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À La Une - Revue De Presse

Valls : la presse française salue "un autre ton"

"Manuel Valls a secoué nos pesanteurs, il a secoué tout à la fois la gauche, la droite et les Français".

 

Le nouveau Premier ministre français, Manuel Valls, a obtenu mardi la confiance des députés sur sa déclaration de politique générale. AFP PHOTO / ERIC FEFERBERG

La déclaration de politique générale de Manuel Valls a été jugée plutôt convaincante par la presse française.

"Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l'état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme... présidentiel". Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, Thierry Borsa salue le grand oral du nouveau Premier ministre.

Le Premier ministre socialiste, Manuel Valls, a obtenu mardi soir la confiance des députés sur sa déclaration de politique générale qui a tenté de donner un nouveau souffle aux promesses de relance économique déjà annoncées par François Hollande. L'épreuve a été passée haut la main par 306 voix contre 239, même si 19 voix de la majorité parlementaire lui ont manqué.

Neuf jours après la déroute de la gauche aux élections municipales, Manuel Valls a promis aux Français "vérité" et "efficacité", tranchant avec l'absence de charisme de son prédécesseur Jean-Marc Ayrault par son style volontariste et ses envolées lyriques sur la "grandeur" de la France", "un pays qui a toujours vu plus grand que lui".

Le satisfecit est à peu près général dans la presse. A l'exception notable du Figaro qui a trouvé Manuel Valls "sur le fond sinon sur la forme, contraint, emprunté, ligoté - en un mot, hollandisé" (Alexis Brézet). Et de l'Humanité qui déplore un "verbe haut" et une "addition vertigineuse" en termes de "nouveaux cadeaux au patronat" (Patrick Apel-Muller).

Les Echos salue un "Valls sans tabou". L'éditorialiste du quotidien économique, Dominique Seux, a trouvé "un ton et du fond" au chef du gouvernement. "Vérité, efficacité, apaisement furent des clés de son discours. Des mots que l'on voudrait prendre au mot", se prend à espérer Dominique Quinio dans La Croix.

C'est bien ce "talent pour donner de l'envie, transmettre de l'enthousiasme" qui a séduit David Guévart dans Le Courrier picard. Jacques Camus (La Montagne/Centre France) devine aussi "chez Manuel Valls le souci de rassembler et de réconcilier, au-delà des clivages politiques". "Comme Matteo Renzi en Italie, qui distribue quelques douceurs salariales pour mieux opérer, le Premier ministre veut enjamber l'opposition et montrer à l'opinion que l'effort demandé ne sera pas vain", explique Michel Urvoy dans Ouest France.

Pour La Dépêche du Midi et Jean-Claude Souléry, "Manuel Valls a secoué nos pesanteurs, il a secoué tout à la fois la gauche, la droite et les Français". La comparaison est cruelle avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre sortant. "Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf, le discours de politique générale de Manuel Valls ne pouvait qu'être meilleur que les prestations de son prédécesseur", juge Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Pour Hubert Coudurier (Le Télégramme), Valls a tranché "avec l'ennui et la monotonie que dégageait son prédécesseur".

L'ancien ministre de l'Intérieur, né en Espagne il y a 51 ans et naturalisé français à 20 ans, savait qu'il jouait sa crédibilité avec ce discours qui ne pouvait que confirmer la "feuille de route" fixée par le président Hollande en début d'année. Après cet examen de passage réussi pour Manuel Valls, "il lui reste maintenant à obtenir des résultats", conclut Therry Borsa dans Le Parisien.

 

Politique "social-libérale"
Quelques députés de l'aile gauche du parti socialiste et une partie des écologistes, qui ne participent plus au gouvernement, se sont abstenus. Quant aux communistes et leurs alliés, ils se sont prononcés contre une politique "social-libérale".

Les Français "doivent savoir que le risque existe que vous n'ayez pas de majorité durable, ici à l'Assemblée, pour mener votre politique", a lancé Christian Jacob, le chef de file des députés UMP (opposition de droite) qui ont voté contre la confiance.

La présidente du Front national Marine Le Pen (qui ne dispose d'aucun mandat électif) a, quant à elle, estimé que Manuel Valls "envoyait la France dans le mur".

Le programme du gouvernement laisse prévoir un dérapage des déficits publics, en contradiction avec les engagements pris par la France auprès des institutions européennes de ramener son déficit sous la barre des 3% du PIB l'an prochain (4,3% en 2013).

"Il faut redresser nos comptes publics mais sans casser notre modèle social et nos services publics", a plaidé mardi Manuel Valls, "Ce nécessaire équilibre, nous allons à nouveau l'expliquer à nos partenaires européens". "La reprise est là, mais elle est fragile", a-t-il aussi fait valoir. L'institut national de la statistique a annoncé mardi que l'économie française était "dans une phase de reprise, mais sans accélération" (+1% au 1er trimestre et +0,3% au deuxième).

 

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"Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l'état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme... présidentiel". Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, Thierry Borsa salue le grand oral du nouveau Premier ministre.
Le Premier ministre socialiste, Manuel Valls, a obtenu mardi soir la confiance des députés sur sa déclaration de politique générale qui a tenté de donner un nouveau souffle aux promesses de relance économique déjà annoncées par François Hollande. L'épreuve a été passée haut la main par 306 voix contre 239, même si 19 voix de la majorité parlementaire lui ont manqué.
Neuf jours après la déroute de la gauche aux élections municipales,...
commentaires (1)

Manuel Valls a obtenu la confiance d'une partie la gauche frustrée d'avoir prit une baffe magistrale aux élections....Maintena

M.V.

10 h 50, le 09 avril 2014

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Commentaires (1)

  • Manuel Valls a obtenu la confiance d'une partie la gauche frustrée d'avoir prit une baffe magistrale aux élections....Maintena

    M.V.

    10 h 50, le 09 avril 2014

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