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Liban - La Situation

Entre les extrêmes, des efforts pour éviter le pire...

Bonne humeur manifeste, hier soir, à la Maison du Centre, pour les retrouvailles entre Walid Joumblatt et Saad Hariri, sous les yeux de Marwan Hamadé. Photo Dalati et Nohra

La désignation en Irak d'un nouveau Premier ministre, Haïdar al-Abadi, et l'éviction de jure de son prédécesseur Nouri al-Maliki, pourraient être le début d'un apaisement irano-saoudien parrainé par les États-Unis, sinon d'une contre-offensive à l'Iran. Les interprétations divergent, mais la question se pose désormais avec acuité : la situation en est-elle encore au « laisser-faire, laissez-passer » de l'Occident face à la montée takfiriste, notamment après le début de l'intervention militaire (timide) américaine aux frontières des zones kurdes en Irak ?


Au Liban, dans ce contexte précis, le retour du leader du courant du Futur, Saad Hariri, au Liban vendredi dernier, placé de prime abord sous le signe du soutien à l'armée, vise surtout à rendre à la rue sunnite son souffle de modération, en lui ôtant le sentiment d'avoir été abandonnée, de surcroît face à un parti politique qui détient des armes.
C'est l'enjeu du maintien de la stabilité qui motive également les concertations visant à ébranler la paralysie institutionnelle. À ce niveau, toutefois, il serait trop tôt pour évoquer un déblocage, en l'occurrence au niveau de la présidentielle.


La tournée du leader du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, auprès des différentes parties politiques, y compris le secrétaire général du Hezbollah, a été complétée hier par une réunion, à la Maison du Centre, avec l'ancien Premier ministre Saad Hariri, en présence de ministres et députés des deux bords. Aucun signe d'un compromis politique, ni d'une entente sur un nom consensuel, ne s'en est dégagé. Dans un entretien nocturne avec L'OLJ, le député Walid Joumblatt a d'abord qualifié la réunion de « cordiale ». Il a estimé ensuite que « le retour de Saad Hariri est un événement important qui rééquilibre la situation sur la scène locale, face à l'islam radical, et met un terme aux voix discordantes au sein du courant du Futur ». Il a souligné enfin qu'il maintenait la candidature du député Henri Hélou à la présidence. « Je n'ai pas été à la Maison du Centre pour un compromis sur la candidature de Henri Hélou que je considère comme l'option la plus adéquate pour les chrétiens », a affirmé Walid Joumblatt à L'OLJ. Il avait d'ailleurs souligné, lors d'un point de presse à l'issue de la réunion avec Saad Hariri, que « renoncer à la candidature du député Henri Hélou discréditerait ma position centriste ». Ce serait, selon une source proche du dossier, une manière de dire : « Que l'arithmétique du Parlement produise un président de la République. » Surtout qu'aucune entente politique qui écarte les chrétiens n'est possible sur la présidentielle, comme n'a de cesse d'ailleurs de le rappeler le leader du Futur.


Du reste, la déclaration de Walid Joumblatt ne laisse échapper aucune allusion à une avancée au niveau des dossiers politiques. Des sources de la réunion Futur-PSP rapportent d'ailleurs à l'unisson « une ambiance positive », « une ambiance d'amitié », « le début d'une avancée », mais sans plus. Ces sources répondent d'ailleurs par un non sûr, concis et réaliste, à la question de savoir si la dixième séance électorale, à laquelle a convoqué le président de la Chambre aujourd'hui, pourrait être l'occasion de concertations entre le 8 et le 14 Mars dans l'hémicycle, indépendamment du boycottage de la séance...


Mais lorsque l'on sait que « la politique de Walid Joumblatt a toujours été d'éviter le pire », selon une source informée à L'OLJ, il est légitime de penser à une avancée des concertations qu'il mène depuis deux semaines. « Le climat est à la multiplication des ouvertures et des contacts. On peut dire que les choses bougent, mais pas encore totalement, répond la même source. Les parties tentent de trouver une formule sur la personne du futur chef de l'État et sur le mécanisme de son élection, mais rien n'a été convenu jusque-là », ajoute-t-elle, catégorique. Une source du Futur présente à la réunion de la Maison du Centre va jusqu'à affirmer à L'OLJ que « la présidentielle n'a pas été au cœur de l'entretien ». D'ailleurs, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, affirmait hier soir, à la chaîne al-Manar, qu'« avec l'obstination de certaines parties à ne pas vouloir une entente, la crise perdurerait encore plusieurs mois ».


Pourtant, une source du 14 Mars fournit à L'OLJ une information qui rompt avec ces déclarations. « Il faut s'attendre à un dénouement du dossier de la présidentielle dès la fin de cette semaine ou le début de la semaine prochaine », précise la source, liant l'échéance à la formation par Haïdar al-Abadi de son gouvernement. Selon cette source, « l'entente sera obtenue sur un candidat qui ne fait pas partie des pôles chrétiens, mais qui serait capable de gérer les guerres ponctuelles au Liban à la manière du président Élias Sarkis ». Elle laisse entendre enfin que le chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, finirait d'une manière ou d'une autre par accepter ce consensus. Une réunion Aoun-Hariri pourrait être envisagée dans ce cadre.


Mais il est une autre question qui persiste, et qui s'avère plus urgente : à défaut d'avoir réussi à élire un nouveau président de la République, quelle solution à la paralysie parlementaire serait-elle acceptable par le 14 Mars, à l'heure où le président de la Chambre prône un maintien des activités du Parlement ? Il faut savoir que le Futur (et le 14 Mars, d'une manière générale) s'entend avec le PSP sur la nécessité de ne pas tenir de législatives avant la présidentielle (selon une source de la réunion d'hier). Le scénario d'une autoprorogation du mandat parlementaire est presque certain. Assurer la mise en œuvre de ce scénario avait en tout cas était au cœur de l'initiative joumblattiste. Le débat qui persiste toutefois au sein du 14 Mars porte sur la durée de cette autoprorogation : six mois, ou trois ans, ce dernier cas étant interprété, par des sources du 14 Mars, comme « une faveur à Nabih Berry ».


S'il est en somme un élément concret de déblocage obtenu par le biais de l'ouverture joumblattiste, c'est « une relance de l'exécutif, sur les dossiers urgents, notamment les camps de réfugiés syriens », révèle une source proche du PSP. Le 14 Mars plaidera donc jeudi, au prochain Conseil des ministres, pour l'établissement de camps, « sur le territoire libanais, et à quelques kilomètres des frontières avec la Syrie, avec l'assistance de l'Onu ». Une démarche qui ne nécessiterait pas de concertations avec les parties syriennes, et qui n'aurait aucune raison d'être refusée par le 8 Mars...

 

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La désignation en Irak d'un nouveau Premier ministre, Haïdar al-Abadi, et l'éviction de jure de son prédécesseur Nouri al-Maliki, pourraient être le début d'un apaisement irano-saoudien parrainé par les États-Unis, sinon d'une contre-offensive à l'Iran. Les interprétations divergent, mais la question se pose désormais avec acuité : la situation en est-elle encore au « laisser-faire, laissez-passer » de l'Occident face à la montée takfiriste, notamment après le début de l'intervention militaire (timide) américaine aux frontières des zones kurdes en Irak ?
Au Liban, dans ce contexte précis, le retour du leader du courant du Futur, Saad Hariri, au Liban vendredi dernier, placé de prime abord sous le signe du soutien à l'armée, vise surtout à rendre à la rue sunnite son souffle de modération, en lui ôtant le...
commentaires (2)

LES SOURCES NOUS PARLENT: LA 1ÈRE SOURCE NOUS INFORME QUE "LA POLITIQUE DE WALID JOUMBLATT A TOUJOURS ÉTÉ D'ÉVITER LE PIRE" WOW ! LIRE DES CONNERIES DE CE GENRE DE FAÇON À METTRE EN VALEUR UN TYPE COMME JOUMBLATT QUI A UN PARCOURT EXTRÊMEMENT NÉGATIF SUR LE PAYS. LA LISTE DE SES TRAHISONS EST LONGUE. CETTE MÊME SOURCE NOUS INFORME QUE LES CHOSES BOUGENT. ÇA C'EST VRAI. PAR EXEMPLE LES FEUILLES D'UN ARBRE BOUGENT. UNE 2ÈME SOURCE INTERVIENT POUR NOUS DIRE QUE LA PRÉSIDENTIELLE N'A PAS ÉTÉ AU COEUR DES ENTRETIENS. UNE AUTRE SOURCE PRÉCISE AUTRE CHOSE, QU'IL FAUT S'ATTENDRE À UN DÉNOUEMENT DU DOSSIER DE LA PRÉSIDENTIELLE. CELON CETTE SOURCE, UNE ENTENTE SERA OBTENUE SUR UN CANDIDAT QUI NE FAIT PAS PARTIE DES PÔLES CHRÉTIENS. TOUJOURS CELON CETTE MÊME SOURCE QU'UNE RÉUNION AOUN-HARIRI POURRAIT ÊTRE ENVISAGÉE DANS CE CADRE. UNE NOUVELLE SOURCE ARRIVE POUR NOUS DIRE QUE LE SCÉNARIO D'UNE AUTOPROROGATION DU MANDAT "PARLEMENTEUR" PAR L'INITIATIVE JOUMBLATTISTE COMME UNE FAVEUR À NABIH BERRY EST PRESQUE CERTAIN. ET LA DERNIÈRE SOURCE NOUS INFORME QUE GRACE À L'OUVERTURE JOUMBLATTISTE LES DOSSIERS URGENTS SERONT DÉBLOQUÉS CONCRÈTEMENT. ET ENFIN MA SOURCE À MOI SE JOINT À TOUTES CES SOURCES POUR ME CHUCHOTER DANS L'OREIL EN ME DISANT QUE CET ARTICLE EST LE FRUIT D'UNE RÉUNION ENTRE CONCIERGES.

Gebran Eid

09 h 10, le 12 août 2014

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Commentaires (2)

  • LES SOURCES NOUS PARLENT: LA 1ÈRE SOURCE NOUS INFORME QUE "LA POLITIQUE DE WALID JOUMBLATT A TOUJOURS ÉTÉ D'ÉVITER LE PIRE" WOW ! LIRE DES CONNERIES DE CE GENRE DE FAÇON À METTRE EN VALEUR UN TYPE COMME JOUMBLATT QUI A UN PARCOURT EXTRÊMEMENT NÉGATIF SUR LE PAYS. LA LISTE DE SES TRAHISONS EST LONGUE. CETTE MÊME SOURCE NOUS INFORME QUE LES CHOSES BOUGENT. ÇA C'EST VRAI. PAR EXEMPLE LES FEUILLES D'UN ARBRE BOUGENT. UNE 2ÈME SOURCE INTERVIENT POUR NOUS DIRE QUE LA PRÉSIDENTIELLE N'A PAS ÉTÉ AU COEUR DES ENTRETIENS. UNE AUTRE SOURCE PRÉCISE AUTRE CHOSE, QU'IL FAUT S'ATTENDRE À UN DÉNOUEMENT DU DOSSIER DE LA PRÉSIDENTIELLE. CELON CETTE SOURCE, UNE ENTENTE SERA OBTENUE SUR UN CANDIDAT QUI NE FAIT PAS PARTIE DES PÔLES CHRÉTIENS. TOUJOURS CELON CETTE MÊME SOURCE QU'UNE RÉUNION AOUN-HARIRI POURRAIT ÊTRE ENVISAGÉE DANS CE CADRE. UNE NOUVELLE SOURCE ARRIVE POUR NOUS DIRE QUE LE SCÉNARIO D'UNE AUTOPROROGATION DU MANDAT "PARLEMENTEUR" PAR L'INITIATIVE JOUMBLATTISTE COMME UNE FAVEUR À NABIH BERRY EST PRESQUE CERTAIN. ET LA DERNIÈRE SOURCE NOUS INFORME QUE GRACE À L'OUVERTURE JOUMBLATTISTE LES DOSSIERS URGENTS SERONT DÉBLOQUÉS CONCRÈTEMENT. ET ENFIN MA SOURCE À MOI SE JOINT À TOUTES CES SOURCES POUR ME CHUCHOTER DANS L'OREIL EN ME DISANT QUE CET ARTICLE EST LE FRUIT D'UNE RÉUNION ENTRE CONCIERGES.

    Gebran Eid

    09 h 10, le 12 août 2014

  • La SITUATION. Même avec le retour de Hariri, on ne saort pas des nié-nié-nié, nié-nié-nié, nié-nié-nié. Alors l'élection présidentielle ? Aux calendes grecques !

    Halim Abou Chacra

    04 h 44, le 12 août 2014

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