Le président Michel Sleiman. Archives Reuters.
Le président Michel Sleiman a affirmé mardi, au journal al-Mustaqbal, sa volonté de voir un président élu dans les délais et adhérant à la Déclaration de Baabda, alors que s'ouvre aujourd'hui le délai de 60 jours pour l'organisation de la présidentielle.
"L'élection présidentielle aura lieu dans les délais malgré ce que certains supposent, assure M. Sleiman. La prolongation de mon mandat est hors de question. Si je cherchais une prolongation, je n'aurais pas pris les positions que j'ai prises ces dernières années", ajoute-t-il. Le président affirme, en outre, avoir la conviction que le Hezbollah bloquera toute tentative de prolongation de son mandat. "C'est impossible", souligne M. Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai.
Le Hezbollah et le président sont à couteaux tirés depuis que Michel Sleiman a, lors d'un discours début mars à l'Université Saint-Esprit de Kaslik, qualifié d'"équation en langue de bois", la formule portée par le Hezbollah: "peuple-armée-résistance". Des déclarations auxquelles le parti chiite a répondu en estimant que M. Sleiman ne savait pas faire la "différence entre l'or et le bois" et requérait des "soins spéciaux"
M. Sleiman espère également que son successeur sera un "président consensuel". "Nous allons élire un président sur lequel les Libanais sont d'accord", ajoute-t-il, en référence aux remarques de Bachar el-Assad qui avait souhaité que le prochain président libanais soutienne l'axe de résistance.
"Nous n'avons pas besoin de recommandations de l'extérieur, nous avons ce qu'il nous faut", martèle le président.
"Le nouveau président devrait adhérer à la Déclaration de Baabda et chercher à la mettre en œuvre en vue de sauvegarder la souveraineté nationale", indique encore M. Sleiman. La déclaration de Baabda stipule la distanciation du Liban des crises régionales. Or le Hezbollah est fortement engagé sur le terrain aux côtés des troupes de Bachar el-Assad. Des Libanais combattent également dans les rangs de la rébellion syrienne.
Alors que son mandant arrive à son terme, Michel Sleiman multiplie les appels à l'édification d'une stratégie de défense de l'Etat et au retrait du Hezbollah de Syrie. Samedi, le président Sleiman a ainsi reproché au Hezbollah, dans les colonnes d'al-Joumhouria, d'avoir outrepassé les limites du mandat de résistant qui lui avait été accordé, en décidant de s'engager dans les combats en Syrie, et lui a demandé de s'en retirer.
Dimanche, à l'issue d'une messe célébrée à la basilique Sainte-Rafqa, à Jrebta, M. Sleiman a souligné que "l'enjeu pour un président est de protéger la souveraineté sans concession, sans prendre en compte aucun autre intérêt, qu'il soit personnel, intérieur ou extérieur. C'est cela la définition générale d'un bon président". Il a également indiqué qu'il faut "aujourd'hui élaborer une stratégie défensive pour protéger intégralement le Liban, à l'ombre des tempêtes qui secouent la région. Et cette stratégie doit avoir comme fondement l'armée, dont la référence est l'autorité de l'État, puisque celle-ci représente le peuple".
Le président a appelé à une nouvelle séance du dialogue national le 31 mars. Le Hezbollah n'a pas encore donné une réponse ferme quant à sa participation.
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"L'élection présidentielle aura lieu dans les délais malgré ce que certains supposent, assure M. Sleiman. La prolongation de mon mandat est hors de question. Si je cherchais une prolongation, je n'aurais pas pris les positions que j'ai prises ces dernières années", ajoute-t-il. Le président affirme, en outre, avoir la conviction que le Hezbollah bloquera toute tentative de prolongation de son mandat. "C'est impossible", souligne M. Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai.
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Pour le Hezbollah et ses laquais, le président de la République Michel Sleiman a commis un crime. Quel est ce crime ? C'est d'avoir voulu fortifier l'armée et spécifiquement par des armes françaises sophistiquées qui seront payées par le don de 3 milliards de dollars US qu'il a obtenu personnellement de l'Arabie saoudite. Le Hezbollah et ses laquais en enragent. Pour eux en effet il est interdit de fortifier l'armée pour que le Hezb hors-la-loi continue la seule force sur la scène libanaise, étouffant l'Etat et ses citoyens. Telle est la vérité absolue, en dehors de tout mensonge et de toute hypocrisie.
16 h 04, le 25 mars 2014