La présidentielle va nous permettre de consolider notre système et nos institutions démocratiques et de rassurer la population sur le fait que tout est rentré dans l’ordre, a affirmé le Premier ministre, hier. Photo Dalati et Nohra
« Avant la formation du gouvernement, la situation était lamentable. Elle l'était moins une fois que le gouvernement a été mis en place et encore moins après l'approbation de la déclaration ministérielle puis de l'obtention de la confiance du Parlement. Mais elle ne s'améliorera de manière significative que si nous réalisons d'ici à deux mois l'élection présidentielle », a déclaré M. Salam au cours d'une cérémonie qu'il a organisée hier au Sérail en l'honneur des employés et des journalistes accrédités auprès de la présidence du Conseil.
Et de poursuivre : « Au cours de ces deux mois, je ne vais pas pouvoir effectuer des miracles et encore moins inventer quoi que ce soit, mais je compte sur vous parce que vous représentez une institution qui existe depuis des années (...) et je sais que vous serez là pour m'aider ou pour rectifier le tir si je commets une erreur. »
Revenant au sujet de la présidentielle, il a insisté sur son déroulement dans les délais, en insistant sur l'importance de cette échéance « qui va nous permettre de consolider notre système et nos institutions démocratiques (...) et de rassurer la population sur le fait que tout est rentré dans l'ordre ».
Après avoir réaffirmé que la durée de vie de son équipe est courte, il a rappelé que celle-ci avait vu le jour « dans des conditions difficiles et sous des pressions qui existent encore ». Le Premier ministre a estimé que « si elle parvient à organiser la présidentielle dans les deux mois à venir, elle aura à son actif une réalisation de taille, en confirmant l'exercice démocratique au Liban ».
M. Salam a par ailleurs insisté sur l'importance de l'action des institutions en tant qu'entités « qui fonctionnent grâce à l'apport de tous leurs membres » et qu'il a comparées à des familles. « L'institution suit des règles, un système et une méthode de travail très précis et les familles ont leurs propres règles, leur identité et leur personnalité. Des familles se forment avec le temps au sein des institutions et interréagissent avec elles, et plus elles sont homogènes et à l'aide dans leur contribution, plus l'institution est réussie », a poursuivi le chef du gouvernement, en rappelant qu'il est lui-même issu d'une institution, en allusion aux Makassed, et qu'il a travaillé en son sein. « Il est vrai que je préside le Conseil des ministres, mais je suis, comme chacun de vous, au service du peuple. Nous sommes tous égaux sur ce plan », a-t-il ajouté à l'adresse des personnes présentes.
M. Salam répondait ainsi au mot du secrétaire général de la présidence du Conseil, qui a souligné à quel point l'équipe qui travaille à la présidence du Conseil est soudée.
Les professeurs de l'UL
Plus tard dans la journée, M. Salam a reçu une délégation du comité exécutif de la Ligue des professeurs à plein-temps de l'Université libanaise, conduite par Hamid Hakim, qui lui a exposé les problèmes auxquels ils sont confrontés ainsi que les dossiers en suspens, notamment la mise en place d'un conseil de l'université et la question du plein-temps des professeurs contractuels.
Après un entretien avec le président de la Fédération internationale des banquiers arabes, Joseph Torbey, qui était accompagné du secrétaire général adjoint de la Fédération, Mohieddine Babakr, le chef du gouvernement a reçu une délégation du Tachnag, composée du député Hagop Pakradounian, de l'ancien ministre Sébouh Hovnanian, du secrétaire général du parti, Hagop Khatcharian, et de M. Ovadis Kitérian, membre du bureau politique.
En fin d'après-midi, il a conféré avec le ministre des Télécommunications, Boutros Harb, de questions en rapport avec son département, ainsi qu'avec le chargé d'affaires saoudien.
Il a également accordé audience à l'ancien député Samir Azar, venu en compagnie d'une délégation de la famille, le remercier de lui avoir présenté ses condoléances à la suite du décès de sa sœur, notre collaboratrice Nohad Azar.


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