Arrivée en tête des élections européennes dimanche dernier en France, Marine Le Pen, la présidente du Front national, dit admirer Vladimir Poutine autant qu'Angela Merkel car « le président russe ne se laisse pas imposer de décisions par l'étranger ».
Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, elle marque son respect pour les dirigeants politiques qui défendent les intérêts de leur pays. « Je pense que (Poutine) considère avant tout les intérêts de la Russie et du peuple russe et de ce point de vue j'ai autant d'admiration pour lui que pour Mme Merkel. Beaucoup de choses sont dites sur la Russie parce que pendant des années, ce pays a été diabolisé sur les ordres des États-Unis. Les pays européens devraient être en mesure de se faire leur propre opinion sur la Russie au lieu de se placer toujours dans l'optique américaine », ajoute-t-elle.
Mercredi, le FN a conclu un accord avec quatre autres partis eurosceptiques, le Parti de la liberté de Geert Wilders (Pays-Bas), la Ligue du Nord (Italie), le FPÖ (Autriche) et le Vlaams Belang (Belgique), dans la perspective de former un groupe parlementaire. Pour ce faire, il faut réunir au moins 25 députés venus de sept États membres de l'UE, ce qui signifie que le FN doit trouver encore des partenaires dans deux autres pays. « J'aurai bientôt de nouvelles rencontres », a précisé au Spiegel Marine Le Pen, qui espère toujours pouvoir conclure un accord avec l'UKIP britannique de Nigel Farage. « Ce devrait être possible car nous avons la même position sur l'Europe », souligne-t-elle. Nigel Farage a pourtant déclaré hier qu'il espérait former une alliance avec le Mouvement 5 Étoiles (M5S) italien de Beppe Grillo et a redit qu'il ne travaillerait pas avec le FN « qui vient d'une famille politique différente ».
Moyen Orient et Monde
Marine Le Pen redit son admiration pour Poutine, mais aussi pour Merkel
OLJ / le 02 juin 2014 à 00h00

