fin du mandat de Michel Sleiman. Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le mercredi 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un nouveau président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Tous les tours suivants ont tourné court, faute de quorum.
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Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
A QUOI BON AVOIR UN PRESIDENT???? IL EST TROP TARD ....QUELQU IL SOIT ...IL SERA FAIBLE... IL FAUT INTERDIRE LA PRESIDENCE AUX MARONITES.
07 h 39, le 14 août 2014