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Le dentiste et ses deux enfants tués par une frappe israélienne enterrés à Qlayaa


Le dentiste et ses deux enfants tués par une frappe israélienne enterrés à Qlayaa

Des proches de l'étudiante et de sa famille se recueillent devant leurs cercueils durant leurs funérailles, organisées le 3 juin 2026 dans le village frontalier chrétien de Qlayaa. Photo AFP

Les funérailles d'un dentiste du village chrétien de Qlayaa, à la lisière de la « ligne jaune » délimitant la zone occupée décrétée par Israël, et de ses deux enfants, tués lundi dans une frappe israélienne, ont été organisées mercredi après-midi dans ce village. James Karam, son fils Tony et sa fille, Théodossia, une étudiante de l'Université libanaise (UL) qui rentrait d'examens à Beyrouth, avaient été visés par une frappe de drone ayant touché leur voiture, alors qu’ils circulaient sur la route reliant Nabatiyé au pont de Khardali en direction de Qlayaa.

Les funérailles avaient été reportées le temps que les dépouilles des trois membres de la famille puissent être transférées à Qlayaa, ce qui a nécessité une autorisation via le « Mécanisme », le comité de supervision du cessez-le-feu instauré en novembre 2024. Sur des vidéos des funérailles, on voit l'épouse du dentiste et mère des deux jeunes victimes émue et en colère, devant les cercueils posés dans l'église du village, tandis que des proches tentent de la calmer. D'autres images la montrent en pleurs, la tête posée sur les cercueils.

La mère de Théodosia et Tony Karam, tués avec leur père James dans une frappe israélienne, enlaçant un de leur cercueil lors de funérailles à Qlayaa, le 3 juin 2026. Photo REUTERS/Stringer
La mère de Théodosia et Tony Karam, tués avec leur père James dans une frappe israélienne, enlaçant un de leur cercueil lors de funérailles à Qlayaa, le 3 juin 2026. Photo REUTERS/Stringer


Le député Melhem Khalaf a indiqué avoir pris part aux funérailles à Qlayaa, ainsi qu'à l'enterrement, dans le village voisin de Deir Mimas (Marjeyoun), du président de la municipalité Souheil Abou Jamra, tué lundi, selon la presse locale, par un membre des Forces de sécurité interieure (FSI), issu du village.

« Le ciblage de civils innocents est un crime odieux qui ne saurait être justifié sous aucun prétexte et constitue une violation flagrante du droit international », a déclaré le député sur X. « J’insiste sur la nécessité de garantir des corridors sûrs et durables qui assurent la liberté de circulation des habitants et leur accès aux besoins essentiels, leur permettant ainsi de demeurer sur leurs terres dans la dignité et la sécurité », a-t-il ajouté.

Israël et le Liban ont convenu mercredi de « la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu » et de la création de « zones pilotes » sous contrôle de l'armée libanaise, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington. Malgré cette annonce, les frappes israéliennes se poursuivent jeudi au Liban-Sud.

Les funérailles d'un dentiste du village chrétien de Qlayaa, à la lisière de la « ligne jaune » délimitant la zone occupée décrétée par Israël, et de ses deux enfants, tués lundi dans une frappe israélienne, ont été organisées mercredi après-midi dans ce village. James Karam, son fils Tony et sa fille, Théodossia, une étudiante de l'Université libanaise (UL) qui rentrait d'examens à Beyrouth, avaient été visés par une frappe de drone ayant touché leur voiture, alors qu’ils circulaient sur la route reliant Nabatiyé au pont de Khardali en direction de Qlayaa. Les funérailles avaient été reportées le temps que les dépouilles des trois membres de la famille puissent être transférées à Qlayaa, ce qui a nécessité une autorisation via le « Mécanisme », le comité de supervision du...