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À La Une - France

Pour Jean-Marie Le Pen, "Monseigneur Ebola" est la solution à l'"explosion démographique"

Un nouveau dérapage du président d'honneur du Front National.

Jean-Marie Le Pen a de nouveau dérapé, le 20 mai 2014 à Marseille, dans le cadre de sa campagne pour les élections européennes.REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Le président d'honneur du Front National (FN, extrême-droite) Jean-Marie Le Pen, lors d'une discussion où il parlait de l'"explosion démographique" dans le monde, a lancé mardi soir à Marseille que "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois".

M. Le Pen, qui discutait notamment avec le maire FN de Cogolin (Var) Marc-Etienne Lansade et était entouré de plusieurs personnes dont deux journalistes de l'AFP, expliquait lors de ce cocktail de presse la teneur de son discours prévu une heure plus tard au Palais de l'Europe du Parc Chanot de la cité phocéenne.


Evoquant l'"explosion démographique dans le monde", le "risque de submersion" de la France par l'immigration et "le remplacement de la population qui est en cours" à cause notamment de la "faible natalité du continent européen", l'ancien patron du FN, candidat aux européennes dans la circonscription Sud-Est, a affirmé qu'il allait faire un discours "très grave".
"Ils ont des yeux et ne voient pas. Ils ont des oreilles et n'entendent pas", a-t-il prophétisé, citant un livre de la démographe Michèle Tribalat, "Les yeux grands fermés", sous-titré "L'immigration en France".


"Il n'est jamais trop tard", lui lance M. Lansade, le maire de Cogolin.
"Il n'est jamais trop tard, mais il est bien trop tard quand même", lui répond Jean-Marie Le Pen, qui n'en est pas à son premier gros dérapage, avant d'ajouter : "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois".

 

Lors de la réunion publique, Jean-Marie Le Pen a déclaré que l'"immigration massive risque de produire un véritable remplacement des populations si nous n'arrivons pas assez tôt au pouvoir pour mettre un terme à la politique de décadence menée depuis des décennies".


Ces derniers mois, une nouvelle épidémie de fièvre Ebola a éclaté dans le sud de la Guinée, pour s'étendre vers Conakry, la capitale, et le pays voisin, le Liberia. En avril dernier, l'Organisation mondiale de la santé indiquait que l'épidémie de la fièvre Ebola en Afrique occidentale était l'une des épidémies qui comporte "le plus de défis" depuis l'apparition de la maladie il y a 40 ans. Mi-mai, la Guinée annonçait avoir enregistré depuis janvier 83 décès sur 133 cas de fièvre Ebola examinés en laboratoire, et annonçait que l'épidémie "s'est considérablement ralentie".

Le virus Ebola a été identifié pour la première fois dans les années 1970 dans ce qui est aujourd'hui la RDC (République démocratique du Congo). Les épidémies les plus violentes ont affiché un taux de mortalité de 90%, et il n'y a ni vaccin ni traitement. L'épidémie la plus importante à ce jour a eu lieu en l'an 2000, en Ouganda, avec 425 cas, dont la moitié ont été mortels.

La fièvre Ebola se traduit par des hémorragies, des vomissements, et des diarrhées. Les chances de survie augmentent pour les malades s'ils sont hydratés. Le virus peut être transmis à l'homme par des animaux sauvages, et d'homme à homme par des contacts directs. Selon les spécialistes, l'isolement des malades confirmés et des cas suspects est l'unique moyen de rompre la chaîne de transmission du virus.

 

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