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Liban - Centenaire De Sainte Rafqa

Sleiman : L’enjeu pour un président est de protéger la souveraineté sans concession

Le patriarche maronite salue l'appel au dialogue du chef de l'État, présent à la messe célébrée hier à la basilique Sainte-Rafqa à Jrebta.

Le président et le patriarche, accompagnés par l’évêque de Batroun, Mgr Mounir Khairallah, l’évêque Boulos Émile Saadé, le supérieur général de la Congrégation maronite libanaise, père Boulos Azzi, et la supérieure générale de cette Congrégation, mère Sonia Ghossein. Photos Dalati et Nohra

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré hier la messe d'inauguration du centenaire du décès de sainte Rafqa, dans la basilique Sainte-Rafqa, à Jrebta, en présence du président de la République, Michel Sleiman.
Au début de la cérémonie, sœur Raghida Younès, accompagnant la supérieure générale de la Congrégation des religieuses libanaises maronites, mère Sonia Ghossein, a annoncé l'ouverture du centenaire. S'adressant au chef de l'État, elle est revenue sur les enseignements de sainte Rafqa, « qui restent ancrés en nous comme un espace d'espoir et de foi ». « Elle nous a appris à convertir la douleur en bonheur », a-t-elle souligné. Sœur Younès s'est également adressée au patriarche, « dont la présence parmi nous est un motif d'engagement pour vivre un partenariat d'amour », avant de saluer la présence du nonce apostolique Gabriele Caccia, le priant de « transmettre à Sa Sainteté le pape François les sentiments les plus nobles de respect et de loyauté aux enseignements de l'Église fédératrice ».
Prenant la parole à son tour, Mgr Caccia a béni les fidèles au nom du pape François.

 

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Raï à Sleiman...
Dans son homélie, le patriarche maronite a retracé les principales étapes de la vie de sainte Rafqa, notamment « ses 26 années passées au sein de la Congrégation des religieuses libanaises maronites, d'abord au couvent Saint-Semaan à Ayto et puis au couvent Saint-Joseph à Jrebta ».
Et de poursuivre, en s'adressant au président Sleiman : « Lorsque vous vous rendez au mausolée de sainte Rafqa, disciple de la douleur, vous portez les maux des Libanais et les soucis de notre patrie, les sacrifices de notre armée et les afflictions de Tripoli, mais aussi les préoccupations des habitants de la Békaa, qui subissent l'intrusion sur leurs terres d'éléments armés, de kidnappeurs et de hors-la-loi. »
« Notre frère, l'évêque de Baalbeck et de Deir el-Ahmar, Mgr Semaan Atallah, a failli être victime de ces hommes, échappant de justesse à une tentative de rapt hier soir (samedi), a souligné encore Mgr Raï. Des phénomènes pareils doivent être éradiqués si l'on veut que l'État contrôle la sécurité et consolide la coexistence. Les mots qui stigmatisent ou qui compatissent ne suffisent plus, a-t-il ajouté. Vous avez supporté, Monsieur le Président, tout au long de votre mandat, avec foi, patience et sagesse, les attaques dirigées contre vous sur les questions politiques, socio-économiques et sécuritaires. Vous avez subi le coup des déceptions successives, alors que vous étiez déterminé à sortir le pays, ses institutions et son peuple, de la crise et de la paralysie. »
Et de conclure : « Vous avez supporté le refus politique de coopérer avec vos appels à l'unité, à la réconciliation et au dialogue. Malgré tout, vous avez levé haut le nom du Liban sur les tribunes régionales et internationales, en vous adressant à toutes les parties politiques libanaises avec clarté et audace, en communiquant une vérité qui, si elle avait été acceptée, aurait guéri le pays de tous ses maux mortels. »

 

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Sleiman défend la tenue de la présidentielle
La messe a été suivie d'un aparté entre le président de la République et le patriarche, à l'issue duquel le premier a accepté de répondre aux questions des journalistes. « Nous avons besoin aujourd'hui d'élaborer une stratégie défensive pour protéger intégralement le Liban, à l'ombre des tempêtes qui secouent la région. Et cette stratégie doit avoir comme fondement l'armée, dont la référence est l'autorité de l'État, puisque celle-ci représente le peuple », a-t-il déclaré.

 

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En réponse à une question sur l'importance, ou pas, du centrisme du prochain président de la République, le chef de l'État a affirmé que « le camp dont relèverait le prochain président est sans importance ». « Qu'il soit issu de ce qu'on nomme la droite ou la gauche, ce qui compte est son comportement à la tête de l'État, a déclaré le président Sleiman. Ses choix doivent émaner de la Constitution, et ne supporter aucun compromis. L'enjeu pour un président est de protéger la souveraineté sans concession, sans prendre en compte aucun autre intérêt, qu'il soit personnel, intérieur ou extérieur. C'est cela la définition générale d'un bon président. »
« Il faut mettre un terme aux souffrances quotidiennes des Tripolitains et aux violences qui secouent leur ville, a ajouté le chef de l'État, en réponse à une question. Si l'on concède que ces violences reprennent régulièrement sous prétexte de règlements de comptes politiques, le gouvernement actuel est en mesure d'y remédier, puisqu'il est représentatif des différentes parties, et peut-être même plus équilibré à ce niveau que les précédents cabinets. » Rien ne devrait empêcher de mettre un terme à ces violences « une fois pour toutes », « en assurant une couverture à l'armée et aux forces sécuritaires, et en répondant à leurs besoins », a affirmé le président Sleiman.


Interrogé enfin sur le risque d'un vide présidentiel, Michel Sleiman a dit « œuvrer de toutes mes forces pour que l'élection présidentielle se déroule à la date prévue ». « La réussite à ce niveau serait un grand accomplissement, a-t-il relevé. La question d'honorer cette échéance ne devrait plus se poser. Depuis près de 45 ans, aucune échéance présidentielle ne s'est déroulée normalement. Mon ambition à ce stade est de parvenir à honorer cette échéance, afin de relancer le modèle de démocratie qu'incarne le Liban, la même démocratie à laquelle tendent les pays de la région à l'heure actuelle. »
Le chef de l'État était arrivé dans la matinée au couvent de Jrebta, où il s'est recueilli devant le cercueil de sainte Rafqa et dans sa chambre, dont la visite est fermée au public. Le chef de l'État a également visité la maison de repos relevant du couvent, et dont il a tenu à saluer les vieux résidents un à un.

 

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Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a célébré hier la messe d'inauguration du centenaire du décès de sainte Rafqa, dans la basilique Sainte-Rafqa, à Jrebta, en présence du président de la République, Michel Sleiman.Au début de la cérémonie, sœur Raghida Younès, accompagnant la supérieure générale de la Congrégation des religieuses libanaises maronites, mère Sonia Ghossein, a annoncé l'ouverture du centenaire. S'adressant au chef de l'État, elle est revenue sur les enseignements de sainte Rafqa, « qui restent ancrés en nous comme un espace d'espoir et de foi ». « Elle nous a appris à convertir la douleur en bonheur », a-t-elle souligné. Sœur Younès s'est également adressée au patriarche, « dont la présence parmi nous est un motif d'engagement pour vivre un partenariat d'amour », avant de...
commentaires (4)

A cœur vaillant, rien d’impossible....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

14 h 04, le 24 mars 2014

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Commentaires (4)

  • A cœur vaillant, rien d’impossible....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 04, le 24 mars 2014

  • ET QUE PEUT-IL CHANTER DANS UNE BASSECOUR PLEINE D'AUTRES COQS... AVEC DES SMALLAH... ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 50, le 24 mars 2014

  • LE NOUVEAU PRÉSIDENT POUR S'Y CONFORMER DEVRAIT ÊTRE UN " COQ " AVEC... SMALLAH... ( BA... ) POUR POUVOIR CHANTER !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 47, le 24 mars 2014

  • Tous ceux qui, à Bkérkéhhh comme à Qannoûbîne, dans ces modestes territoires, Craiiignent leur répudiation par leurs compatriotes mahométans semi-exotiques, seraient bien en peine d’étayer cette attitude par une argumentation autre "qu’ils seraient devenus, eux, infréquentables parce que paresseux, dépensiers, arrogants, mal dégrossis et même lourdauds comme, e.g., des sacs pleins de hommoss, de pois chiches ou même de bézér laätîîîne ! Rien ou si peu de chose, à la réflexion, qui soit si dommageable aux intérêts concrets des uns ou des autres. Maybéh que cette solidarité coûte un peu d’argent. Peut-être, aussi, que la propension de ces "Mus" à peser de tout leur poids ne va pas sans vexations. Mais enfin, il n’y a pas mort d’homme entre eux ! Pour le moment. Même pas 1er sang.... Comparé aux conflits qui accablent sœur-syrie, ce ne sont là que broutilles qui ne justifient guère tout ce tohu-bohu et cette crainnnte. A ce sujet, il semble que dans ces "Réserves", on commence à se rendre compte que les conséquences d’une séparation seraient fâcheuses pour leur mercantile prospérité d’indigènes ! Voilà qui soulage la Masse Saine. L’Inquiétant, est le diagnostic lapidaire de boSSfaïr : "Le maronitisme est inextricable." ! Le bigaradier pèse ses mots à la perfection. Il sait qu’inextricable signifie certes enchevêtré, même embrouillé. Mais aussi, dont on ne peut s’en extraire sans pertes....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    09 h 29, le 24 mars 2014

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