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Daech et al-Nosra fusionnent à la frontière syro-irakienne

Irak

Maliki exclut la formation d'un gouvernement national d'urgence.

OLJ/AFP
25/06/2014

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a balayé mercredi l'idée d'un gouvernement national d'urgence souhaité par les capitales occidentales, pendant que dans l'Ouest du pays les jihadistes ont ouvert une voie vers la Syrie à la faveur d'une entente locale avec el-Qaëda.

En s'emparant du poste-frontière de Boukamal, pendant syrien du poste-frontière d'Al-Qaïm qu'ils contrôlent déjà, les jihadistes de Daech (l'Etat islamique en Irak et au Levant, EIIL) s'ouvrent une voie vers la Syrie et avancent dans leur objectif de créer un Etat islamique dans une zone à cheval entre la Syrie et l'Irak, pays au bord de l'implosion depuis le lancement de leur offensive le 9 juin.

Au même moment à Bagdad, le Premier ministre Nouri al-Maliki a exclu la formation d'un gouvernement national d'urgence, malgré les pressions en ce sens de ses alliés occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis. Les profondes divergences qui minaient le pays bien avant l'offensive jihadiste empêchent depuis les élections d'avril, où le bloc de M. Maliki est arrivé en tête, la formation d'un nouveau gouvernement.

 

(Lire aussi : Vers la fin des frontières de Sykes-Picot ?)

 

"Comme tout le monde le sait, il s'agit d'un moment très critique pour l'Irak, et la formation d'un gouvernement est notre principal défi", avait affirmé le secrétaire d'Etat américain John Kerry mardi.

Washington, qui prend ses distances avec M. Maliki, auquel il avait pourtant apporté son soutien lors de sa première élection en 2006, et de nouveau en 2010, a cependant promis l'envoi de 300 conseillers militaires en Irak, dont 40 ont commencé à travailler mardi.

Parallèlement, à Bruxelles, les 28 pays membres de l'Otan se réunissent pour une journée de discussions où l'Irak devrait tenir une place importante, les capitales occidentales ne cachant plus leur inquiétude face à l'avancée des jihadistes. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui est arrivé à Bruxelles mardi soir après une visite en Irak, a ainsi fait part de sa "vive préoccupation sur la menace posée par l'EIIL".

 

Alliance EIIL-Qaëda
Sur le terrain, la branche syrienne d'el-Qaëda, le Front al-Nosra "a prêté allégeance à l'EIIL dans la nuit de mardi à mercredi" permettant à ce dernier d'être désormais des deux côtés de la frontière, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Un jihadiste de l'EIIL a confirmé l'information sur Twitter et a posté une photo montrant un commandant égyptien du Front al-Nosra avec un chef tchétchène de l'EIIL.

 

(Lire aussi : Les jihadistes en Irak font aussi la guerre sur la Toile)



Cet acte d'allégeance entre ancien rivaux survient alors que l'EIIL progresse dans la province syrienne de Deir Ezzor, et semble avancer vers son but de créer un Etat islamique le long de la longue et poreuse frontière entre les deux pays, dont l'un est en guerre depuis 3 ans et l'autre plongé dans le chaos.

Mais, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "cette allégeance créera des tensions avec les autres groupes rebelles, y compris les islamistes", souvent excédés par les exactions de l'EIIL, dont la réputation d'ultra-violence a été confirmée cette semaine par la diffusion de photos publiées sur internet et montrant des dizaines de corps de soldats irakiens, selon le groupe.

Pour aider l'armée irakienne à repousser l'offensive des insurgés sunnites, les premiers conseillers militaires américains, près de 40 sur les quelque 300 que Washington a promis, ont "commencé leur nouvelle mission", a annoncé mardi le Pentagone. Ils vont tout d'abord évaluer l'état des forces irakiennes.

"Nous n'allons pas courir au secours" des troupes irakiennes, a mis en garde le contre-amiral Kirby, insistant sur le rôle de "conseillers" de ces troupes.

Quelque 90 autres soldats ont également commencé leur tâche qui consiste à mettre en place un "centre de commandement conjoint", géré en partenariat avec les forces irakiennes, a-t-il également dit.

 

(Lire aussi : L'Irak est-il en train de payer les erreurs de Maliki ?)



Face à l'offensive des insurgés sunnites lancée le 9 juin, nombre de soldats irakiens ont baissé les armes, certains abandonnant leurs positions, voire leurs uniformes. Si elles semblent relever la tête depuis plusieurs jours, les troupes ne sont pas parvenues à reprendre aux insurgés les vastes pans de territoire dont ils se sont emparés.

Les insurgés ont désormais la main sur Mossoul, deuxième ville d'Irak, une grande partie de sa province Ninive (nord), de Tikrit et d'autres secteurs des provinces de Salaheddine (nord), Diyala (est), Kirkouk (nord), et Al-Anbar (ouest), frontalière de la Syrie, où ils contrôlent quatre villes.

Mardi, des combats se sont déroulés toute la journée aux abords de la principale raffinerie d'Irak à Baïji, dans le Nord. Par ailleurs, deux lieux de cultes chiites ont été bombardés mercredi au nord de Mossoul, selon un responsable et des témoins.

 

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Ali Farhat

Bonne nouvelle pour les anti Assad et les amis de la liberté et de la démocratie.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

POUR ENTRETENIR DE TELLES ARMÉES PARAMILITAIRES QUE D'ETATS AURAIENT FAIT FAILLITE ! QUI... EST QUI ? OU : QUI... SONT QUI ?

Sabbagha Antoine

Créer des mini états confessionnels qui se livreraient des combats pour des siècles ne peut servir qu’ Israël dont le but restera diviser pour régner .

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