X

À La Une

Un Australien d'origine libanaise twitte une photo de son fils tenant la tête d'un soldat décapité en Syrie

Dans la presse

Khaled Sharrouf est parti l'an dernier d'Australie pour mener le jihad en Syrie.

OLJ/agence
11/08/2014

Un Australien d'origine libanaise parti combattre en Syrie aux côtés de l'Etat islamique (EI, ex-Daech) a twitté une photo de son jeune fils portant la tête d'un soldat syrien décapité, selon le quotidien The Australian. Une affaire qui suscitait lundi un grand émoi en Australie.

 

Khaled Sharrouf, né à Sydney de parents libanais, est parti d'Australie en 2013 pour mener le jihad, rapporte The Australian. Sur une photo publiée par plusieurs médias libanais, l'on voit l'homme exhiber un cèdre tatoué sur l'épaule. Selon The Australian, le père de Khaled aurait abandonné la famille, alors que Khaled était un adolescent, pour rentrer au Liban.

 

Khaled Sharrouf a publié sur son compte Twitter (suspendu actuellement par le réseau social) une photo sur laquelle son fils de 7 ans, casquette de baseball sur le chef, exhibe la tête du soldat décapité à Raqa, dans la vallée de l'Euphrate, bastion des insurgés islamistes en Syrie. L'homme a légendé la photo ainsi : "C'est mon garçon". Une autre photo publiée par The Australian montre Sharrouf en tenue de combat posant avec trois jeunes garçons en armes, devant un drapeau de l'EI, dont les agences de renseignement pensent qu'il s'agit de ses fils.

 

Khaled Sharrouf, probablement en Irak, posant devant un véhicule de l'armée irakienne. Photo Twitter

 

'Le geste d'un fou'

Le président de l'Association des musulmans libanais en Australie, Samier Dandan, a condamné la publication des photos en évoquant "le geste d'un fou".

Sharrouf a eu de graves démêlées avec la justice australienne. Il a notamment fait près de quatre ans de prison après avoir avoué sa participation à la préparation d'un attentat en 2005 à Sydney. Il a fui l'Australie en utilisant le passeport de son frère.

En déplacement aux Pays-Bas, le Premier ministre australien Tony Abbott a fustigé les actes "barbares" d'un "groupe terroriste" qui cherche à créer un "Etat terroriste". A Sydney, le chef du Pentagone, Chuck Hagel, a dénoncé "une menace contre le monde civilisé".

Le gouvernement australien estime que jusqu'à 150 Australiens mènent le jihad à l'étranger, essentiellement en Irak et en Syrie. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que l'Australie se joindrait à Washington, Londres et Paris pour larguer de l'aide humanitaire aux populations civiles fuyant l'avancée des jihadistes en Irak.

Lire aussi

« Si Dieu le veut, nous lèverons le drapeau d'Allah sur la Maison-Blanche »

Âmes sensibles s'abstenir !, la chronique de Nagib Aoun

 

Repère

Cinq clés pour expliquer les avancées des jihadistes en Irak

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Cadige William

A vomir !

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants