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À La Une - Liban

Présidentielle libanaise : le pathétique scénario, une nouvelle fois...

La séance parlementaire reportée au 18 juin, faute de quorum.

Convoqué pour la sixième fois, le Parlement libanais a de nouveau échoué, le 9 juin 2014, à élire un successeur au président Michel Sleiman. REUTERS/Sharif Karim/archives

Sans surprise, la sixième séance parlementaire, consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République au Liban, n'a pu se tenir lundi faute de quorum. Elle a été reportée au mercredi 18 juin, alors que les espoirs s'amenuisent de voir élire prochainement un nouveau chef de l'Etat.

Une nouvelle fois, le quorum des deux-tiers (86 députés sur 128) n'a pas été atteint aujourd'hui. Quelque 64 députés ont pris place dans l'hémicycle, bien en deçà des chiffres enregistrés lors des précédentes séances, témoignant du clivage toujours plus profond entre les deux grands blocs politiques des 8 et 14 Mars, alors que le pays entame sa troisième semaine de vacance présidentielle.

Lundi, contrairement à leurs habitudes, plusieurs députés du 14 Mars, ainsi que le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, ne se sont pas présentés au Parlement, certains de l'issue de la session alors que les positions des blocs du Changement et de la Réforme (de Michel Aoun) et de la Fidélité à la résistance (Hezbollah) restent inchangées.

 

L'impasse est d'autant plus totale que les avis divergent, une fois de plus, sur les véritables raisons du blocage, l'élection étant, pour certains, liée aux échéances régionales et internationales et pour d'autres, à des facteurs purement internes.

 

Pour élire un successeur au président Michel Sleiman, dont le mandat a expiré le 25 mai, le chef du législatif Nabih Berry avait convoqué les députés à une première séance plénière le 23 avril. Celle-ci n'a pas débouché sur l'élection d'un président, aucun des candidats n'ayant obtenu le nombre de voix nécessaires. Les quatre tours suivants ont tourné court, faute de quorum.

 

A l'issue de ce nouvel échec, le leader des Forces libanaises (FL) et candidat à la présidentielle, Samir Geagea, a estimé que le système libanais est en train de s'effondrer en raison du boycott par certains députés de l'élection présidentielle.

"Le système s'effondre en raison de l'attitude de certains députés. Cette situation est anormale", a déclaré à la presse M. Geagea, à l'annonce du report de la séance parlementaire. "Les Libanais doivent demander des comptes aux députés qu'ils ont élus et qui ne remplissent pas leurs devoirs", a-t-il ajouté.

 

(Lire aussi: Présidentielle : Geagea propose trois solutions possibles pour débloquer la crise)

 

Pour le ministre des Télécommunications, Boutros Harb, membre de l'Alliance du 14 Mars, "le Liban est pris en otage par une force politique qui veut imposer son candidat à la présidence", en allusion au 8 Mars. "Nous ne pouvons prendre l'intérêt des Libanais en otage pour assurer l'intérêt d'une personne", a-t-il ajouté.

Le député Kassem Hachem, membre du bloc du Développement et de la libération de Nabih Berry, a souligné une nouvelle fois l'impossibilité d'élire un nouveau président sans consensus. "Nous ne pouvons aboutir à l'élection d'un nouveau président, sans consensus", a déclaré M. Kassem, insistant sur la nécessité d'"aboutir à un accord par le biais d'un président consensuel".

Son collègue des FL, Antoine Zahra, a indiqué de son côté qu'aucun bloc parlementaire n'avait le droit de boycotter les séances parlementaires destinées à l'élection présidentielle. "Est-ce que ceux qui paralysent le scrutin ont conscience de ce qu'ils font et vers où ils nous mènent ?", s'est-il interrogé.

 

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Sans surprise, la sixième séance parlementaire, consacrée à l'élection d'un nouveau président de la République au Liban, n'a pu se tenir lundi faute de quorum. Elle a été reportée au mercredi 18 juin, alors que les espoirs s'amenuisent de voir élire prochainement un nouveau chef de l'Etat.
Une nouvelle fois, le quorum des deux-tiers (86 députés sur 128) n'a pas été atteint aujourd'hui. Quelque 64 députés ont pris place dans l'hémicycle, bien en deçà des chiffres enregistrés lors des précédentes séances, témoignant du clivage toujours plus profond entre les deux grands blocs politiques des 8 et 14 Mars, alors que le pays entame sa troisième semaine de vacance présidentielle.
Lundi, contrairement à leurs habitudes, plusieurs députés du 14 Mars, ainsi que le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid...
commentaires (5)

Les Syriens souffrent à cause d'un homme symbole Bachar! Les libanais vont ils subir le même sort avec Michel Aoun??? Si Michel Aoun a décidé de tout bloquer pour devenir président .... Il lui reste maintenant deux cartes à jouer Une élection parlementaire dont il risque de prendre les résultats en plein figure et une action militaire saupoudrés par le Hezbollah ...qui même si il y arrive sera dangereuse pour le pays...car son soutien au Hezbollah affaiblira l'armée ... Qu'il présente son gendre comme candidat ... Je suis sûr que celui ci aura plus de chances de passer...

CBG

15 h 36, le 11 juin 2014

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Commentaires (5)

  • Les Syriens souffrent à cause d'un homme symbole Bachar! Les libanais vont ils subir le même sort avec Michel Aoun??? Si Michel Aoun a décidé de tout bloquer pour devenir président .... Il lui reste maintenant deux cartes à jouer Une élection parlementaire dont il risque de prendre les résultats en plein figure et une action militaire saupoudrés par le Hezbollah ...qui même si il y arrive sera dangereuse pour le pays...car son soutien au Hezbollah affaiblira l'armée ... Qu'il présente son gendre comme candidat ... Je suis sûr que celui ci aura plus de chances de passer...

    CBG

    15 h 36, le 11 juin 2014

  • Ben y a rien de pathétique! Le pathos n'a rien à voir là dedans. C'est plutot rebelotte.. Point! Un jour, quand les carottes seront cuites, ils applaudiront tous le meilleur président élu. Le saksouké saoudique n'a pas dit définitivement son dernier mot. Mais revient donc refaire le pm, fils de richard... puisque tu ne sais pas skier (en réalité ni faire de la politique.. Je me demande parfois en quoi il peut exceller ce type, il doit bien avoir quelques conneries.. ce fac similé. Promis s'il redevient notre PM, je ne parlerai plus comme ça, je le penserai seulement.. Ah, le respect de la fonction..hein?

    Ali Farhat

    02 h 00, le 10 juin 2014

  • Une vraie mascarade pour un pays ou ses députés ne sont pas dignes de le gouverner .

    Sabbagha Antoine

    17 h 36, le 09 juin 2014

  • En finalité chaque député °vacuum à ses occupations...

    M.V.

    15 h 06, le 09 juin 2014

  • LA LOI DU PLUS FORT EST TOUJOURS LA MEILLEUR. NASRALLAH DICTE SA LOIX. DONC LE PRÉSIDENT SERA UN MERCENAIRE IRANIEN OU NE SERA PAS. C'EST CLAIR. DANS TOUS LES PAYS QUI SE RESPECTENT, UNE SEULE VOIX DE PLUS SERA SUFFISANTE POUR ÉLIR UN PRÉSIDENT. CHEZ NOUS LES DÉPUTÉS ABSENTS N'ONT AUCUN RESPECT POUR LES GENS QUI LES ONT ÉLU ET RÉELU.

    Gebran Eid

    14 h 19, le 09 juin 2014

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