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Moyen Orient et Monde - Rébellion

Les députés irakiens toujours inconscients de la gravité de la crise

Les insurgés se sont emparés hier d'une grande partie de Dhoulouiyah.

Des volontaires chiites pour combattre l’avancée des insurgés se reposant dans la ville de Samarra. Thaier al-Sudani / Reuters

La réunion du nouveau Parlement irakien censée lancer le processus de formation d'un gouvernement d'union a été encore une fois reportée hier.
Plusieurs capitales étrangères, mais aussi l'ONU ou encore le grand ayatollah Ali al-Sistani, le plus important dignitaire chiite du pays, ont mis en garde contre le « chaos » qui menace si les députés ne parvenaient pas à dépasser leurs divisions. Mais après une réunion inaugurale ayant tourné à la farce le 1er juillet, entre insultes et sorties théâtrales, le président par intérim de l'Assemblée, Mahdi Hafez, a annoncé à la mi-journée que les différents blocs n'étaient parvenus à « aucune forme d'accord » et que la nouvelle réunion prévue hier était reportée à demain.

Après déjà plusieurs reports, les députés devaient se choisir un président, puis élire un président de la République chargé de désigner un prochain Premier ministre censé former un gouvernement d'union pour sauver le pays de l'implosion. Outre l'absence de consensus, la réunion prévue en fin de matinée était déjà menacée d'une absence de quorum en raison d'une tempête de sable qui clouait au sol 25 députés kurdes à Erbil, capitale de la province autonome dans le nord du pays. Pour rappel, selon un accord non officiel, le président du Parlement doit être sunnite, le président de la République kurde et le Premier ministre chiite. Samedi soir, les parlementaires sunnites ont accordé leur confiance à Salim al-Joubouri. Mais ce dernier a affirmé qu'il n'accepterait pas de voir le Premier ministre sortant Nouri al-Maliki briguer un 3e mandat.

(Lire aussi : En Irak, Maliki affaibli mais bien accroché)

 

25 femmes tuées
M. Maliki, un chiite au pouvoir depuis huit ans, est vivement critiqué pour son autoritarisme et son choix de marginaliser la minorité sunnite, mais son bloc est arrivé largement en tête du scrutin du 30 avril. Il a déjà prévenu qu'il n'entendait pas céder la place à une personnalité plus susceptible de rassembler, d'autant qu'aucune figure de ce type ne semble émerger. Les différends entre les députés sont profonds et ont quasi paralysé la vie politique depuis des années. Parallèlement, les tensions s'accroissent avec les Kurdes, dont les forces ont profité de la crise pour s'emparer de territoires et de champs de pétrole disputés et qui souhaitent désormais tenir un référendum d'indépendance.

 

(Lire aussi : L'indépendance du Kurdistan irakien, un parcours semé d'embûches)


Sur le terrain, après quelques semaines où les lignes de front sont restées relativement stables, les insurgés ont repris l'offensive depuis jeudi. Leurs assauts contre Ramadi puis Haditha dans l'Ouest ont été repoussés, mais ils se sont emparés hier d'une grande partie de Dhoulouiyah, faisant même sauter un pont pour empêcher l'acheminement de renforts de l'armée. De plus, au moins six personnes, dont un général de police, ont été tuées dans des bombardements dans la région de Bagdad et dans la province de Diyala, au nord-est de la capitale, où les insurgés se sont emparés samedi de deux villes. Enfin, des hommes armés ont tué 25 femmes samedi soir dans un assaut contre deux immeubles dans une zone résidentielle de Bagdad connue pour être un lieu de prostitution, ont rapporté la police et un responsable du gouvernement.

 

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La réunion du nouveau Parlement irakien censée lancer le processus de formation d'un gouvernement d'union a été encore une fois reportée hier.Plusieurs capitales étrangères, mais aussi l'ONU ou encore le grand ayatollah Ali al-Sistani, le plus important dignitaire chiite du pays, ont mis en garde contre le « chaos » qui menace si les députés ne parvenaient pas à dépasser leurs divisions. Mais après une réunion inaugurale ayant tourné à la farce le 1er juillet, entre insultes et sorties théâtrales, le président par intérim de l'Assemblée, Mahdi Hafez, a annoncé à la mi-journée que les différents blocs n'étaient parvenus à « aucune forme d'accord » et que la nouvelle réunion prévue hier était reportée à demain.Après déjà plusieurs reports, les députés devaient se choisir un président, puis...
commentaires (2)

À CHACUN SON RÔLE ET SA RESPONSABILITÉ ! LE CYCLONE APPROCHE ET LES NAÎFS VOIENT DU BEAU TEMPS...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

09 h 15, le 14 juillet 2014

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Commentaires (2)

  • À CHACUN SON RÔLE ET SA RESPONSABILITÉ ! LE CYCLONE APPROCHE ET LES NAÎFS VOIENT DU BEAU TEMPS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 15, le 14 juillet 2014

  • Et les députés libanais, sont-il conscients de la crise dans laquelle ils ont engouffré leur pays ? Députés irakiens et députés libanais, c'est kif-kif !

    Halim Abou Chacra

    04 h 48, le 14 juillet 2014

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