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À La Une - Liban

Regain de tension à Tripoli après l'arrestation d'un cheikh

Le fournisseur des jihadistes de l'hôtel Duroy abattu par les SR libanais.

Dans la capitale du nord, la tension est montée d'un cran après l'arrestation du cheikh sunnite Houssam el-Sabbagh. Photo d'archives Nour Braïdy.

La tension est montée d'un cran à Tripoli, au Liban-Nord, après l'arrestation du cheikh sunnite Houssam el-Sabbagh.

Des soldats de l'armée libanaise et un groupe d'éléments armés se sont affrontés dimanche dans la rue de Syrie dans la capitale du Nord. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés. Des tirs en l'air ainsi que l'explosion de grenades sonores ont été signalés dans la nuit de samedi à dimanche, notamment dans les deux quartiers rivaux de Bab el-Tebbané (sunnite) et Jabal Mohsen (alaouite). Une bombe artisanale a également été lancée sur la route de Mankoubine et a fait un blessé, un ressortissant palestinien, qui a été transporté à l'hôpital.

L'armée libanaise a confirmé dans un communiqué publié dimanche l'arrestation du cheikh, détenteur de la double nationalité libanaise et australienne, samedi soir à minuit, lors de son passage à un barrage de la troupe. Houssam el-Sabbagh a fait l'objet de plusieurs mandats d’arrêts sous le chef d'inculpation d'actes terroristes. Mohammad Ali Ismaïl,  qui l'accompagnait, a également été arrêté. Selon le communiqué, les deux hommes ont été remis aux autorités compétentes et une enquête a été ouverte.


Cheikh Sabbagh "est accusé de former une bande armée et d'entraîner des éléments terroristes", selon un responsable des services de sécurité. Le responsable a indiqué à l'AFP que le dignitaire sunnite était également poursuivi pour ses liens avec el-Qaëda, et notamment avec Fateh al-Islam, un groupe extrémiste qui a combattu en 2007 l'armée libanaise dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared dans le nord du Liban, des affrontements qui avaient fait 400 morts, dont 168 soldats libanais.

 

Un plan de sécurité était entré en application en avril à Tripoli. Ce plan vise à pacifier la capitale du Nord, meurtrie par des mois de combats liés à la guerre en Syrie. 

 

(Lire aussi: À Tripoli, aucun plan de sécurité ne saurait aboutir sans développement)

 

Le fournisseur des jihadistes de l'hôtel Duroy abattu par les SR

Par ailleurs, Mounzer el-Hassan, Libano-Suédois, fournisseur présumé en ceintures d'explosifs des jihadistes saoudiens de l'hôtel Duroy, a été tué dimanche à l'aube, dans son appartement à Tripoli, lors d'une perquisition. 

Il a été tué par l'explosion d'une grenade qu'il s'apprêtait à lancer en direction des agents des Forces de Sécurité intérieure (FSI) venus perquisitionner chez lui, a affirmé à l'AFP un responsable des services de sécurité libanais.


Peu après minuit, des membres des services de renseignement (SR) des FSI ont encerclé l'immeuble dans lequel habitait Mounzer el-Hassan, 24 ans. "Des échanges de tirs ont éclaté et ont duré quatre heures, tandis que le fugitif lançait des grenades en direction des FSI", a expliqué la source.
"Il a été tué par une grenade qu'il essayait de lancer alors que les forces de sécurité tentaient d'entrer dans l'appartement", précise la même source. Deux policiers ont été blessés. Les FSI ont saisi une ceinture explosive, des matières explosives et des documents dans l'appartement ainsi que la voiture de Mounzer el-Hassan. Ce dernier était rentré de Suède il y a sept mois, après la mort de deux de ses frères tués dans les combats aux côtés des insurgés en Syrie. Selon la source des services de sécurité, ils avaient commis un double attentat suicide contre un barrage du régime syrien près du Krak des Chevaliers dans la province de Homs (centre).


Le 25 juin, deux kamikazes saoudiens se sont fait exploser dans un hôtel de Beyrouth alors que des agents de la Sûreté générale s'apprêtaient à perquisitionner leur chambre. L'un a été tué, l'autre blessé et détenu.
Depuis l'été 2013, le Liban a été secoué par plusieurs attentats suicide touchant pour la plupart des bastions du Hezbollah.  Ces attentats ont été revendiqués par des groupuscules extrémistes sunnites qui disent riposter à l'implication du parti dans le conflit syrien.

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La tension est montée d'un cran à Tripoli, au Liban-Nord, après l'arrestation du cheikh sunnite Houssam el-Sabbagh.
Des soldats de l'armée libanaise et un groupe d'éléments armés se sont affrontés dimanche dans la rue de Syrie dans la capitale du Nord. Ces affrontements ont fait plusieurs blessés. Des tirs en l'air ainsi que l'explosion de grenades sonores ont été signalés dans la nuit de samedi à dimanche, notamment dans les deux quartiers rivaux de Bab el-Tebbané (sunnite) et Jabal Mohsen (alaouite). Une bombe artisanale a également été lancée sur la route de Mankoubine et a fait un blessé, un ressortissant palestinien, qui a été transporté à l'hôpital.
L'armée libanaise a confirmé dans un communiqué publié dimanche l'arrestation du cheikh, détenteur de la double nationalité libanaise et australienne,...
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